La guerre au Moyen-Orient entraîne déjà une hausse du prix du gazole non routier (GNR). Le coût au litre a augmenté d’environ 0,50 euro entre le 24 février et le 6 mars. La Chambre nationale des artisans des travaux publics et du paysage (CNATP), qui représente les petites entreprises du secteur, redoute que cette augmentation ne vienne étouffer ses adhérents.
Pour limiter les conséquences de ces variations, Pascal Rineau, le président de l’organisation professionnelle, a demandé la mise en place d’une TICPE* flottante sur les carburants. Ce dispositif consisterait à moduler la taxe en fonction des prix du brut afin de lisser les dépenses des consommateurs.
La rentabilité en péril
Cette montée des tarifs intervient alors même que l’avantage fiscal dont bénéficiait le GNR est progressivement supprimé. Sa disparition est prévue pour le 1er janvier 2030. « La flambée actuelle des prix du carburant devient insoutenable pour nos entreprises et menace directement leur pérennité, a expliqué Pascal Rineau dans le communiqué de presse publié à cette occasion. À ces niveaux de prix, la rentabilité disparaît rapidement et nombre d’entreprises pourraient être contraintes de cesser leurs activités devenues déficitaires. »
Pour la CNATP, la situation est d’autant plus critique que la trésorerie des entreprises de TP n’est pas au mieux en ce début d’année.
* : taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques