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L’organisme a étrenné fin novembre le nouveau format de ses Rencontres Innovation Santé & Prévention. Les jeunes entreprises conviées à présenter leurs technologies ont été choisies en fonction des besoins exprimés par un groupe de travail.

Créé en 2018 par plusieurs institutions du monde de la construction*, le Lab Santé & Prévention a changé son organisation cette année. Cet organisme joue le rôle d’intermédiaire entre les professionnels du BTP et les nouvelles technologies du domaine de la santé et de la sécurité. Il a désormais opté pour un mode de fonctionnement participatif.

Le 27 novembre, la structure a animé une Rencontre Innovation Santé & Prévention autour d’une sélection de systèmes découlant des discussions d’un groupe de travail. Fin octobre, 24 entreprises et organismes de formation se sont réunis pour déterminer leurs priorités dans le domaine de la prévention. Ces échanges ont mis en évidence quatre thèmes : la santé mentale et le bien-être ; la culture prévention et la prise de conscience des risques ; les alertes sécurité sur le chantier ; et l’assistance au compagnon.

Prise en charge 

À partir de cette feuille de route, les équipes du Lab ont invité, pour chaque catégorie, deux entreprises à présenter leurs produits. En matière de santé mentale et de bien-être, la société inSleepLab propose un suivi des troubles du sommeil, un désagrément qui accompagne souvent le travail en horaires décalés. Le salarié peut participer à un premier rendez-vous d’un quart d’heure avec une infirmière avant une éventuelle consultation à distance avec un spécialiste. Son homologue Goalmap a conçu une offre complète de formation et de sensibilisation autour de la santé des collaborateurs.

Le volet culture de la prévention a fait la part belle à de nouveaux modes de communication. Beedez a notamment imaginé des formations dans un format adapté au téléphone portable. Les modules de formation ont été pensés pour être visionnés pendant les temps morts de la journée. De son côté, Anemon a choisi le SMS comme vecteur. L’idée est de transmettre des connaissances aux apprenants au moyen de messages quotidiens.

Détection vidéo 

Les alertes sécurité sur le chantier font la part belle aux logiciels d’analyse d’images. Cad.42 a conçu un dispositif de détection des risques à partir d’images captées automatiquement sur le chantier. Sa plateforme web transmet des alertes lorsqu’une situation dangereuse est repérée. Dans le même segment, Fastpoint commercialise une caméra capable de signaler des intrusions dans une zone dangereuse, l’absence de casque ou des risques de collision.

Enfin, l’assistance au compagnon a été représentée par les entreprises Moovency et Uby. La première a développé une application de captation des mouvements professionnels. Celle-ci est associée à une solution qui dissèque les attitudes de travail et pointe les éventuelles sources de troubles musculo-squelettiques. La seconde a élaboré un capteur portable de poussières alvéolaires, dont la silice. Il mesure en temps réel l’exposition de l’opérateur. Il est ainsi possible de prendre les mesures nécessaires pour protéger le personnel du site.

À la suite de cette rencontre, l’OPPBTP, le CCCA-BTP et la Fondation Excellence SMA, les fondateurs du Lab, espèrent accompagner des expérimentations et en partager les résultats avec la filière au printemps 2026.

* : L'Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTP), le CCCA-BTP et la Fondation Excellence SMA, en partenariat avec Impulse Partners.