Ce nouveau record reste soumis à la ratification officielle de la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA), l’organisme mondial de référence pour le sport automobile.
Chez JCB, les records sont fait pour être battus, ... même ceux remontant à 2006. C'est ce qui s'est passé le 11 août dernier, sur le Lac Salé de Bonneville (Utah; États-Unis). Le JCB Hydromax a atteint 644,74 km/h. Lors du second passage, il a porté sa vitesse à 663,26 km/h, soit une moyenne de 653,908 km/h sur les deux runs. Il s’agit de la vitesse la plus élevée jamais atteinte par un véhicule équipé d’un moteur à combustion interne fonctionnant à l’hydrogène.
Au volant du JCB Hydromax, le commandant Andy Green a effectué les deux passages requis par le règlement de la FIA, soit un dans chaque sens et en moins d’une heure. Le véhicule, long de 9,75 mètres et propulsé par deux moteurs à hydrogène, a ainsi largement dépassé le précédent record homologué par la FIA pour un véhicule à combustion interne à hydrogène établi en 2004 par la BMW H2R. Avec cette performance, l'engin dépasse également le précédent record de 487,6 km/h établi par un véhicule à pile à combustible à hydrogène. Il devient ainsi le véhicule à hydrogène le plus rapide de l’histoire, toutes catégories confondues. Cette motorisation a également battu le record mondial de vitesse sur terre détenu par le JCB Dieselmax, qui avait atteint 563,418 km/h, sur ce même site en août 2006, avec Andy Green au volant.
Vingt ans plus tard, JCB dépasse donc sa propre référence avec une motorisation à hydrogène, sans émission de CO₂ à l’échappement. Une performance rendue possible par des moteurs de série Ce nouveau record, établi dans la catégorie A, groupe XIV, classe 7 du record mondial de vitesse sur terre avec départ lancé de la FIA, repose sur deux moteurs à hydrogène issus de la production JCB. Développant une puissance combinée de 1 600 ch, ils sont fabriqués dans l’usine de moteurs JCB de Foston, dans le Derbyshire, au Royaume-Uni. Il s’agit des mêmes moteurs qui équipent désormais les engins et équipements de la marque produits au Royaume-Uni, dans le cadre du programme hydrogène de 100 millions de livres sterling du Groupe. « Il y a vingt ans, nous sommes venus à Bonneville avec le JCB Dieselmax et avons montré ce dont l’ingénierie britannique était capable avec la technologie diesel, rappelle Lord Bamford, à qui revient l’idée de battre le record. Aujourd’hui, nous avons réitéré cet exploit, cette fois avec des moteurs fonctionnant à l’hydrogène; Ce record a été établi avec des moteurs issus de la production en série, les mêmes qui équipent actuellement les machines JCB. L Hydromax démontre que l’hydrogène fonctionne et qu’il fonctionne au plus haut niveau sans aucune émission de CO₂ à l’échappement. »