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Tunnels – Congrès de l’Aftes : bilan très positif

22 novembre 2017
<span>Tunnels</span> – Congrès de l’Aftes : bilan très positif

Organisé la semaine dernière à Paris par l’Association française des tunnels et de l’espace souterrain (Aftes), le congrès de l’Aftes a fermé ses portes sur un bilan très positif. Dans un contexte de nette reprise de l’activité des entreprises de travaux souterrains, la fréquentation de la manifestation a été largement supérieure à celle de la précédente édition qui s’était tenue à Lyon. Compte rendu.

Philippe Millard, président du congrès et délégué régional Paris-Nord de France de l’Aftes : « Nous passerons sans doute d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires à deux ou trois milliards dans trois ou quatre ans. »

« C’est un très grand succès avec une fréquentation hors du commun, un programme de conférences très fourni et très suivi, y compris le dernier jour », se réjouit Philippe Millard, président du congrès et délégué régional Paris-Nord de France de l’Aftes.

La très nette reprise de l’activité des entreprises de travaux souterrains n’y est sans doute pas étrangère. « Nous n’avons pas connus un essor aussi important depuis belle lurette, indique-t-il. Après les grands chantiers des lignes 14 et E, Meteor et Eole, à la fin des années 90, l’activité a enregistré un creux entre 2000 et 2015. Les chantiers du Grand Paris Express et ceux du prolongement des lignes de métro historiques, de Meteor et d’Eole l’ont relancé pour les quinze ou vingt ans à venir. Et cela va s’accélérer. Nous passerons sans doute d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires à deux ou trois milliards dans trois ou quatre ans. »

Les cadences actuelles seront-elle tenables ? Aura-t-on les moyens économiques, techniques (ingénierie), humains et matériels (tunneliers) de les réaliser ? Ne faudra-t-il pas revoir le calendrier des lancements ?, s’interroge le président du Congrès, en insistant sur la nécessité de réaliser les nouvelles liaisons de raccordement entre les aéroports et le centre de Paris (lignes 16, 17 ou 18) en prévision des J.O de 2024.

Plus de 4 000 visiteurs

Quelque 150 entreprises étaient représentées derrière les 220 stands montés dans les travées du Palais des congrès. Signe de l’intérêt suscité par cette manifestation triennale, les organisateurs ont dû refuser des exposants, souligne Philippe Millard. Ces entreprises ont vu passer plus de 4 000 visiteurs, une affluence très largement supérieure à celle enregistrée en 2014 à Lyon (2 700). Une « fréquentation record » a même été observée le deuxième jour du congrès (2 800 personnes).

Bémol : les visites techniques n’ont pas attirées autant de professionnels que l’Aftes l’aurait souhaité. Par insuffisance d’inscrits, les demandes ont dû être concentrées sur trois chantiers de métro et du Grand Paris Express. « Les gens viennent surtout pour visiter l’exposition, découvrir l’offre des entreprises ou assister au programme de conférences, très copieux cette année. Peut-être leur proposons-nous trop de choses en parallèle », essaye d’expliquer le président du Congrès.

Autre motif de satisfaction, la journée complémentaire organisée au Palais de Chaillot sur l’urbanisme et l’architecture du sous-sol a fait salle comble avec quelque 200 participants. « Un succès qui a dépassé nos espérances », souligne Philippe Millard.

Le thème abordé et en particulier, la comparaison des politiques d’aménagement de l’espace souterrain mises en en œuvre à Singapour et à Paris dans des contextes très différents (un sous-sol très organisé d’un côté, très encombré de l’autre), a certainement séduit les professionnels. En a émergé notamment la question de réfléchir plus avant à l’élaboration de plans locaux d’urbanisme d’occupation des sols, commente Philippe Millard.

En 2020, et pour revenir à proximité des chantiers du Grand Paris, la prochaine édition du congrès de l’Aftes se tiendra à nouveau à Paris.

J.D