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Travaux publics – Vinci aborde 2018 en confiance

23 janvier 2018
<span>Travaux publics</span> – Vinci aborde 2018 en confiance

Abordant l’avenir sereinement, sur la base des performances de l’exercice 2017, le Président du groupe Vinci a réaffirmé la solidité du modèle économique et la capacité à relever les défis de la ville de demain. Décryptage.

Xavier Huillard, président de Vinci : « Si l’année 2016 avait été très active sur le thème des concessions, 2017 est une année orientée sur les métiers du contracting, ce qui est révélateur de la puissance de notre modèle. »

« Dans les métiers du Contracting, 2017 aura été pour Vinci l’année du retour à la croissance, tant en chiffres d’affaires qu’en prises de commandes, ce qui est de bon augure pour les exercices 2018 et 2019, les trois principales branches que sont Vinci Energies, Eurovia et Vinci Construction se redressant après plusieurs années difficiles», se félicite Xavier Huillard, « l’international est également bien orienté, en dépit d’une conjoncture toujours difficile dans un certain nombre de pays  ou de métiers dépendants du prix des matières premières et en particulier des cours du  pétrole. C’est le cas en particulier de l’Afrique, où le groupe, présent depuis près d’un siècle a souffert, même si la situation tend à se stabiliser à un point bas. En parallèle, le Groupe a décidé de se diversifier en investissant le champ des énergies électriques et notamment à les énergies renouvelables comme le champ du transport et de la distribution d’électricité ».

A la clé, la plus grande centrale photovoltaïque  d’Afrique de l’Ouest récemment inaugurée par le Président Macron au Burkina-Faso et la signature de plusieurs projets. Historiquement  implanté en Afrique sur les métiers de la route et de l’eau, le groupe élargit le spectre de ses activités de la production et du transport de l’électricité avec Vinci Energies.

Croissance externe

2017 aura été une année riche en opérations de croissance externe. Que ce soit Eurovia en Allemagne, Vinci Construction en Australie ou Vinci Energies, qui à travers une trentaine d’acquisitions se sécurise  1,6 Mds d’euros de CA additionnel en année pleine, venant renforcer les 10 Mds d’euros de cette division.

Aujourd’hui, Vinci Energies est devenu l’un des grands du secteur qui couvre les métiers des infrastructures de transports d’énergie, de la ville intelligente, des smart grids mais également très impliqué dans les défis de l’industrie du futur et tout ce qui a trait à la captation, au transport, au stockage, à l’extraction et à l’interprétation des données à travers la division spécialisée.

Cette division spécialisée réalise déjà 2 Mds d’euros dans le domaine de la « Big data ». Idéalement placée sur les deux grandes vagues que sont la révolution numérique et la transition énergétique, cette activité est appelée à se développer.

Concessions

De bons trafics sur le réseau autoroutiers en France, en particulier sur le segment des PL,  ont permis, en 2017, de retrouver le niveau d’avant crise. « Nous aurons perdu 10 ans, ce qui est illustratif que ce métier n’est pas un métier de rentier et qu’il est animé par de grandes fluctuations », commente Xavier Huillard, « ces niveaux de trafics PL sont très éloignés de ceux que nous avions anticipé dans nos business plan à l’occasion des sociétés concessionnaire d’autoroutes ».

Avec 549 opérations en cours, les travaux sur les réseaux autoroutiers représentent une activité importante. A ce niveau, elles illustrent la vitesse de croisière du plan de relance autoroutier, engagé aujourd’hui, à hauteur de 40%. Elles traduisent aussi l’achèvement d’un projet majeur, le « doublement » de l’autoroute A 9, pour un montant de 800 millions d’euros. « C’est d’autant plus important pour le groupe que ce projet, livré avec 6 mois d’avance, préfigure le prototype d’une nouvelle génération d’infrastructures qui réconcilient l’autoroute et la ville », estime Xavier Huillard, « Vinci a aussi innover avec un véhicule totalement autonome capable de se positionner dans sa file au péage de Saint-Arnoult en Yvelines, cette innovation illustrant le rôle que nous pouvons jouer dans le champ des nouvelles mobilités et des infrastructures intelligentes ».

Acteur aéroportuaire

Au cours de l’année écoulée, le groupe aura conforté sa place de 4ème acteur dans le domaine des opérateurs aéroportuaires. Un métier en plein développement sur lequel Vinci entend poursuivre son expansion.

Le projet de Notre-Dame-des-Landes étant définitivement abandonné, Vinci pourra se consoler, ayant été déclaré adjudicataire pressenti pour l’exploitation de l’aéroport de Sofia en Bulgarie. « Nous sommes très confiants dans les perspectives de ce métiers, le trafic aérien continuant de croître à l’échelle du monde », rappelle Xavier Huillard, « un doublement du nombre des passagers transportés est attendu dans les vingt prochaines années. Les exigences en matière de qualité de service et d’amélioration de l’expérience clients vont croissantes et que pour rester attractifs, les plateformes existantes doivent engager des travaux nécessitant des investissements très importants. A titre d’exemple, nous investissons près d’1 Mds de $ sur la plateforme de Santiago du Chili avec nos partenaires pour en doubler la capacité ».

Un contexte spécifique qui conduit les autorités locales à privilégier le modèle de la concession régulée sur lequel le groupe est très à l’aise. Idem pour Vinci Highways, qui aura bouclé un quatrième d’offre en Allemagne et, ce faisant, devenant le premier opérateur privé outre-Rhin, avec plus de 200 km de réseau autoroutier concédé.

Aéroport, autoroutes, LGV, les infrastructures de transports sont synonymes de levier de croissance pour Vinci. De quoi assurer la performance économique du groupe en 2017 qui renouent avec la croissance et s’ouvre de belle perspectives, la résilience du modèle économique étant avérée.

Deux métiers exercés en France et à l’international mettent Vinci sur une trajectoire de croissance, amplifiée par l’innovation, « présente à tous les étages » et permettant d’avoir déjà un pied dans les métiers de demain. La ville du futur, plus durable, plus respectueuse de l’environnement, plus efficace dans la gestion de ses flux, mais aussi plus connecté et résolument communicante se profile.

La création du think tank « La Fabrique de la Cité », a permis à Vinci de se positionner très tôt sur ces enjeux et d’imaginer la ville de demain. Une ville plus dense, plus sobre en consommation en énergies comme en ressources, mais aussi plus verticale dans la profondeur. Il ne s’agit pas de construire une ville souterraine en tant que tel, mais de prolonger les bâtiments de surface et leurs activités.

C’est le «groundscape » tel que l’a conceptualisé l’architecte Dominique Perrault, qui suppose d’inventer de nouveaux espaces souterrains. Cela nécessite de laisser entrer l’air et la lumière dans le sous-sol et ainsi redéfinir le foncier. Dans cette logique, et considérant que la ville de demain sera plus frugale en énergie, les infrastructures passives deviendront productrices d’énergie. L’énergie circulaire permettra aussi la réutilisation de ressources jusque-ici « gâchées ». Une ville plus verte, enfin donc plus garante des biodiversités.

J-N.O

Photo : les chantiers urbains