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Mécanique – Reprise de l’activité liée aux investissements des constructeurs de matériels

25 janvier 2016
<span>Mécanique</span> –  Reprise de l’activité liée aux investissements des constructeurs de matériels

Après un recul de 7,1 % l’an passé, liés au repli de l’activité des constructeurs d’engins (-12,3%) et des motoristes (-16,2 %), la Ficime* table sur un rebond de 9 % au premier semestre. Un rebond qui devrait profiter d’abord aux fabricants de machines de BTP et de manutention (+19,1 %).

Atténué en seconde partie de l’an dernier (- 1,8 %), le recul enregistré par les secteurs de la mécanique, de l’électrique et de l’électronique (- 7,1 %) est principalement lié à celui des constructeurs d’engins de BTP et de manutention (- 12,3 %), des motoristes industriels (- 16,2 %) et des professionnels de l’outillage électroportatif et des espaces verts (-0,1%). Si le repli a été moins marqué pour les premiers au deuxième semestre (- 2,2 %), ils ont soufferts de l’absence de grands travaux, du retard des programmes d’entretien routier et autoroutier et des restrictions budgétaires imposées aux collectivités locales, analyse Alain Rosaz, président de la Ficime. Les seconds ont payé « l’effet d’aubaine » et l’augmentation des prises de commandes à la fin de 2014, après l’entrée en vigueur des nouvelles normes d’émission (Tier 4).

Proroger le dispositif de sur-amortissement

Pour le premier semestre, l’organisation professionnelle prévoit une hausse de 9 % des investissements professionnels, tirée par la reprise de l’activité des constructeurs de matériels de BTP et de manutention. Une reprise qu’elle attribue au dispositif de sur-amortissement de la loi Macron. Bémol : elle craint que celui-ci ne crée un effet de surchauffe qui se traduise par un nouveau repli de l’investissement « si l’activité ne suit pas. »

Sur la période, les motoristes continueront à absorber la surchauffe générée par la nouvelle norme d’émission : leur activité devrait céder 2 %. Si la reprise qui se dessine dans le bâtiment se précise, les industriels de l’outillage électroportatif verraient leur activité s’apprécier de 2 %. La Ficime se dit favorable à la prorogation du dispositif de sur-amortissement jusqu’à la fin de l’année et à son extension à d’autres secteurs pour éviter un arrêt brutal des commandes, malgré ses limites. « La reprise créée est artificielle, insiste son président. Le véritable redémarrage de l’investissement est lié à celle de l’activité, dans les travaux publics en particulier. »

Au deuxième semestre enfin, l’organisation professionnelle se prépare par ailleurs à interpeller les candidats à la présidentielle sur ce qu’ils pensent faire pour renforcer l’attractivité de la France. Un « sujet majeur », selon elle, pour stimuler l’emploi et les investissements.

*Fédération des entreprises internationales de la mécanique et de l’électronique.

J.D

Photo : Alain Rosaz, président de la Ficime : « Les perspectives sont très positives au premier semestre mais sans doute différentes sur l’année. »