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Profession – Pourquoi les loueurs de grues à tour rejoignent le DLR ?

22 janvier 2016
<span>Profession</span> – Pourquoi les loueurs de grues à tour rejoignent le DLR ?

Au travers d’une commission nouvellement créée, les loueurs de grues à tour intègrent la fédération nationale des distributeurs, loueurs et réparateurs de matériels pour le BTP et la manutention (DLR). Explications avec Philippe Cohet, premier président de la commission Location de grues à tour.

« La décision de nous rapprocher du DLR doit permettre de mieux

Philippe Cohet, président la commission Location de grues à tour : « la grue à tour ne peut pas être une commodité. »

Philippe Cohet, président la commission Location de grues à tour : « la grue à tour ne peut pas être une commodité. »

répondre aux évolutions de nos marchés, en particulier à la montée des contraintes en matière de sécurité et d’environnement », indique Philippe Cohet, dirigeant de Matebat, « le défi est de nous positionner au cœur de ces évolutions réglementaires et d’y apporter des réponses ». A ses côtés, 6 confrères représentant les principaux acteurs de la location de grues à tour en France : Duponchel Grues, Euro BTP, Hexagone Services SAS, Loga Location, Valente Grue Assistance et Wastiaux SA. Avec Matebat, ils représentent les deux tiers de la filière ; à l’exception de Sofral, tous les ténors ont adhéré à l’initiative.

Profession sous tension

Le chiffre d’affaires du marché de la location de grues à tour est estimé à 150 M€. Il est réalisé par près de 70 entreprises faisant intervenir environ 500 professionnels sur les chantiers (montage et dépannage inclus). Le parc français est constitué de près de 10 000 grues à tour – grues à montages par éléments (GME) et grues à montage automatisé ou rapide (GMA ou GMR), dont près de 30% en location (un chiffre en constante augmentation). Comme le souligne Philippe Cohet, il s’agit d’un parc vieillissant et légèrement sur-capacitaire. Deux caractéristiques qui traduisent les difficultés du secteur, en particulier dans le domaine des prix pratiqués par des intervenants qui ne respectent pas les règles.

Le risque ? « Ce métier est assez dégradé en termes d’image, le risque étant que la grue à tour devienne une commodité », prévient Philippe Cohet, « le paradoxe tient au fait qu’il s’agit d’un produit technique, cher à l’achat, très réglementé et pourtant disponible à des tarifs de location qui ne permettent pas d’en assurer la rentabilité économique compte tenu des pratiques de certains loueurs ».

Renforcer la compétitivité des acteurs, mieux défendre leurs intérêts en France comme en Europe et gagner en visibilité. Ces trois critères ont motivé la décision des loueurs de grues à tour de rejoindre le DLR, ce dernier confortant son expertise et confirmant sa vocation à être la structure professionnelle pour l’ensemble des filières de distribution et de location de matériels pour le BTP. Ayant déjà travaillé avec les acteurs de ce marché pour avoir, notamment, rédigé les conditions générales actuelles de la location de grues à tour en 1999, le DLR peut se prévaloir d’une parfaite connaissance des problématiques de ce marché.

Priorité d’action

Comme pour les autres marchés de la distribution, de la location et de la réparation de matériels de BTP et manutention, le secteur de la location de grues à tour évolue. Comment rester compétitif dans les 20 ans à venir ? Comment transformer des contraintes légales en opportunités de business ? Comment répondre à la nouvelle typologie d’acheteurs ? Ce sont quelques-uns des défis qu’ont à relever les loueurs de grues à tour. « Nous entendons promouvoir la location de la grue à tour vers les secteurs amont et aval de notre activité », déclare Philippe Cohet. En outre, l’évolution technologique des grues à tour, l’entretien toujours plus poussé pour garantir leur fiabilité et leur performance, pendant leur longue vie sur les chantiers, sont des challenges auxquels sont confrontées des sociétés de location.

A court terme, la mise à jour des conditions générales de location de grues à tour, l’intégration des représentants de la profession dans les discussions techniques et réglementaires entre les constructeurs et les utilisateurs, et une réflexion sur la mise en oeuvre des nouvelles normes sur les ascenseurs pour grutiers sont trois chantiers prioritaires de la nouvelle instance.

J-N.O