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Infrastructures – Canal Seine Nord : création d’une société de projet

25 avril 2016
<span>Infrastructures</span> – Canal Seine Nord : création d’une société de projet

Le gouvernement a entériné mercredi la création d’une société de projet chargée de réaliser les travaux de modification du tracé du canal Seine-Nord Europe, nouvelle étape importante vers la concrétisation de ce grand projet qui pourrait enfin voir le jour à l’horizon 2023. Précisions.

Le secrétaire d’État aux Transports Alain Vidalies a présenté mercredi dernier en Conseil des ministres l’ordonnance relative à la création de la Société du Canal Seine-Nord Europe, prévue par la loi Macron, qui sera publiée jeudi au Journal officiel. Le fait que le gouvernement entérine la création de la société qui sera chargée du projet du canal Seine-Nord Europe, suite à la signature d’une convention de financement entre le France, la Commission européenne, la Wallonie et la Flandre en décembre dernier, constitue une  étape essentielle dans l’avancement de ce chantier d’envergure. L’établissement public est destiné à  réunir les représentants de l’ensemble des partenaires financiers du projet, Etat et collectivités. Sa mission principale : la réalisation de l’ouvrage, mais également le développement économique en lien avec cette nouvelle infrastructure. Elle se voit assigner un double objectif. D’abord et avant tout, elle doit réaliser cette infrastructure fluviale majeure dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP). Ensuite, une mission de développement économique en lien avec cette infrastructure lui est fixée.

107 km à aménager moyennant 4,7 milliards

Longue de 107 km, située entre Compiègne et le canal Dunkerque-Escaut, la nouvelle infrastructure empruntera en partie le tracé actuel du canal du Nord, dont les voies, actuellement de 14 à 17 mètres de large, devront être élargies à 54 mètres. En outre, six écluses et 61 ponts routiers et ferroviaires devront être construits. Des convois de fret fluvial de 4400 tonnes, soit l’équivalent de 180 camions, pourront relier Compiègne au canal Dunkerque-Escaut. Le percement du canal doit également permettre de relier le bassin parisien aux grands ports de la Mer du Nord, et considérablement améliorer la compétitivité des ports français face aux géants que sont les ports d’Anvers et de Rotterdam.  En outre, le canal Seine-Nord dont le coût est évalué à 4.7 milliards d’euros devrait permettre la création de 15 000 emplois.

J-N.O

La mise en service théorique du canal est prévue en 2023.