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Co-produits – Les enjeux de la sortie du statut de déchet

22 juin 2015
<span>Co-produits</span> – Les enjeux de la sortie du statut de déchet

Les journées techniques de l’Association française des opérateurs sur co-produits industriels ont permis de présenter les solutions innovantes de matériaux pour la construction. Un potentiel considérable que l’évolution de la réglementation va encore augmenter.

« Les matériaux alternatifs sont des matériaux de qualité, élaborés par des entreprises compétentes avec l’application stricte des normes et dans le plus grand respect de l’environnement », indique Michel Gitzhofer, président de l’Afoco. Tous les matériaux alternatifs ne sont pas, à ce jour, valorisés ». Le développement de nouveaux procédés techniques, les travaux de recherches, réalisés par les adhérents, les laboratoires, les grandes écoles ou d’autres organismes, doit être poursuivi et intensifié. De même, la promotion des solutions innovantes doit être amplifiée. Mais c’est surtout la prochaine sortie du statut de déchets des matériaux alternatifs qui constitue le principal défi pour la filière, à l’instar de la démarche en cours pour les matériaux réfractaires usagés et les laitiers. Des avancées majeures qui doivent contribuer à lever les réticences des maitres d’ouvrage, des maîtres d’œuvre, des entrepreneurs afin que les réserves sur ces solutions soient levées. Il s’agit non seulement de ne plus avoir d’à priori mais aussi de privilégier le recours aux matériaux alternatifs, autant que possible. « Ce sont des matériaux issus de carrière », souligne Michel Gitzhofer, des carrières de l’industrie, alors faisons travailler ces dernières ».

Un gisement annuel de 10 millions de tonnes

Pour les membres de l’association, qui collectent, valorisent et développent de nouveaux domaines d’applications pour l’usage d’une dizaine de types de matériaux alternatifs, la sortie du statut de déchet conditionne l’avenir de la profession. Cela à deux niveaux. Il s’agit de traiter la production actuelle, soit 10 millions de tonnes environ, mais aussi et surtout de valoriser les stocks existants, dont les volumes sont significativement supérieurs (de l’ordre de 7 fois). Dans les deux cas, la ressource doit être traitée de manière spécifique et pour un usage défini. Cela conditionne l’économie de la filière, le prix de ventes pouvant varier à hauteur d’un facteur de 1 à 5, certaines ressources étant plus faciles à valoriser que d’autres. A chaque fois, le débouché est local et explique les initiatives individuelles prises par les entreprises spécialisées. De fait, un laitier d’aciérie n’est pas le même suivant qu’il est issu des installations de Fos-sur-Mer ou de Dunkerque, la problématique se posant aussi pour les mâchefers ou les cendres volantes. Aussi, la sortie du statut de déchet permettra d’harmoniser, à l’échelle nationale, le recours à cette matière première généralement inscrite, au sein d’un bassin industriel, dans un circuit économique n’excédant pas 50 km de rayon. Une contribution à l’économie circulaire, qui reflète le savoir-faire des intervenants dans le domaine environnemental, et qui se révèle économiquement compétitif. Malgré les problèmes de densité qui pénalisent le transport de certains de ces co-produits, les matériaux alternatifs sont compétitifs face à la ressource naturelle et bénéfiques au regard des enjeux du développement durable (émissions de GES). Une préoccupation majeure partagée au niveau européen au sein d’Euroslag, dans le cadre des travaux de normalisation.

J-N.0

Michel Gitzhofer, président de l’Afoco : « Notre secteur d’activité concentre un potentiel d’innovation extraordinaire. »

Chiffres clés

1995 : création de l’Afoco

18 entreprises adhérentes

90% de la filière représentée

8 co-produits principaux (Production annuelle)

4,1 millions de tonnes de laitiers,

300 000 t résidus de bauxite,

700 000 t de cendres volantes,

13 millions de tonnes schistes de mines (stock),

3 millions de tonnes de mâchefers,

300 000 t de sables de fonderies,

50 000 t de revêtements réfractaires.