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Recyclage – Fin de hausse pour les volumes

28 octobre 2020
<span>Recyclage</span> – Fin de hausse pour les volumes

La Fédération professionnelle des entreprises du recyclage (Federec) a dévoilé le 28 octobre les « Chiffres du recyclage » de 2019. L’année dernière a été bonne pour la filière des déchets du BTP, contrairement à 2020.

(Photo ci-dessous : Après deux années de croissance significative, les volumes de déchets du BTP recyclés devraient chuter en 2020. CDF)

Difficile de s’intéresser encore à 2019 à l’heure où la France patauge dans une épidémie tenace. Ainsi, le 28 octobre, quand la Fédération professionnelle des entreprises du recyclage (Federec) présente ses « Chiffres du recyclage » de l’année passée, il est plus question des mois à venir que du précédent exercice.

Pour le recyclage des déchets de construction, l’année 2019 restera pourtant une référence. L’association professionnelle estime les volumes collectés à 42,8 millions de tonnes, en hausse de 3 % par rapport à 2018, de 6 % par rapport à 2017. La répartition est la suivante : 73 % d’inertes, 22 % de déchets non dangereux non inertes, 5 % de déchets dangereux. Erwan Le Meur, président de Federec BTP, reste mesurer quant à la pérennité de ce tonnage : « C’était une très belle année pour la construction », explique-t-il.

La situation en 2020 sera toute différente. Entre autres, le bâtiment ne s’est pas encore remis du confinement. Début septembre, la Fédération française du bâtiment a comparé les sept premiers mois de 2019 et 2020. Les mises en chantier ont diminué de 14,9 % pour les logements neuf et de 22,1 % pour le non résidentiels neuf. Le syndicat prévoyait alors une baisse d’activité pour son secteur de 14,8 % sur l’ensemble de 2020.

Cap sur la REP

Autre incertitude pour les métiers du recyclage, l’application du principe de responsabilité élargie du producteur (REP) au BTP. Selon la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, cette procédure devrait être mise en place le 1er janvier 2022. « Nous sommes très en retard, constate Erwan Le Meur. Mettre en place une REP pour 42,8 millions de tonnes, cela ne se fait pas en un claquement de doigts. »

Le syndicat participe à une étude de préfiguration du dispositif menée par l’Ademe*. « Nous nous dirigeons vers un système avec plusieurs éco-organismes, certains déjà existants, certains à créer. Leur rôle sera sans doute de financer et non d’organiser. Cet apport financier pourrait participer au développement des filières existantes et contribuer à l’émergence de nouvelles filières », indique le président.

Les fonds pourraient notamment aider les collectivités locales à lutter contre les dépôts sauvages. « Ces dépôts contiennent parfois des déchets qui n’existent plus, tels que l’amiante. Il faut réfléchir à la manière de les traiter. »

Les taxes pourraient aussi contribuer à améliorer la traçabilité des rebuts. « Mais ce n’est pas simple. La diversité des déchets est énorme. » Une franche baisse des flux et un gros dossier réglementaire, 2021 s’annonce déjà mouvementée pour les professionnels des déchets de construction.

*: Agence de la transition énergétique.

M. D.