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Profession – Les entreprises de construction s’inquiètent de la position des éditeurs de logiciels

3 mars 2020
<span>Profession</span> – Les entreprises de construction s’inquiètent de la position des éditeurs de logiciels

Face à la situation de monopole des éditeurs de logiciels et à l’absence de réglementation régissant l’exploitation des données générées par la maquette numérique, la fédération européennes des industriels de la construction (FIEC) monte au front.

Des accords défavorables proposés par quelques éditeurs de logiciels en position dominante et un risque de se voir déposséder de la création de valeur que représente la donnée générée par l’acte de construire dans la maquette numérique (BIM). Tels sont les deux sujets de préoccupation sur lesquels la fédération entend tirer la sonnette d’alarme sur la base d’un constat sans appel : les entrepreneurs ont peu de choix dans la gamme de produits et services sur le marché; et les conditions qui sont offertes avantagent le fournisseur de logiciels, enfermant l’entreprise de construction dans long et inflexible dispositions dont les modalités changent continuellement tandis que les coûts augmentent. Les logiciels de construction et les services associés occupent une place de plus en plus importante dans une industrie en pleine mutation vers un flux de travail intégralement informatisé. Cette transition numérique en cours, commandent aux entrepreneurs un besoin permanent d’accès aux données critiques dans le BIM, qui fournit un plan en direct, condition essentielle au processus de construction ainsi qu’aux autres phases du cycle de vie du bâtiment. Cependant, l’accès à ces données dépend de systèmes et de solutions ouverts et interopérables devant tenir compte de la situation particulière de l’industrie. Concrètement, cela crée une dépendance vis-à-vis des logiciels utilisés dans les travaux de construction, mais aussi des fournisseurs de logiciels. En outre, ces derniers sont souvent basés à l’extérieur de l’Union Européenne, l’hébergement des données se faisant sur des serveurs en dehors de la juridiction de l’UE.

Cloud

Pour la FIEC, l’urgence est de mise. En qualité d’utilisateurs, les entrepreneurs de construction doivent être autorisées à décider où leurs données sont stockées et ils veulent que leurs données soient hébergées sur des serveurs en Europe, en vertu de la législation de l’UE.

José-Michaël Chenu, vice-président de la FIEC : « r »

Dans cette perspective et afin d’éviter une perte complète de contrôle, les entreprises européennes de la construction doivent se doter, dès que possible, d’un « cloud » commun. Autre point de vigilance, le respect des normes de l’UE pour l’interopérabilité et le libre accès aux services logiciels. Pour José-Michaël Chenu, « il faut agir rapidement, faute de quoi, l’industrie européenne de la construction risque de perdre définitivement le contrôle de son propre cœur de métier ». Si les mesures qui protection de la compétitivité européenne, comme la loi européenne sur les données sont bien accueillies, José Michaël Chenu estime qu’«il faut aller plus loin et plus vite pour garantir le bon fonctionnement, mais aussi et surtout le maintien du potentiel de valeur ajoutée des données que les entreprises génèrent pendant le processus de construction ».

J-N .O
Photo : La position dominante des éditeurs de logiciels exposent les entreprises européennes de la construction.