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Apprentissage – Campus Mecateam sur les rails de la formation initiale

5 octobre 2020
<span>Apprentissage</span> – Campus Mecateam sur les rails de la formation initiale

L’organisme de formation du Mecateamcluster ouvre ce mois-ci une filière bac+1 en apprentissage : la mention complémentaire « Maintenance des installations oléohydrauliques et pneumatiques ». Les cours se dérouleront dans ses locaux à Montceau-les-Mines, en Saône-et-Loire.

(Photo ci-dessus : l’atelier du Mecateamcluster à Montceau-les-Mines. XAVIER SPERTINI)

Brique après brique, Mecateamcluster devient un soutien majeur pour la filière des engins de travaux ferroviaires. En ce mois d’octobre, son organisme de formation, Campus Mecateam, inaugure une filière bac+1 en apprentissage : la mention complémentaire « Maintenance des installations oléohydrauliques et pneumatiques » (Miop).

Située à Montceau-les-Mines, en Saône-et-Loire, la structure délivre depuis sa création en 2019 des formations continues. Elle intervient aussi dans les enseignements de plusieurs établissements de la région : le lycée professionnel Claudie Haigneré de Blanzy, le lycée Henri Parriat de Montceau-les-Mines et l’institut universitaire de technologie du Creusot.

Devenir un CFA

Mais la mention « Miop », c’est un premier pas dans l’enseignement supérieur. « Nous avons la volonté de créer un pôle complet de formations, initiales et continues, indique Frédéric Debleds, directeur délégué de Mecateamcluster. Campus Mecateam est labellisé “ Investissement d’avenir ”. Notre lettre de commande pour obtenir ce label mentionnait le passage au statut de centre de formation d’apprentis (CFA). C’est aussi une manière d’assurer l’autonomie financière du campus. Par ailleurs, nous poursuivons nos autres partenariats de formation. »

Selon le directeur, l’ajout d’une année d’études après le lycée correspond bien aux particularités de ce secteur. « Les entreprises recherchent des techniciens un peu plus matures que le bac, sans aller jusqu’au brevet de technicien supérieur (BTS). Pour les diplômés, c’est un premier tremplin vers l’entreprise. Ils pourront ensuite évoluer. »

Trop de contrats

Le Campus a travaillé six mois sur ce nouveau module, avec l’aide de Formapi, un CFA qui administre 22 établissements en Bourgogne-Franche-Comté. « Ils ont l’expérience de ce type de transition », note Frédéric Debleds. La formation compte 600 heures. L’apprenti passe 15 jours en entreprise puis 15 jours en cours.

Pour l’heure, huit étudiants sont inscrits, alors que l’organisme avait reçu douze offres de contrat dans le Sud, l’Île-de-France et la Bourgogne. « Le retour du secteur est très favorable. Les entreprises plébiscitent l’apprentissage. Avec cette nouvelle mention, la filière gagne en autonomie dans la formation de sa main-d’œuvre. L’implication de ses membres dans ce projet est un gage de pérennité. »

Aucune limite d’effectifs n’est fixée. « Beaucoup d’enseignements techniques courent après les jeunes. Nous sommes prêts à accueillir de nouveaux étudiants. Nous nous ferons un plaisir de leur présenter la formation. »

Viser la licence

Dans sa lancée, le Campus ambitionne de créer un BTS et une licence consacrés à la maintenance hydraulique mobile. Ces diplômes devraient voir le jour à la rentrée 2021. Des investissements sont prévus afin de donner aux étudiants une meilleure vision de leur métier. « Nous allons installer un engin de travaux ferroviaires démonté dans nos locaux afin que les étudiants puissent l’observer, précise le directeur. Nous travaillons aussi à un logiciel de simulation de pannes. »