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Constructeur– Les ambitions européennes de Hyundai Construction Equipment Europe

6 mai 2019
<span> Constructeur<span/>– Les ambitions européennes de Hyundai Construction Equipment Europe

Présent depuis 25 ans sur le « vieux continent », Hyundai Construction Equipment Europe poursuit, année après année, son développement et le déploiement de son réseau. Une stratégie de petits pas, qui permet au constructeur coréen de conforter ses positions. Décryptage avec Jongho Chun, Directeur général de HCEE.

Que représente l’Europe pour la division Matériel de construction du groupe ?

L’Europe est un des marchés clé pour la Hyundai Construction Equipement. Nous inscrivons notre développement dans le temps long. Cela fait plus de vingt-cinq ans que nous avons pris pied sur ce marché et que, année après année, nous progressons. Nous avons su définir une offre adaptée aux exigences locales de matériels, de technologies et de services qui ne cesse de s’étoffer, nous ouvrant de facto, des nouveaux débouchés. Notre stratégie prend en considération le contexte concurrentiel, la diversité des attentes d’un pays à l’autre, ainsi que le besoin de proximité que requièrent nos clients comme nos distributeurs, tout en s’inscrivant dans le cadre de la politique globale du groupe à l’échelle mondiale.
Quelle est votre stratégie en Europe ?
La feuille de route est claire. Les ambitions du groupe sont grandes. Celles de la division Construction Equipment aussi. Avec 3% de parts du marché européen, nous nous positionnons actuellement au 15ème rang du secteur. Nous voulons nous hisser au 5ème rang dès 2023, moyennant une progression significative en Europe. Toutes nos actions visent à progresser dans ce classement, en particulier au travers d’une sélection des matériels les plus adaptés au marché européen et au renforcement de notre réseau de distribution et à l’élargissement de notre palette de services. Notre approche se veut pragmatique, en prenant en considération, autant que possible, les spécificités des principaux marchés. Même si nous sommes dans les faits, un « full liner » à part entière, en Europe, nous excellons dans les gammes lourdes. Nous avons, en particulier, beaucoup d’arguments à mettre en avant dans le domaine des pelles hydrauliques de la Série 10 de 30 t et plus -jusqu’à 120 t en Corée-du-Sud-, ainsi que dans nos chargeuses sur pneus à partir de 2,3 m³ de capacité. La logique veut que l’on travaille l’offre sur toute sa longueur.
Comment organisez-vous la commercialisation de vos gammes ?
Nous sommes plus focalisés sur les matériels de production qui sont les produits 100% Hyundai et sur les flottes, que ce soit chez les utilisateurs finaux ou chez les loueurs, qui sont plus rémunératrices. Il est important de pouvoir dégager des marges pour pouvoir poursuivre notre expansion. L’organisation mise en place en Europe répond à cette stratégie. L’arrivée de Nicolas Rousseau, à la direction des ventes pour l’Europe, participe de cette volonté d’augmenter les volumes de nos ventes. Pour cela, le maillage doit évoluer. Nous devons renforcer le réseau de concessionnaires indépendants. Nous voulons tendre vers des distributeurs exclusifs. C’est évidemment vrai pour la France, que nous couvrons avec dix-neuf concessionnaires indépendants, dont seize en France Métropolitaine et trois en Corse, à la Réunion et en Guyane, parmi lesquels certains comme Polemat et autres, nous accompagnent depuis le début et avec qui nous avons grandi. Nous considérons que c’est une extension de la société. Leur contribution est essentielle. Il est essentiel qu’ils soient compétitifs et qu’ils atteignent les objectifs qui leur sont assignés et qu’ils progressent dans leur courbe d’apprentissage avec la marque. Pour cela, nous avons massivement investi dans des études de marché pour mieux appréhender le potentiel de chaque pays et la meilleure stratégie à déployer par segment. La création de la « Hyundai Academy », à Tessenderlo, permet de se former aux nouvelles technologies, aux services, aux méthodes de ventes, et s’investir dans la promotion de la marque. Demain, il sera même possible d’y personnaliser les machines.


L’économie de l’usage accélère le développement de la location. Comment pouvez-vous en tirer parti ?
La location est clé pour pénétrer le marché Européen. Nous sommes en négociation avec un grand réseau européen. La location suppose des spécifications de machines plus simple, le prix étant un critère déterminant et la mise en œuvre d’une politique tarifaire adaptée. Nous sommes particulièrement bien placés avec notre pelle de 14 t sur pneus et sur chenilles. Nous soutenons également nos distributeurs afin qu’ils constituent des parcs de location. C’est un moyen de gagner en visibilité et en notoriété.
Votre participation à Bauma 2019 est résolument axée sur les technologies avancées. Où en êtes-vous dans l’assistance à l’opérateur et l’autonomie des matériels ?
Nous avons effectivement mis l’accent sur notre savoir-faire technologique et présenté plusieurs concepts qui illustrent notre vision du matériel de demain. Je précise que la Corée du Sud est le premier pays à bénéficier de la 5G. Cela ouvre des possibilités fantastiques en matière de connectivité. Nous présentons la première application de l’enceinte connectée Alexa d’Amazon dans une machine. La sécurité active et passive, la disponibilité des machines, la productivité de la gestion opérationnelle sont aussi des axes de travail. Parallèlement, nous avons la volonté de travailler nos partenaires, tels que Cummins dans le domaine des motorisations, Engcon, Trimble pour le guidage 2D et 3D.
J-N.O
Photo : Jongho Chun, Directeur général de HCEE