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Joël Fruchart, Président de la commission Location de DLR – Seule l’intelligence collective nous permettra de réussir la reprise de l’activité.

11 mai 2020
<span> Joël Fruchart, Président de la commission Location de DLR <span/> – Seule l’intelligence collective nous permettra de réussir la reprise de l’activité.

Aussi, à l’heure du déconfinement, et pour réussir le défi qui se pose à l’ensemble de la filière, le président de la Commission Location de la fédération professionnelle en appelle à l’intelligence collective de toutes les parties prenantes de la filière construction.

En cause, le comportement de certains clients depuis l’arrêt brutal des travaux le 17 mars dernier, « bien qu’aucun arrêté n’ai ordonné la fermeture des chantiers de travaux publics et de bâtiment », qui a généré une contraction du chiffre d’affaire de la location de l’ordre de 80%. « Les majors comme les grands comptes ont eu des comportements incompatibles avec les contrats qui les lient aux loueurs, et, pour certains, non conformes à la loi. Des matériels, y compris de grues à tour, ont été laissés à l’abandon par des clients qui ne voulaient plus en assurer la garde», dénonce Joël Fruchart. « Certains clients ont suspendu unilatéralement les contrats qui les liaient aux loueurs, quelques-uns allant même jusqu’à y mettre fin. Nous dénonçons aussi les comportements « mauvais payeurs » qui ont eu tendance à se généraliser et qui génèrent artificiellement délais et retards de paiement. L’une des dérives de ce comportement de certains clients consiste à se retrancher derrière le fait qu’il manquerait certaines mentions sur les factures, les rendant ainsi impropres à un traitement par leur service comptable pour paiement ». Le préjudice est d’autant plus important que le poids de ce segment de clients est prépondérant. Représentant plus d’un tiers du chiffre d’affaires de la location et près de la moitié avec les grands comptes, les majors de la construction impactent fortement l’activité des sociétés de location. Cette structuration du marché, qui est propre à la France, fragilise les loueurs dans leur ensemble. L’enjeu est particulièrement sensible pour les contrats de moyenne et de longue durée. Comme le rappelle Joël Fruchart, « les entreprises de location de matériels ont tout fait pour s’adapter à la demande des clients. L’effort de guerre a été fourni mais les professionnels de la location de matériel et refusent d’être considérés comme une simple variable d’ajustement de la rentabilité de leurs clients. Nous considérons que les facturations des locations moyenne et longue durée doivent reprendre dès le 11 mai. Il en va de la survie de certains loueurs comme de la garantie de la pérennité de certains de leurs clients ».

« Les professionnels de la location de matériel refusent d’être considérés comme une simple variable d’ajustement de la rentabilité de leurs clients ».

Utilisation des matériels non déclarée mais détectée par les outils télématiques embarqués, déclaration de « fausses » intempéries, … la profession redoute que ces pratiques, encore limitées de par le faible niveau d’activité, ne se généralisent dans les semaines voire les mois à venir. De fait, elles permettent de tenter d’améliorer artificiellement la rentabilité de leurs activités. « Nous espérons que l’intelligence collective prévaudra dans le cadre de cette reprise d’activité et considérons qu’ensemble dans un dialogue permanent et constructif clients / fournisseurs, nous serons plus forts », indique Joël Fruchart. « Nous travaillons avec les fédérations clientes sur des sujets qui constituent des enjeux communs, comme la cotation auprès des assureurs crédit qui s’est significativement dégradée chez nos clients au motif que la construction est un secteur d’activité à risques élevés ». De même, la répercussion du coût réel des dispositifs mis en œuvre pour respecter les préconisations de sécurité sanitaire, devrait faire l’objet d’une étude commune.

J-N.O