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Importateurs-distributeurs – Reprise des investissements matériels des entreprises

23 janvier 2017
<span>Importateurs-distributeurs</span> – Reprise des investissements matériels des entreprises

L’an passé, les importateurs et distributeurs de matériels des industries de la mécanique et de l’électronique fédérés par la Ficime* ont vu progresser leur chiffre d’affaires de 8,1 %. Une tendance qui devrait se poursuivre cette année. Au premier semestre, l’organisation professionnelle table sur une nouvelle progression de 5,7 %.

capture-ficimeAprès plusieurs années qualifiées de difficiles, les importateurs et distributeurs de matériels des industries de la mécanique et de l’électronique ont réalisé l’an passé un exercice en progression de 8,1 % à 40 milliards d’euros, succédant au repli de 7,1 % enregistré en 2015. « Une belle reprise des investissements », souligne Alain Rosaz, président de la Ficime. Ces investissements ont été « largement tirés » par les acquisitions de matériels de BTP et de manutention (+23,1 %, contre – 12,3 %) et, dans une moindre mesure, par celles de moteurs thermiques (+ 12,3 %, contre – 16,4 %). Dans la construction, elles ont été soutenues par le dispositif de sur-amortissement Macron et surtout, par le redémarrage de l’activité des entreprises dans le bâtiment et dans les travaux publics, avec l’ouverture des chantiers du Grand Paris et des prolongements de lignes de métro qui lui sont associés, analyse le chef de file de la Ficime. Les fabricants de moteurs thermiques ont profité également de la reprise des investissements des entreprises des secteurs ferroviaires et maritimes, même si les motorisations électriques gagnent du terrain. Les spécialistes de l’outillage électroportatif et d’espaces verts professionnels ont bénéficié eux aussi du dynamisme de la construction (+6,4 %, contre – 0,9 %).

2017 bien orientée

Quid de 2017 ? « Nous restons sur une tendance très positive », se projette Alain Rosaz. Les perspectives d’évolution du chiffre d’affaires demeurent orientées à la hausse au premier semestre (+ 5,7 %) et la Ficime espère qu’elles se confirmeront au second. Là encore, les matériels de BTP et de manutention joueront un rôle moteur, avec une croissance des investissements de 9 % sur les six premiers mois de l’année. Ceux-ci devraient également s’inscrire en progression pour les fabricants de moteurs thermiques (+ 8 %), d’outillage électroportatif et d’espaces verts professionnels (+°7 %). « La prolongation du sur-amortissement Macon confortera les décisions d’investissements des entreprises, mais ces investissements résultent aussi de la croissance de l’activité », commente le président de la Ficime.

*Fédération des entreprises internationales de la mécanique et de l’électronique.

J.D

Soutenir l’import-export

Alain Rosaz, président de la Ficime : « Dans le contexte politico-économique 2017, la France aura plus que jamais besoin d’importations de matériels, de machines, de pièces, à la fois pour soutenir sa consommation mais aussi pour développer sa production. Ces importations contribueront à accroître la richesse nationale et le rayonnement de la France à l’international.

Alain Rosaz, président de la Ficime : « Dans le contexte politico-économique 2017, la France aura plus que jamais besoin d’importations de matériels, de machines, de pièces, à la fois pour soutenir sa consommation mais aussi pour développer sa production. Ces importations contribueront à accroître la richesse nationale et le rayonnement de la France à l’international.

« Non à l’import Bashing ! », s’écrie Alain Rosaz, président de la Ficime, en direction des politiques dans un vibrant plaidoyer en faveur de l’import-export. Les filiales des groupes internationaux importateurs de matériels se sentent incomprises des pouvoirs publics. L’import-export, « au cœur de leur métier », est pourtant l’un des moteurs de l’économie nationale, souligne-t-il. Son activité est liée au dynamisme du commerce international et à la qualité des échanges transfrontaliers et, de ce point de vue, la tendance au repli des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne ou de l’Italie sont jugés préoccupants. Il est lié aussi à une politique nationale volontariste. Vingt-cinq des produits les plus achetés en France n’y sont plus fabriqués, souligne Alain Rozaz. Dans les secteurs de la mécanique et de l’électronique, plus aucun n’y sont produits, hormis peut-être des sous-ensembles. Les importateurs répondent à la demande, industrielle et domestique, participent à l’équipement des entreprises, et notamment à celle du BTP. Leurs entreprises créent de la valeur ajoutée et de l’emploi à l’importation et à la réexportation à travers la chaîne de logistique et de distribution mise en place. « Voilà pourquoi, résume le chef de file de la Ficime, nous attendons des futurs dirigeants de notre pays une meilleure prise en compte de cette activité essentielle qu’est l’import-export, y compris dans sa dimension importation qui, elle aussi, crée de l’emploi sur notre territoire ».

 

Ficime, chiffres clés

400 entreprises

40 milliards de chiffre d’affaires

100 000 emplois directs

400 000 emplois indirects et induits