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Distribution-location – Quelles perspectives pour 2016 ?

16 mars 2016
<span>Distribution-location</span> – Quelles perspectives pour 2016 ?

Confrontés depuis plusieurs années aux difficultés de leur premier secteur client, la construction, les distributeurs et loueurs de matériels pour le bâtiment et les travaux publics renoueront-ils avec une activité plus porteuse cette année ? Eléments de réponse.

Si la tendance sectorielle est globalement baissière, les distributeurs sont plus exposés à la dégradation conjoncturelle de la construction en général, enregistrant, l’année dernière, la plus forte baisse de leur activité depuis 2009. Ainsi, selon l’enquête de conjoncture de la fédération nationale des Distributeurs, Loueurs et Réparateurs de matériels pour le BTP et la manutention (DLR)*, le volume d’affaires de la Distribution s’est contacté de 10% en 2015, à 4,1 milliards d’euros. A ce niveau, le recul du chiffre d’affaires est à imputer à la forte baisse des ventes de matériels, le neuf (-14%) comme l’occasion (-4%), étant pénalisés par la diminution de l’activité. Idem pour la location, soit 6% du CA d’une société de distribution en moyenne, qui fond de 4%. Dans ce contexte, le chiffre d’affaires SAV, qui représente le quart de l’activité des distributeurs, recule tant dans les pièces de rechange (-9%), que dans les prestations d’après ventes (-2%). Le résultat net des distributeurs recule : selon le ratio résultat net/chiffre d’affaires, la rentabilité du secteur décline à 1,7% en 2015, contre 2% un an plus tôt. Le résultat net de la profession atteint 70 millions d’euros. De leur côté, les loueurs ont également fait face à une baisse d’activité, mais dans une moindre proportion : -2% sur l’année, à 3,58 Mds d’euros (estimation), à comparer au plus haut historique enregistré en 2012 (soit 3,80 Mds d’euros). En outre, le secteur de la location a redressé sa rentabilité. Le résultat net s’établit à 3% du chiffre d’affaires à 117 millions d’euros, ce qui traduit une amélioration, même si le niveau reste inférieur à celui d’avant 2009.

Inflexion attendue en 2016

Amplifiant les variations et anticipant les cycles, la location qui a renoué avec une stabilisation de l’activité en fin d’année dernière, pourrait connaître une inflexion de tendance à court terme. Dans cette perspective, une hausse d’activité est-elle envisageable en 2016 ? L’hypothèse est vraisemblable si l’on considère que, comme à l’habitude, les loueurs seront les premiers à bénéficier de l’amélioration de conjoncture qui semble se dessiner dans le secteur du BTP. C’est que laisse présager l’inflexion observée en fin d’année dernière. Cependant, le rythme de la reprise reste modéré et les volumes de travaux, bien qu’en hausse restent faibles. Cela malgré les besoins dans les infrastructures de transports que dans le secteur du logement. Quant à la distribution, le point bas ayant été atteint, l’année 2016 devrait traduire une amélioration. Cela, d’autant plus que les avantages fiscaux sur le surinvestissement, prévus dans la loi Macron ont été reconduits jusqu’à la fin de l’année. Déjà, l’investissement des entreprises a augmenté de 2% sur un an. Il ne s’agit cependant que d’un frémissement, compte tenu de la quasi-stagnation sur la période 2011-2013. L’explication est ailleurs : l’investissement a surtout été dopé par la mesure de sur-amortissement exceptionnel des investissements productifs, introduite en avril 2015 pour une durée d’un an. Si l’efficacité de la mesure est incontestable, reste à savoir s’il s’agit d’une hausse nette de l’investissement, ou bien essentiellement d’un effet d’aubaine et d’un report des investissements dans le temps afin de bénéficier du crédit d’impôt.

*Enquête confiée au cabinet Asterès en janvier 2016.

J-N.O

Photo : Comme en 2015, la location sera la première à profiter de la reprise économique.