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Distribution-location – Congrès DLR : quand la donnée change la donne

3 avril 2018
<span>Distribution-location</span> – Congrès DLR : quand la donnée change la donne

Chantier connecté, maquette numérique appliquée à la construction, matériel autonome, les métiers de la distribution, de la location et de la réparation de matériels sont en pleine transformation. Comme des pans entiers de l’économie, ils doivent se réinventer et définir un nouveau modèle économique pour accompagner la révolution digitale. Le 53ème congrès de DLR a permis de préciser les enjeux, de mieux cerner les tenants et les aboutissants et d’explorer quelques pistes.  

Bertrand Carret, président de DLR : « Investir pour l’avenir avec des matériels vertes, osez recruter des jeunes en apprentissage, oser rééquilibrer les relations avec vos clients, osez remonter vos prix ! »

Deux ans après le congrès fondateur de La Rochelle, DLR s’affirme comme la plateforme d’échange de d’expertise de la filière Matériel au sens large. La fédération a gagné en visibilité, en notoriété, mais aussi en puissance et en reconnaissance. « Depuis des années, les équipes de DLR ont effectué un travail considérable qui a payé », estime Bertrand Carret, Président de DLR, « quand un major de la construction lance un appel d’offres bafouant les conditions générales de la location, DLR est en face.

Quand la presse nationale aborde les sujets de la formation et de l’emploi, elle appelle DLR  et voilà la fédération au journal télévisé à 20 heures. Même chose pour les radios et la presse quotidienne régionale, qui ont évoqué la question des jeunes dans les métiers techniques. Quant aux responsables politiques, désormais ce sont eux qui sollicitent et interrogent la fédération, sur des sujet cruciaux tels que la TVA ou la taxe à l’essieu».

Aujourd’hui, DLR est reconnu comme étant un interlocuteur crédible et compétent. Plus que jamais, il travaille pour la modernité. Comment ? En  poursuivant ses efforts pour équilibrer les relations avec les constructeurs et les distributeurs, en favorisant les conditions de location, en accompagnant les jeunes. En innovant et en respectant mieux l’environnement aussi.

De quoi se prémunir contre une éventuelle fermeture des chantiers aux matériels, grâce, en particulier, à des alternatives aux motorisations thermiques traditionnelles. Innover également en optimisant les résultats grâce aux « data » et à toutes les bases de données et ainsi refléter une profession moderne, qui va de l’avant,  qui ose et qui entend dessiner son avenir.

Big data

Frédéric Garin, président régional de DLR : « L’intermédiation, qui est le propre des acteurs de la distribution, de la location et de la réparation des matériels de chantiers est une compétence à part entière. »

A l’image de la ville, entre deux mers, deux fleuves, les professions de DLR qui contribuent à la mise à disposition de matériels de chantiers efficientes sont des intermédiaires entre des constructeurs qui conçoivent, industrialisent et commercialisent et des utilisateurs qui consomment des heures de machines. Dans ce contexte, la mission des acteurs de la filière Matériel fédérés par DLR est de traduire un mouvement de terre, une déconstruction, de manutention de charge, d’élévation de personne, de manière productive et en toute sécurité  vers un cahier des charge, pour, in fine, arriver sur un cahier des charges complexe, fiable et rentable.

A l’inverse et en complément, il s’agit aussi de convertir des assemblages en solution « marché ». Aussi et à l’instar de Monsieur Jourdain qui faisait des rimes sans le savoir, les distributeurs, loueurs et réparateurs manipulent de la donnée entre deux mondes. Comme l’explique Frédéric Garin, Président régional de DLR, « cette intermédiation est une compétence à part entière ». Ecoute, analyse, formulation, intelligence naturelle ou acquise, voilà à peu près pour l’immatériel. Investissement, logistique, maillage des territoires, voilà le « matériel ».

Avec la digitalisation, l’information file, s’échappe, se capte, se dérobe, … bref, l’info cache l’info, l’info tord parfois l’info. De quelle information s’agit-il ? De l’information à partager pour progresser ou info à capturer, à maquiller parfois pour tirer la valeur marchande. De fait, il existe de manière évidente, un marché de la donnée dans les métiers DLR. Encore faut-il, pour pouvoir l’exploiter, finir d’inventer la déontologie, la rigueur et le professionnalisme qui vont de pair.

En réunissant un périmètre de professionnels cohérents, devant s’organiser dès aujourd’hui pour un partage prédéfini et équitable, légitime et vertueux de l’information, DLR est au cœur des enjeux et des problématiques actuelles de la filière. A ce titre, l’avènement de la réglementation sur la protection des données personnelles (RGPD), qui vient se substituer à la loi Informatique et Liberté n’est pas la moindre des mutations profondes à négocier. Déjà, les matériels gagnent en autonomie et en intelligence. Ils génèrent de facto, des flux de données dont les volumes augmentent exponentiellement.

L’adaptation à cette évolution inéluctable est vitale pour toutes les entreprises. L’impact sur les métiers ne doit pas être négligé. En outre, la propriété et les droits d’exploitation des informations doivent être précisés. Il en va de la pérennité des acteurs de la filière. A court terme, la machine reste sous le contrôle de son opérateur et de son exploitant, qui doivent se voir dispenser des formations pour mieux appréhender les enjeux induits. Au-delà des réglementations spécifiques (normes, homologation, marquage CE,…), un droit à la propriété de ces datas va se développer et impacter le modèle économique de  la filière Matériel.

Parallèlement, il faudra faire preuve de vigilance et de prudence en matière de gestion de cette information dont la fiabilité devra être sans cette vérifiée. L’avènement des plateformes électroniques interpelle également, même si, le danger le plus immédiat induit par la transformation digitale de l’économie réside dans le fait d’être rapidement coupé de la réalité de son marché.

J-N.O

Crédits photos : Studio Sud Ouest

DLR , l’enjeu de  la représentativité

Dans un monde en évolution permanente et dans lequel tout s’accélère, l’un des enjeux principaux pour DLR réside dans l’avenir de sa convention collective. Pour mettre toutes les chances de son côté, la fédération doit atteindre une taille critique. L’arrivée du syndicat des grues à tour, des grues mobiles, des constructions modulaires et des sanitaires mobiles, et demain, toute organisation professionnelle tournée vers le service aux secteurs de la Construction et de l’Industrie, procède de cette logique. La représentativité par le nombre de salariés étant déterminante, il est essentiel que tous membres soient impliqués et déclarent l’ensemble de leurs salariés. Chaque entreprise doit absolument déclarer chacun de ses collaborateurs. C’est vital pour la pérennité de la fédération et la défense des intérêts des métiers représentés. Rappelons que DLR partage avec la filière Machinisme agricole (Cedima) la même convention collective. Le machinisme étant majoritaire, le risque est que DLR se voit, demain, imposer les idées et les points de vue du Cedima. Pour gagner en puissance, tous les adhérents doivent, ensemble, renverser la tendance.