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Porte-outils multidirectionnels – Pourquoi gagnent-ils des utilisateurs ?

29 septembre 2016
<span>Porte-outils multidirectionnels</span> – Pourquoi gagnent-ils des utilisateurs ?

Malgré un niveau de prix relativement élevé, le concept de porte-outils multidirectionnel, ou tiltrotateur, gagne de plus en plus d’adeptes en France. Afin de mieux appréhender le phénomène et de déceler les perspectives à terme, Chantiers de France a organisé une table ronde réunissant plusieurs acteurs phares dans le domaine. Compte rendu des échanges.

 

Christian Yanes, Directeur France (Steelwrist) : « Le porte-outil multidirectionnel fait partie de la livrée standard d’une pelle hydraulique dans les pays d’Europe du Nord."

Christian Yanes, Directeur France (Steelwrist) : « Le porte-outil multidirectionnel fait partie de la livrée standard d’une pelle hydraulique dans les pays d’Europe du Nord. »

L’origine du concept est suédoise. Aujourd’hui, le taux d’équipement des pelles hydrauliques –toutes catégories confondues- opérationnelles en Scandinavie dépasse les 90%. Comme le souligne Christian Yanes, Directeur France (Steelwrist), « le porte-outil multidirectionnel fait partie de la livrée standard d’une pelle hydraulique dans les pays d’Europe du Nord ». En Scandinavie, à l’exception de la monte d’un brise-roche hydraulique ou d’une dent de défonçage, toutes les applications de travail  sont envisageables. Depuis 18 mois, et à l’instar du marché sud-européen, l’intérêt des exploitants pour ces outils va croissant.  Le contexte de marché est favorable, les exploitants cherchant à optimiser leur productivité et à se démarquer. Avec huit modèles pour porteurs hydrauliques de 2,5t à 30 t, Steelwrist est de plus en plus interrogée, dans le cadre d’une réflexion globale incluant également l’attache rapide. La finalité : les exploitants cherchent à optimiser par tous les moyens la productivité de leur machine. Aucune statistique officielle concernant le marché français n’existe. Cependant, il est vraisemblable que 2 et 3% du parc vivant des pelles, toutes catégories confondues en soit équipés, ce qui permet de situer le potentiel de croissance qu’il représente à court et long terme. « En France, la période d’acceptabilité a été assez longue, mais à présent, les exploitants sont convaincus du concept et les ventes sont transformées », note Christian Yanes, « les opérateurs de pelles à pneus sont moteurs dans la démarche ».

Bruno Franche, chef Produits Pelles hydrauliques sur chenilles et sur pneus (Volvo CE Europe SAS) : "Nous avons la volonté de répliquer ce qui se fait dans les pays nordiques sur les marchés sud-européens en proposant un montage d’usine, gage d’efficacité et de fiabilité."

Bruno Franche, chef Produits Pelles hydrauliques sur chenilles et sur pneus (Volvo CE Europe SAS) : « Nous avons la volonté de répliquer ce qui se fait dans les pays nordiques sur les marchés sud-européens en proposant un montage d’usine, gage d’efficacité et de fiabilité. »

Précurseur dans l’intérêt présenté par le concept, Volvo Construction Equipment monte en usine les outils Steelwrist sur ses pelles hydrauliques à chenilles et sur pneus à partir depuis le modèle EC 27 jusqu’à l’EC 300. Le contrat qui lie les deux partenaires suédois englobe la pièce d’origine, le montage en usine et la garantie de l’ensemble, le porte-outil faisant partie intégrale de la machine. « C’est même le standard « France » pour la nouvelle pelle sur pneus EWR-150 E  », précise Bruno Franche, Chef Produits Pelles hydrauliques sur chenilles et sur pneus (Volvo CE Europe SAS), « cela illustre la volonté de répliquer ce qui se fait dans les pays nordiques sur les marchés sud-européens en proposant un montage d’usine, gage d’efficacité et de fiabilité ». Cela illustre également les actions initiées par l’industriel dans le domaine de la sécurité sur les chantiers. L’approche de Liebherr, exposée par Geoffroy Debost, expert Produit Pelles sur Chenilles et chargé à ce titre de toutes les montes d’outils et d’accessoires dont celles des porte-outils multidirectionnels est différente, l’industriel ayant développé son porte-outils hydraulique (disponible dans deux tailles pour porteurs de 14 à 30 t), laissant le choix à son réseau de concessionnaire de monter l’accessoire de la marque voulue par le client.

Organisation du travail

Geoffroy Debost, expert Produit Pelles sur Chenilles de Liebherr : « De moindres translations génèrent un gain immédiat de carburant ainsi qu’une usure moindre des organes de la machine qui concourent à réduire son coût d’exploitation et à préserver sa valeur de revente. »

Geoffroy Debost, expert Produit Pelles sur Chenilles de Liebherr : « De moindres translations génèrent un gain immédiat de carburant ainsi qu’une usure moindre des organes de la machine qui concourent à réduire son coût d’exploitation et à préserver sa valeur de revente. »

Tous s’accordent à dire que la demande est de plus en plus récurrente et qu’une fois le principe de fonctionnement adopté, les utilisateurs ne reviennent pas en arrière. Cela vaut pour l’ensemble des pelles hydrauliques, à l’exception des pelles hydrauliques sur chenilles de production, dont les contraintes mécaniques restent trop sévères. Les avantages sont multiples, aux premiers rangs desquels figure le confort d’utilisation pour l’opérateur : moins de mouvements du porteur, moins de montée/descente de la cabine,  plus de précision et d’aisance dans certaines configuration de travail …. A la clé une productivité accrue. Dans un environnement concurrentiel, le fait de disposer d’un tel équipement permet de se différencier. Pour Bruno Franche, « c’est le moyen de prendre un marché à un concurrent en repensant son équation économique, sur la base d’un moindre nombre de journées de travail et d’une valorisation d’une prestation plus qualitative. Sans même s’intéresser à la consommation, forcément moindre, on peut estimer que s’équiper d’un porte-outil multidirectionnel permet de gagner l’équivalent d’une demi-journée de travail sur une semaine. En outre, cela permet de s’affranchir de la présence d’un compagnon sur le chantier ». De son côté, Geoffroy Debost, fait état de «translations moindres, générant un gain immédiat de carburant ainsi qu’une usure moindre des organes de la machine qui concourent à réduire son coût d’exploitation et à préserver sa valeur de revente ». Au-delà de la productivité, le bénéfice réside également dans l’apport de sécurité : moins de personne intervenant autour de la machine, moins de montée/descente de la cabine, source de « bobologie »,  et moins de translations, sécurisent l’environnement de travail.

Retour sur investissement rapide

Spécialistes et constructeurs de pelles hydrauliques estiment  qu’une matinée suffit pour qu’un opérateur prenne en main l’outil et en saisissent le principe de fonctionnement. Sa maîtrise « opérationnelle » est plus longue, de l’ordre de deux semaines et plus d’un mois, voire deux, en fonction de trois paramètres principaux : l’âge de l’opérateur, la fréquence et le contexte d’emploi du dispositif et l’outil installé : le travail avec des fourches est sensiblement plus complexe que celui avec un godet standard. « La jeune génération d’opérateurs rompus au maniement des consoles s’approprient très rapidement le concept de fonctionnement qui se rapproche d’un joystick de jeu », souligne Christian Yanes, « ils en deviennent inconditionnels ». Le retour sur investissement est rapide, en dépit du coût d’achat significatif. Le panel s’accorde pour considérer que le prix d’un porte-outil multidirectionnel oscille de 10% à 20% par rapport à celui du porteur, le pourcentage étant d’autant plus élevé que la taille du porteur est petite.

Vincent Klinkenberg, responsable commercial France (Steelwrist) : « La présentation de l’offre est capitale, le prix seul pouvant être prohibitif », si l’on ne liste pas les avantages induits."

Vincent Klinkenberg, responsable commercial France (Steelwrist) : « La présentation de l’offre est capitale, le prix seul pouvant être prohibitif », si l’on ne liste pas les avantages induits. »

« Les clients ne doivent pas se déterminer par rapport au prix, qui en tant que tel n’est pas significatif, et donc ne pas considérer une dépense, mais raisonner investissement dans le cadre d’une approche de coût globale », lance Christian Yanes. A quoi Vincent Klinkenberg, responsable commercial France (Steelwrist), ajoute : « la présentation de l’offre est capitale, le prix seul pouvant être prohibitif », si l’on ne liste pas les avantages induits ». Le rôle de la force de vente des réseaux de distribution est donc essentiel. Cela commande une maîtrise du produit et une appétence particulière pour les solutions techniques atypiques. Une certaine frilosité de certains vendeurs un peu conservateurs, qui ne font que répondre à une demande en remettant une offre de prix parce que le client les ont sollicité peut constituer un frein. Geoffroy Debost fait part de « l’implication des concessionnaires Liebherr pour ces dossiers qui permettent de valoriser un savoir-faire en devenant préconisateur à même de  bâtir une solution complète en fonction d’une application visée ». La promotion de cet outil commande de la formation, des démonstrations dans le cadre d’une aide à la vente.

Les spécificités par marque de pelles doivent être impérativement respectées, toute erreur de préconisation ou de configuration pouvant avoir des conséquences graves. « Le concessionnaire doit être en mesure de refuser un montage imposé par le client, s’il considère que les conditions de sécurité ne sont pas respectées », souligne Bruno Franche, « il est fondamental de parvenir à une bonne définition du besoin de l’exploitant pour ne pas aller aux devant de complications ». Autre prérequis, l’exploitation de l’ensemble des possibilités offertes par l’équipement, capable, de travailler avec une multitude d’accessoires (pinces de tri, plaque de compactage, lame de nivellement, fourches à palette,…), quand certains, se limiteraient au travail au godet de terrassement ou de curage. Cela fait, de fait, partie de l’aptitude du vendeur à « vendre » le concept qui induit une nouvelle façon de travailler et modifie l’organisation du chantier.

Restriction d’emploi

 

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La présence d’un outil multidirectionnel en bout de flèche n’est pas anodine. Les capacités de levage, la stabilité de la pelle hydraulique, les performances globales de la machine s’en trouvent modifiées. Il faut rappeler qu’en cas d’installation d’un porte-outil multidirectionnel destiné aux opérations levage avec fourches de manutention, la pelle hydraulique doit être dotée de deux clapets de sécurité sur le vérin de cavage du godet et sur le vérin de la flèche. Il s’agit là d’une spécificité française, un seul clapet étant requis dans les pays européens. Le cas échéant, le distributeur ayant réalisé le montage, doit explicitement mentionné sur la facture correspondant à sa prestation, que la machine ainsi équipée n’est pas  habilitée au levage. Le cas échéant et considérant cette réserve clairement mentionnée, c’est la responsabilité du propriétaire qui est engagée. Ceci est d’autant plus important que par définition, ces configurations sont appelées à intervenir sur une multitude de chantiers de par leur polyvalence. A l’exception des travaux en carrières, l’ensemble des applications en TP convient à l’utilisation de l’outil, avec une préférence pour les travaux de VRD, de canalisation, et de petits terrassements en milieu urbain. Avec les paysagistes, les « locatiers avec opérateurs », intervenant en sous-traitance sont également dans le spectre des utilisateurs potentiels.  « La pelle sur pneus à vocation urbaine sera le cœur de cible dans les années à venir », prédit Bruno Franche Tous les intervenants s’accordent sur le fait que les loueurs généralistes n’ont pas manifesté d’intérêt particulier, à ce jour. Explication : le temps d’adaptation nécessaire, constitue de facto, un frein à la location, en dehors des contrats de longue durée. Cela explique l’attitude des sociétés de location. A ce titre, l’expérience de Steelwrist sur les marchés scandinaves est intéressante, puisque la demande, auprès des loueurs, assure Christian Yannes, est tirée par les opérateurs eux-mêmes, « une grande majorité ne sachant pas travailler sans un tel équipement ». Un point critique est soulevé par Geoffroy Debost, qui a trait aux conséquences d’une substitution de ces configurations de machines, considérant la polyvalence et la performance de l’outil, au détriment d’autres matériels. En outre, le produit vient en concurrence frontale, hormis quelques applications niches, avec la pelle hydraulique équipée d’une flèche à volet déport, très utilisée dans le sud-ouest, voire d’un pelle avec flèche articulée. La question est d’autant plus critique, qu’à l’achat, le surcoût est significatif et qu’à la revente d’une telle configuration décote.

Débits hydrauliques

p2Si la performance globale du porteur n’est pas impactée, la question de la stabilité appelle quelques commentaires particuliers. Chez Volvo, on préconise de travailler différemment, en évitant de travailler en configuration de déport maximal. « Il faut adopter un nouveau mode de travail, qui suppose de rapprocher la pelle de l’accessoire », prévient Bruno Franche. Liebherr, qui insiste sur la taille du godet, préconise de choisir une référence de godet ou de l’accessoire inférieure « quand le fabricant de l’accessoire plaide pour le modèle le plus gros », pour ne pas entamer la stabilité du porteur. De son coté, Steelwrist préconise de choisir une flèche monobloc équipée d’un balancier court pour exploiter au mieux l’équipement, en particulier en mode de cavage. « Avec la sensibilité de la commande, la stabilité de la machine constitue un critère clé sur lequel les opérateurs ne font pas de concession », affirme Christian Yanes. Constructeurs de pelles hydrauliques et fabricant de ces équipements observent une demande accrue de débits hydrauliques dont l’origine s’explique par les accessoires de plus en plus puissants, donc de plus en plus gourmands, sans incidence pour le porteur. « Nous avons défini des options particulières pour concilier vitesse et précision  », informe Geoffroy Debost.

Porte outils multidirectionnel et volée variable

p3Au fur et à mesure que les utilisateurs du concept gagnent en expertise, ils sont peuvent être demandeurs de la configuration ultime, qui consiste à associer le porte-outils et la volée variable. Une combinaison, loin d’être antinomique, réservée aux experts qui permet de décupler la productivité de la pelle hydraulique, sous réserve de conserver les conditions de stabilité requises. « La stabilité est primordiale pour l’opérateur », souligne Christian Yanes, « c’est le premier critère de choix des exploitants scandinaves qui savent exploiter toute la performance de leur outils de travail». Pour les moins aguerris, une meilleure stabilité sera assurée en s’orientant vers une flèche monobloc et un balancier court. Effectivement, la flèche monobloc et le balancier court pénalisent moins la stabilité, si l’on compare ce montage à une volée variable et un balancier long. Dans tous les cas, il faut vérifier le poids du porte-outil multidirectionnel et des outils qui y sont montés. Les  performances en termes de force d’arrachement et de puissance de cavage doivent également être contrôlées. La parade en cas de doute ? Se servir de la lame de nivellement qui peut contribuer à améliorer la stabilité frontale du porteur. En tout état de cause, c’est le rôle du distributeur de s’assurer de la bonne adéquation du porteur et de l’outil, même, comme le rappelle Bruno Franche « travailler avec un porte-outil multidirectionnel implique d’adopter une manière différente de conduire sa pelle hydraulique, en évitant de travailler en force ». La taille des équipements et des outils doit être sélectionnée avec soin. C’est également de la responsabilité de l’opérateur de ne pas se mettre en situation potentiellement dangereuse. « Comme la méthodologie du travail change, il est difficile de faire des comparaisons, mais en tout état de cause, la pelle est moins sollicitée en translation », relève Geoffroy Debost, « la maintenance générale inhérente à ces matériels doit permettre prévenir d’éventuelles prises de jeu au niveau des axes ou usure prématurée de joints». Aussi, en France, Liebherr ne recommande pas le recours au graissage centralisé dans ce type d’applications :  l’avantage du graissage manuel est que la personne qui graisse vérifie en même temps le bon état du matériel, des flexibles hydrauliques, des vérins,… or en l’absence de cette intervention, cette inspection visuelle peut être oubliée.

« Nous préconisons un graissage journalier, dans le cadre d’un suivi régulier de la machine et qui permet d’intervenir dès l’apparition d’un quelconque problème en particulier au niveau des flexibles » indique Christian Yanes « la maturité du marché scandinave permet de proposer le graissage centralisé, sans restriction, y compris dans les flottes locatives des grands opérateurs régionaux (Cramo, Ramirent) ».

Débit hydraulique

p4Autre point de vigilance, l’adaptation du débit hydraulique du porteur à un outil déjà consommateur et qui reçoit des accessoires toujours plus gourmand. « Les opérateurs veulent de la vitesse et de la puissance », rapporte Geoffroy Debost, « ils sollicitent en permanence l’inclinaison, la rotation, en même temps que la volée variable et l’angle de cavage ». Pour lui, les standards des pelles commercialisées avec, de série, deux lignes hydrauliques, suffisent, même si le constructeur et ses distributeur sont à même de proposer le modèle de porte-outil multidirectionnel le mieux adapté, comprenant deux lignes ou une ligne hydraulique pour, ensuite équiper le porteur en conséquence.

Avec son programme intégré d’auto-calibration capable de « dialoguer » avec le porteur, Steelwrist facilite l’adéquation des débits et des pressions aux besoins de l’outil et réduits les erreurs de paramétrages .

« D’ici 15 ans, le montage systématique du porte-outil multidirectionnel sur les pelles hydrauliques commercialisées en Europe conduira les fabricants à adapter les débits et les pressions », prédit Christian Yanes, «à cette échéance, la stabilité ne posera plus aucun problème car elle aura également été prise en compte dans la définition de la pelle ». De fait, dans cette période de transition, ces adaptations au cas par cas sont encore nécessaires. A l’horizon 2030-2035, le marché européen se sera converti à ces configurations de machines les plus adéquates au regard de la typologie de chantiers à réaliser. La nature des travaux évolue, l’environnement du chantier aussi. La polyvalence, gage de productivité accrue, tend à être déterminante dans le choix des moyens matériels déployés sur site. A ce titre, la pelle hydraulique sur pneus, équipée d’un porte-outil multidirectionnel s’avère une solution particulièrement  préconisée en milieux urbains sous réserve que les constructeurs prennent en considération la nécessité de disposer d’une flèche plus courte et de pompes hydrauliques de plus forte capacité et d’un système de guidage 2D/3D. Dans cette perspective, la collaboration entre les fabricants de pelles hydrauliques et les spécialistes de ces équipements ira croissant. « Avec l’intégration de Steelwrist en usine, Volvo CE anticipe cette évolution », se félicite Bruno Franche, « le fait que la garantie constructeur soit étendue à l’outil démontre le niveau d’engagement de la marque pour promouvoir ce concept et contribue à rassurer le client». Un commentaire validé par Christian Yanes qui rappelle la portée européenne de cette coopération et souligne, dans cette logique de solution de travail intégrée, l’importance de l’attache-rapide et du godet. « Il est essentiel que le besoin de l’exploitant soit bien défini et que le recours à un porte-outil multidirectionnel implique une transformation dans l’organisation du chantier et la gestion du personnel », insiste Christian Yanes. Dans le même ordre d’idée, Geoffroy Debost rappelle que la définition du besoin conditionne le choix de l’équipement qui lui-même détermine la sélection du porteur. Moyen humain et moyen matériels alloués à une application sont à repenser à l’aune de l’utilisation croissante du porte-outil multidirectionnel.

J-N.O