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Matériels d’occasion – Pression sur les prix

9 mai 2016
<span>Matériels d’occasion</span> – Pression sur les prix

Le prolongement de la loi Macron, qui profite au matériel neuf, met sous pression le marché des occasions en France. Dans ce contexte, la possibilité de pouvoir commercialiser son matériel de seconde main sur le marché international permet d’en tirer le meilleur prix.

Michel Schietequatte, directeur commercial France (Ritchie Bros) : « Même si les incitations fiscales sont ponctuellement favorable au neuf, l’occasion reste une solution compétitive à long terme. »

Michel Schietequatte, directeur commercial France (Ritchie Bros) : « Même si les incitations fiscales sont ponctuellement favorable au neuf, l’occasion reste une solution compétitive à long terme. »

C’est toute la force du modèle de ventes aux enchères sans prix de réserve mis au point par Ritchie Bros. Le leader mondial de la spécialité, qui célèbre cette année ses 10 ans de présence sur le territoire métropolitain offre un canal d’exportation sans équivalent.   « Les trois quarts de ventes opérées sur la plate-forme de Saint Aubin (27) sont exportées », confirme Michel Schitequatte, directeur commercial France (Ritchie Bros), « l’attractivité des occasions récentes ne se dément pas sur le marché mondial ». Un atout évident pour les vendeurs quand on sait que les prix pratiqués à l’échelle mondiale, sont supérieurs à ceux observés dans l’hexagone, mis à mal par les conditions actuelles d’acquisition du neuf.

De fait, la machine d’occasion reste une alternative à part entière à l’achat comme à la location. Michel Schietequatte l’assure : « les matériels de seconde main  répondent à un besoin ponctuel que tout type d’exploitant peut rencontrer a un moment ou un autre  ». Après que les parcs vivant ont été rationalisés, l’occasion, au moment au l’inflexion du marché se précise,  peut faire office d’appoint dans l’attente de la livraison des machines neuves. La prochaine vente aux enchères, programmée le 16 juin prochain revêt donc un caractère particulier. « En France la  pression reste relativement constante sur l’occasion, mais l’on peut constater que des matériels spécifiques restent bien valorisés », observe Michel Schietequatte. Exemple : le spécialiste des ventes aux enchères proposera au plus offrant, trois lots portant sur des matériels pour fondations spéciales dont l’un porte sur un vibreur hydraulique ICE 640 en parfait état, affichant 850 heures de travail. « Une machine similaire mais deux fois moins puissante et plus ancienne donc avec plus heures travaillées a été négociée à près de 90 000 euros au Canada», rapporte Michel Schietequatte, sachant que la valeur neuve d’un tel outil peut être estimée à 260 000 euros ». Une aubaine pour les spécialistes de travaux géotechniques qui, à l’aune des chantiers du Grand Paris, doivent faire face à un volume de travail significatif.

Acte de gestion

P1Fort d’une expérience de 10 ans en France, Michel Schietequatte note l’évolution des mentalités vis-à-vis des ventes aux enchères sans réserve de prix longtemps assimilées par le passé à des ventes au rebut. « Non seulement la pertinence du modèle économique de Ritchie Bros est démontrée, mais nous avons démontré que ce canal s’était imposé comme une voix de commercialisation à part entière, en toute transparence pour les deux parties », souligne Michel Schietequatte, « au fur et à mesure que la profession s’est structurée, elle a adopté une approche plus qualitative en gagnant en expertise et en attractivité ». La preuve en quelques chiffres : la prochaine vente organisée par Ritchie Bros sur son site normand devrait rassembler 1 500 enchérisseurs pour 1500 lots et générer un chiffre d’affaires de l’ordre de plus de 10  millions d’euros. En 2006, la première édition avait rassemblé 450 lots et 115 enchérisseurs.

J-N.O