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Matériels pour la construction et la manutention – Le Seimat attend un fort rebond au premier semestre

15 février 2021
<span>Matériels pour la construction et la manutention</span> – Le Seimat attend un fort rebond au premier semestre

Le recul prononcé des ventes de matériels de chantier n’a épargné aucune catégorie de matériels en 2020. L’effet rattrapage attendu sur la première partie de l’année doit permettre de refaire, en partie le retard, et de boucler 2021 à quelque 53 000 unités commercialisées, dont près 23 000 matériels de terrassement.

-14% en valeur, à 2,4 Mds €, contre 2,8 Mds € en 2019. « Nous avons craint le pire pour 2020 et finalement cette crise sanitaire n’a pas eu de répercussion catastrophique sur notre marché ni sur nos adhérents », indique Pascal Guillemain, président du Seimat. « La baisse du chiffre d’affaires est très faible en comparaison avec celle que nous avions connue en 2009 ». En outre, l’activité AV a continué de fonctionner pendant le premier semestre malgré l’arrêt des livraisons et des facturations de matériels, ces dernières redémarrant dès le mois de juin.

Comme le confirme Pascal Guillemain, « les adhérents du Seimat ont terminé l’année 2020 avec un très bon carnet de commande. La forte activité constatée sur la fin de l’année écoulée permet d’anticiper une reprise du marché à hauteur de 8%, profitant à l’ensemble des secteurs couverts par le syndicat. Ce rebond dérive de la bonne santé de nos clients et du moral des entrepreneurs. La reprise, qui illustre les perspectives d’activité des clients représentés par deux fédérations principales (FFB et FNTP), profitera à toutes les gammes de matériels de manière relativement homogène à l’exception des matériels pour le béton. Elle permettra de renouer avec un niveau de marché proche de celui de 2008, la troisième des meilleures années après 2019 et 2018″. Déjà, les fournisseurs ont reconstitué leurs carnets de commandes, signe de la confiance de la part de leurs clients. Comme le rappelle le Président du Seimat, « les entreprises ont étét ouchées par la crise sanitaire à la fin du premier trimestre, avec deux mois difficiles, mais globalement, ils ont beaucoup travaillé sur le reste de l’année. Les livraisons ont repris dès le mois d’avril ».

Pascal Guillemain, Président du Seimat : « En 2020, nous avons traversé une crise sanitaire et non pas financière »

L’indice de confiance des entrepreneurs de TP est plutôt bon en fin d’année. En outre, le nombre d’affaires en cours est également un bon indice qui confirme les perspectives de nos clients. Un bémol cependant : l’inflation des prix de l’acier et du fret maritime. Deux tendances, qui même si elles ne sont pas encore palpables, pourraient avoir des conséquences à plus long terme. « Historiquement, lorsque les prix des matières premières subissent des variations importantes, cela se répercute sur le prix de revient et donc probablement sur le prix de vente », commente Pascal Guillemain. « Dans notre industrie, les constructeurs déterminent leur prix de ventes par rapport aux zone géographiques. Pour l’instant, il n’y a pas de répercussions notoires. Si l’augmentation devait perdurer, il y aura forcément une hausse des prix des machines ». 

Marché 2020
Période                Volumes                  Evolution/N-1
1er semestre        25 341                           -30%
2e semestre         23 455                          -3%Année                  48 796                         -17%

Efficience du parc

Indépendamment de la conjoncture, avec la fin programmée de l’avantage fiscal accordé au GNR, les exploitants sont incités à renouveler leur parc pour disposer d’un outil de production efficient. A ce titre, les nouvelles gammes bénéficiant de motorisations plus performantes apportent de gains significatifs de consommation quand les systèmes de guidage apportent une efficacité accrue. « Les entreprises de TP ont engagées la décarbonation de leurs activités », confirme Pascal Guillemain. « Outre les nouvelles motorisations et les nouvelles technologies, le recours croissant à la location longue durée participent de cette approche globale, notamment dans le domaine des matériels de production. Cela leur confère une plus grande flexibilité, notamment dans le choix du matériel et dans la capacité à suivre l’E évolution technique des machines ». Une gestion de parc qui tend à accélérer sa rotation. De même, les exploitants tendent à explorer de différentes alternatives au diesel.

Loueurs

L’un des faits marquant de l’année 2020 réside dans le recul du poids de la location sur le marché des matériels compacts, à 21%, soit le plus faible pourcentage depuis 2016 (26,2% en moyenne entre 2016 et 2019).

Après quatre années de forts investissements, les loueurs, qui avaient allégé leurs investissements, ont été les premiers à réagir à la situation sanitaire. S’ils ont procédé de façon marginale à des annulations sèches de commandes, bon nombre ont demandé à étaler les délais.

Guidage

Première et deuxième monte progressent. Le marché des équipements de guidage 3D ne connait pas la crise. Sur les quatre dernières années, les ventes ont explosé de 103%. Même si la croissance a été ramenée à un chiffre en 2020 (+5%), les fournisseurs surfent sur un taux d’équipement moyen en hausse, première et deuxième monte confondues.

Résultat : 100% des niveleuses mises sur le marché bénéficient de telles solutions, contre 50% pour les bouteurs. Avec moins d’une machine sur quatre équipées, les pelles sur chenilles et sur pneus constituent un formidable relais de croissance à court et moyen terme.

J-N.O

Construction Days
Un nouveau rendez-vous pour la filière
Les prévisions étant bonnes et les adhérents demandeurs, le Seimat a décidé de créer, avec Comexposium, un évènement programmé du 21 au 23 septembre prochain à Lyon Eurexpo. Si les Construction Days s’adressent avant tout aux acteurs locaux, le marché français restant l’un plus importants en Europe, son attractivité opère pour les industriels étrangers, en particulier ceux implantés dans les pays limitrophes.