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Matériel de chantier – Plus d’ergonomie pour plus de sécurité

30 mars 2015
<span>Matériel de chantier</span> – Plus d’ergonomie pour plus de sécurité

Malgré la mobilisation de la filière professionnelle dans son intégralité, les TP affichent une accidentologie élevée, tant en termes de taux de fréquence que de taux de gravité. Les fournisseurs de matériels apportent leur contribution à l’amélioration de cette situation en concevant des matériels plus ergonomes, gage de sécurité accrue.

Le pré-Intermat et les Innovation Awards associés, qui récompensent les innovations les plus remarquables, en attestent : les enjeux liés à la sécurité sur le chantier sont une priorité partagée par l’ensemble des parties prenantes et mobilisent les bureaux d’études des industriels. Ces derniers entendent apporter des réponses aux attentes des entreprises qui ont fait de la réduction du nombre d’accidents leur priorité. Au-delà de l’amélioration continue des performances, de l’adaptation réglementaire et de l’efficacité énergétique, les matériels s’adaptent de plus en plus afin d’offrir une sécurité optimale des opérateurs comme des personnes évoluant dans le périmètre d’action des machines. Pour cela, les bureaux d’études et les services Matériel des entreprises utilisatrices ont appris à travailler ensemble afin de cerner les besoins, définir les solutions et valider les conceptions, dispositifs ou fonctionnalités les plus efficaces.

À ce titre, la visibilité a longtemps constitué un sujet de réflexion central : visibilité frontale, latérale et arrière, conformément à la règle du 1 m à 1 m, cette problématique a été solutionnée grâce à des surfaces vitrées, des carrosseries redessinées, des implantations d’équipements (bras, flèches abaissées…). Autre point sensible, les accès aux cabines, les opérations de maintenance routinière ainsi que les remplissages des différents réservoirs.

INNOVATION DE RUPTURE

Sur le principe de l’autoprotection, Swiss TP innove avec une approche atypique des dispositifs d’alerte en proposant le premier bracelet – pouvant également faire office de montre – générant une alerte par vibrations au poignet en cas de danger. Le Pachom (prévention des accidents collision Homme-Machine) sollicite les réflexes, via une vibration cutanée, dès lors que le travailleur équipé se trouve dans une zone géographiquement identifiée comme dangereuse. Le système se compose d’une unité individuelle sous forme du bracelet montre et d’une unité de balisage électronique, fixe ou mobile, la finalité étant de délimiter une zone de danger. Pionnier dans la prévention des conséquences des mouvements aggravants liées à l’utilisation de chariot élévateur à portée variable, Merlo est à nouveau le premier à proposer une solution fiable contre le risque de retournement. Après avoir résolu le risque de renversement frontal, l’industriel s’est intéressé à la question du retournement induit par la charge.

SÉCURISER LES OPÉRATEURS

Afin d’assurer la stabilité des pelles hydrauliques de démolition travaillant à grande hauteur, avec des portées importantes et des outils souvent lourds, Liebherr a élaboré un dispositif permettant à l’opérateur de connaître, en temps réel, la position de l’équipement avec une précision centimétrique. Les informations des capteurs angulaires et une reconnaissance automatique de la longueur des éléments du bras de la pelle hydraulique ainsi que le type d’outils et son poids sont traités par une unité centrale qui restitue à l’opérateur une zone de sécurité sur un écran En dotant l’équipement d’oreilles, qui permettent la prise par deux axes, dont la géométrie impose qu’il soit à terre pour toute manoeuvre de déverrouillage, Mecalac sécurise les attaches rapides avec une solution contre la chute d’équipement. Autre contribution de l’industriel, le dispositif d’accès à la cabine 12 MTX. Il s’agit d’un marche-pied rétractable qui se déploie automatiquement lorsque l’opérateur relève la console pour quitter la cabine. Sorti, le marchepied se positionne sous les pieds de l’opérateur ; en position rentrée, il s’intègre parfaitement dans le gabarit de la machine sans risque d’accrochage. De son côté, Volvo généralise les mains courantes surdimensionnées et, désormais peintes en orange fluo, sur ses tombereaux articulés et ses pelles hydrauliques.

DIMINUER LA PÉNIBILITÉ

Anticipant sur la réglementation française qui impose que les grues à tour soient équipées d’un monte-grutier quand la hauteur d’ascension atteint 30 m à partir de 2017 (60 m dès à présent), Liebherr a imaginé un équipement d’élévation qui se monte à l’intérieur de la mâture à l’aide d’une double crémaillère. Ne nécessitant ni montage ni démontage, ce dispositif fonctionne à partir d’un accumulateur au Lithium en 48 V qui récupère l’énergie en descente de la cabine, soit environ 40 % de la consommation de l’équipement.

APPORT DU NUMÉRIQUE

« Nous avons été déçus de ne pas avoir à évaluer davantage de dossiers liés au numérique lors des Innovations Awards d’Intermat », indique Catherine Jarosz (Direction Technique de la FNTP). L’accessibilité aux machines, pour l’opérateur mais aussi pour les personnes ayant à réaliser les interventions de maintenance périodique comme l ’approvisionnement en carburant, reste, avec les questions de visibilité et de sécurité globale en zone de travail, un enjeu fort. Il en est de même pour tout ce qui touche à l’ergonomie, malgré les progrès significatifs qui ont été réalisés dans ce domaine. Aussi, l’avènement du numérique constitue une voie de progrès pour la profession dans son ensemble. Comme le remarque Catherine Jarosz, non seulement le numérique contribue à la meilleure collecte des données énergétiques des machines pour une optimisation de leur utilisation mais il participe, sur le chantier, à l’optimisation organisationnelle tant au niveau de la productivité que des processus de travail.

Jean-Noël Onfield

 

LE CHIFFRE

1 arrêt de travail sur 5 dans la profession est lié à une chute lors de la montée ou de la descente d’un matériel