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Déconstruction – Okada Europe affûte ses cisailles

19 avril 2021
<span>Déconstruction</span> – Okada Europe affûte ses cisailles

La jeune filiale du constructeur japonais termine son implantation en France. Si les brises-roches hydrauliques constituent encore le gros de ses ventes, elle a vu arriver en 2020 ses premiers acheteurs de cisailles et de broyeurs.

(Photo ci-dessus : un modèle TSRC-1300V d’Okada, une cisaille mixte acier et béton. OKADA)

La concurrence est rude dans le monde des outils de déconstruction. Les constructeurs sont nombreux pour une clientèle française somme toute modeste. Okada Europe est pourtant bien décidé à devenir l’un des principaux acteurs de ce segment.

Cette entité fait figure de nouvelle venue dans nos contrés. Okada Aiyon, sa maison mère japonaise vieille de 60 ans, l’a créé en 2019. Elle souhaitait se rapprocher du marché local, auparavant directement traité depuis l’archipel. Selon Olivier Steenhaut, responsable des ventes d’Okada Europe, la marque était déjà connue des spécialistes de la déconstruction allemands ou britanniques malgré la distance. Mais la France restait un territoire fermé.

L’approche par le BRH

Aujourd’hui, la jeune filiale a franchi les frontières de l’Hexagone. Elle a constitué un réseau de 15 points de vente. Pour le moment, cette percée s’appuie surtout sur le brise-roche hydraulique (BRH), un produit moins onéreux et plus polyvalent que les outils de déconstruction. Mais la société revendique plusieurs dizaines de ventes de cisailles et de broyeurs l’année dernière. Elle souligne aussi l’intérêt de grand groupe pour ses équipements. « Nous ne cassons pas les prix. Okada offre des équipements de hautes qualités, indique Olivier Steenhaut. Les petites structures qui réalisent un chantier de temps à autre se tourneront sans doute vers d’autres marques moins chères. Nous nous adressons plutôt aux sociétés spécialisées dans la déconstruction ou qui veulent percer dans ce secteur. »

Rien que du spécifique

Le constructeur possède un catalogue bien rempli dans ce domaine : cisaille à béton, broyeur, cisaille à acier et une toute récente pince de tri, un accessoire propre au Vieux Continent. En revanche, pas de systèmes multimâchoires. Kazunori Ohara, directeur d’Okada Europe, s’en explique : « Deux facteurs sont à prendre compte. Tout d’abord, le temps. À quelle date l’entreprise doit terminer son chantier ? Un broyeur ou une cisaille spécialisée travaille plus vite qu’un outil multifonction. Il y a également la durée de vie et la fiabilité. Les accessoires spécialisés sont conçus pour réaliser les opérations les plus difficiles. Ils dureront donc plus longtemps. Nous recevons des demandes de pièces pour des cisailles ou broyeurs Okada vieux de trente ans. »

Le fabricant propose néanmoins deux modèles de cisailles mixtes, béton et acier. La TS-S à un seul vérin et la TSRC à deux vérins. « Les grandes entreprises peuvent mobiliser plusieurs pelles. Mais les petites boîtes peuvent rechercher des outils plus polyvalents. La série TS-S ou la série TSRC évite d’investir dans plusieurs accessoires spécifiques », observe Olivier Steenhaut.

Sans soudure

Pour séduire la clientèle, la marque compte sur quelques particularités. La mâchoire et le corps des cisailles sont en acier moulés, sans aucune soudure. « C’est unique sur le marché », affirme le responsable des ventes. Ces mêmes cisailles sont munies d’un dispositif de verrouillage qui se resserre au moyen d’un simple boulon.

La majorité des équipements intègrent une speed valve. Cette vanne de régénération, devenu un composant courant dans les outils de bonne qualité, transfère une partie de l’huile de la tige vers la tête du piston. De la sorte, la fermeture de l’accessoire est accélérée. « Okada a 35 ans d’expérience avec la speed valve, remarque le responsable. C’est un dispositif qui a été amélioré au fils des années, de telle manière à aboutir à une conception simple. Les soucis sont rares. S’il y a un problème, l’utilisateur peut facilement la désactiver et terminer le chantier avant de l’apporter l’outil dans un atelier. »

Dans les mois à venir, la filiale prévoit de parfaire sa couverture de l’Hexagone. Elle recherche encore des revendeurs dans le Centre et le Nord-Ouest. « Nous travaillons avec un seul distributeur par territoire, précise Olivier Steenhaut. Nous souhaitons nous assurer de la qualité du service après-vente. » À bon entendeur.

M. D.