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Déconfinement – L’INRS attire l’attention sur les risques professionnels

28 mai 2020
<span> Déconfinement <span/> – L’INRS attire l’attention sur les risques professionnels

Comment poursuivre l’activité en garantissant la protection de la santé des salariés et éviter la propagation de la maladie ? Dans le contexte actuel de pandémie, l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) actualise ses recommandations pour aider les entreprises à reprendre leur activité sur site tout en préservant la santé et la sécurité de leurs salariés.

Pour l’Institut National de Recherche et de Sécurité, il convient de ne pas sous estimer les autres risques, en particulier lors de la reprise des activités. Chaque année, ce sont plus de 650 000 accidents du travail et près de 50 000 maladies professionnelles qui surviennent sur le lieu de travail. L’exposition à la COVID-19 en tant que risque biologique doit obligatoirement faire l’objet d’une démarche d’évaluation des risques de la part de l’employeur et être intégré dans le document unique, au même titre que l’ensemble des autres risques présents dans l’entreprise. Cette crise sanitaire ne doit pas faire perdre de vue à chaque employeur la prévention des principaux risques inhérents à son activité et ceux qui pourraient être engendrés par la COVID-19.

Horaires décalés

Repenser l’organisation du travail, et notamment recourir aux horaires décalés (travail du matin, du soir, travail en 2X8, travail du week-end…) ou au travail de nuit peuvent permettre d’assurer le maintien de l’activité tout en limitant le nombre de personnes présentes simultanément sur le même lieu de travail. Cependant, cette réorganisation du temps de travail peut avoir des répercussions sur la santé et la sécurité des travailleurs. Aussi, l’institut préconise de prévenir la dette chronique de sommeil est particulièrement important car elle a pour conséquence directe une baisse de vigilance qui peut être source d’accidents de travail ou de trajet. Cependant, décaler les horaires ne doit pas entrainer d’augmentation de l’amplitude du temps de travail et le recours au travail de nuit doit rester exceptionnel.

Prise de température

Certaines entreprises pourraient être tentées de procéder à des relevés de la température corporelle de toutes personnes entrant dans l’entreprise. Or, à ce jour, les autorités sanitaires déconseillent la réalisation de mesure de filtrage par température corporelle des personnes, salariés, clients, prestataires, souhaitant entrer dans une entreprise. Notamment car, l’infection à COVID-19 peut être asymptomatique, la fièvre n’est pas toujours présente chez les malades et une personne pourrait être contagieuse 2 jours avant l’apparition des symptômes. La prise de température pour repérer une personne possiblement infectée serait donc faussement rassurante. En revanche, la prise de température par les salariés devant tout symptôme évocateur de la maladie est conseillée à domicile avant de partir pour le travail. Explications : des mesures préventives, qui conduiraient certains salariés à se voir imposer la prise de température ou la réalisation d’un test, ou à se voir refuser l’accès à leur entreprise en raison de leur état de santé, pourraient être considérées comme discriminatoires et attentoires à la liberté individuelle.

Nettoyage des locaux

L’INRS appelle à la vigilance sur certaines pratiques qui pourraient avoir des impacts délétères sur la santé, la sécurité et les conditions de travail des salariés<<. Exemple : confondre nettoyage, à l’aide d’un produit détergent,  et désinfection. Dans la plupart des cas, dans les locaux des entreprises, un nettoyage initial puis régulier à l’aide d’un détergent sur toutes les surfaces susceptibles d’être en contact avec les salariés est suffisant. La désinfection n’est utile que dans les secteurs où il existe des risques biologiques particuliers comme dans les milieux de soins et les laboratoires. Mal employé, l’usage répétitif d’un désinfectant de surface peut augmenter la résistance des autres micro-organismes.

J-N.O

Photo :  La vigilance sur l’impact de certaines mesures prises par les entreprises face à un nouveau risque sanitaire.