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Constructeurs – Tchernobyl : retour d’expérience d’Imer France

2 septembre 2016
<span>Constructeurs</span> – Tchernobyl : retour d’expérience d’Imer France

Trente ans après l’accident survenu dans la centrale nucléaire et à un an de la fin des travaux du nouveau sarcophage, Imer France, qui est intervenu dès l’origine de la catastrophe, dresse le bilan d’une opération hors norme. Explications.

William Merger, directeur des ventes Béton : « A l’issue de ses chantiers de référence, Imer à généralisé les malaxeurs planétaires MS pour le marché européen des centrales BPE. »

William Merger, directeur des ventes Béton : « A l’issue de ses chantiers de référence, Imer à généralisé les malaxeurs planétaires MS pour le marché européen des centrales BPE. »

Depuis de longues années, Imer collabore avec les majors françaises en métropole comme dans les DOM-TOM et à l’export », rappelle William Merger, directeur des ventes Béton (Imer France), « nous avons acquis une expertise dans le domaine des chantiers complexes ». Dans le cas précis de Tchernobyl, le fabricant a été sollicité deux fois, la première dès 2000, afin, au -delà de la définition des matériels, de fournir des centrales adaptées à la production de béton spécifiques dans leur formulation. Imer France a ainsi fourni deux centrales à béton  Rome  CZ3 pour la fabrication des bétons nécessaires à la construction des modules de stockage et à l’unité de traitement et de conditionnement des barres d’uranium. Ce type d’installation est préconisé pour la production de béton à degré de granulométrie des agrégats de 60 mm maximum, à raison de 1 m3 par cycle, avec programmateur. La prestation englobait également l’installation, la mise en route et la formation des opérateurs sur site. A ce titre, la société dispose de collaborateurs « habilités nucléaires », donc rompus au travail en milieu sensible, voire, comme c’était le cas en Ukraine, hautement contaminé.  Comme le souligne, William Merger, l’un avantages de ce modèle réside dans la présence de malaxeurs planétaires MS Oru 1500/1000, issue de la filière préfabrication, « gage d’homogénéité dans le mélange ». Avec une capacité nominale de 40 m3/h, ces centrales affichent une productivité en adéquation avec les besoins du chantier -soit 58 000 m3- en béton à haute résistance, dont la formulation spéciale nécessitait à la fois d’avoir une grande homogénéité et une température à respecter. L’ensemble de l’opération est encadrée par les exigences de la norme ISO 9001. Contrainte supplémentaire : limiter au maximum la formation de bulles d’air. « La caractérisation des bétons était étudiée pour contenir et isoler les matières radioactives avant enfouissement », souligne William Merger, « la durabilité centennale avec autant de cycles gel/dégel était également prise en considération ».

Bétons techniques

10 ans plus tard, la société était à nouveau sollicitée par le

Une centrale OneDay, livrée en 2010, aura produit 60 000m3 à fin 2017.

Une centrale OneDay, livrée en 2010, aura produit 60 000m3 à fin 2017.

consortium Novarka (JV Vinci Construction Grands Travaux/ Bouygues Travaux Publics). Le marché : la remise en service des deux centrales Rome, hivernées localement à l’issue des travaux, et la fourniture d’une troisième centrale additionnelle OneDay pour la production des bétons nécessaires à l’élaboration du sarcophage. Après expertises des deux centrales Rome, la société a fourni les pièces et composants requis pour une remise en route opérationnelle. La nouvelle centrale OneDay est dédiée à la production des bétons devant consolider le sarcophage de protection, érigé sur le site nucléaire. Avec son malaxeur Oru MS 2250/1500, ce modèle qui peut produire jusqu’à 60 m3/heure, aura sorti 60 000 m3 sur le site.

J-N.O

Photo : Les deux centrales Rome CZ3, qui ont été mises en œuvre dès 2000, auront produit 20 000 m3 de béton.