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Chargeuses sur pneus – Carrières : le coût de revient horaire et la consommation comme principaux critères de sélection

22 septembre 2017
<span>Chargeuses sur pneus</span> – Carrières : le coût de revient horaire et la consommation comme principaux critères de sélection

Du front de taille au chargement de produits finis pour les clients, la chargeuse sur pneu est incontournable en carrière. Au cœur de l’organisation des sites, elle conditionne directement la production. Les critères de sélection des exploitants sont particulièrement sévères, le coût de revient horaire et la consommation faisant désormais office de juge de paix.

Au front de taille pour charger les matériaux foisonnés à l’explosif comme au chargement client, Volvo défend des parts de marché de respectivement 10 % et 30%.

L’évolution des ventes de chargeuses sur pneus en carrières accompagne l’évolution de la production de l’industrie extractive en France. De fait, sur les dix dernières années, la tendance est à une relative stabilité, le parc opérationnel de chargeuses sur pneus de moyennes et grosse capacités destinées majoritairement à la manutention de granulats étant adapté aux volumes de production.

Sur la période, le renouvellement des parcs a été favorisé par la renouvellement de l’offre des principaux faiseurs, accéléré par l’incitation fiscale prévue par la loi sur le suramortissement (Loi Macron 1 et 2), et la nécessité de maîtriser les coûts, qu’il s’agisse des frais de maintenance, de carburant et de personnel. Conséquence : le coût de revient horaire de la machine, sa productivité, son agrément de conduite et sa fiabilité sont les quatre critères à partir desquels les exploitants se déterminent.

Conversion de flotte chez GSM

Jean-Luc Pontieux : « Sobres et véloces, les chargeuses sur pneus Cat 972 M XE se révèlent les plus performantes du marché. »

« Si les matériels de traitement constituent le cœur de notre métier de carrier, les matériels roulants, aux premiers rangs desquels figurent les chargeuses sur pneus conditionnent directement notre productivité », souligne Jean-Luc Pontieux, Directeur Matériel de GSM, en charge des matériels fixes et mobiles. A ce titre, il gère les outils de production de quelque 80 carrières en France, totalisant un parc de 260 matériels mobiles dont 180 chargeuses sur pneus.

Process de traitement des matériaux (concassage, criblage, lavage) mais aussi  tout ce qui contribue à une étape de la fabrication à la production de granulats, sont dans son champ de compétences, qui inclut également une veille technique et performantielle. Cela explique que, sous l’impulsion de Jean-Luc Pontieux, le carrier a engagé, depuis l’année dernière, la conversion de son parc de chargeuses sur pneus en acquérant 70 Cat 972 M XE. Une « méga » commande passée auprès de Bergerat Monnoyeur, concessionnaire exclusif de Caterpillar en France, fondée sur la démarche ISO 50001 initiée chez GSM.

« Nous sommes les seuls dans notre secteur à nous être lancés dans la certification de la performance énergétique », assure Jean-Luc Pontieux, « nos activités étant par définition source de consommation d’énergie, que ce soit d’origine électrique ou fossile, l’enjeu est stratégique ». Dans ce cadre, et pour être reconduit dans l’une des certifications les plus contraignantes, l’exploitant se doit de démontrer  par les faits, son engagement.

Le volet électrique a été réglé avec l’installation de variateurs sur les pompes. Pour le volet gasoil, le levier d’action réside dans le choix de machines plus sobres, dans le cadre d’un renouvellement régulier de la flotte. « Pour maintenir l’âge moyen autour de 8 ans et le taux d’engagement de notre parc, nous considérons devoir investir 20 à 25 chargeuses chaque année », révèle Jean-Luc Pontieux, « depuis 2006, nous avons fait le choix économique de généraliser la location opérationnelle ».

Après consultation des principaux faiseurs en carrière sur le segment des chargeuses sur pneus que sont Caterpillar, Liebherr, Komatsu et Volvo, (Polemat, distributeur Hyundai en Ile-de France ayant aussi répondu mais en se limitant aux départements qui lui sont concédés) et analyse des offres, la préférence du carrier est allée à Caterpillar, au vu des niveaux de consommations avancés.

La conception de la chaîne cinématique conditionne directement la consommation de la machine et sa fiabilité.

Un choix payant selon l’exploitant, qui favorise le renouvellement (autour de 10 000 heures contre 15 000 à 20 000 heures auparavant), et permet d’améliorer le coût total de possession en disposant de machines récentes, efficientes et parfaitement suivies conformément aux engagement du constructeur et de son réseau qui assure le SAV en full service ».

Le cycle de contractualisation (5 à 8 ans) étant en phase avec la durée de vie opérationnelle définie par le carrier, la solution, qui simplifie également la gestion technique de l’entretien, donne entière satisfaction à l’exploitant qui peut se concentrer sur son cœur de métier. Une approche axée sur le coût global de possession qui permet de connaître précisément  les dépenses affectées à chaque machine, leur consommation mais aussi leur taux d’engagement, leur taux de charge (ratio heure de ralenti/heure travaillées), et leur production journalière et cumulée.

Personnalisation

Le prix de vente compétitif et des frais d’exploitation maîtrisés permettent à Hyundai d’avancer un coût total de possession intéressant.

Dans le cahier des charges transmis aux différents fournisseurs, les machines sont définies par une volumétrie de godets, leurs performances en termes de productivité et leur fiabilité. Le service est également pris en considération. En résumé, elles sont jugées sur leur capacité à assurer la production maximale tout en consommant le moins et cela, dans toutes les configurations de travail.

« Même si une majorité travaille en mode chargement/transport, ces chargeuses sur pneus sont appelées à effectuer une multitude d’opérations, y compris en reprise au front de taille et en chargement d’enrochements», commente Jean-Luc Pontieux, « tous les usages en carrières, gravières et sablières étant couvertes ».

Dans le domaine de la sécurité et du confort des opérateurs, la définition du « standard » du carrier comprend les commandes de direction au joystick, le pesage embarqué, la caméra de recul, les feux à éclats, les phares supplémentaires à l’avant et à l’arrière ainsi que les ceintures quatre points, l’avertisseur de recul de type « cri du lynx ». Autre équipement, l’ouverture à distance de la porte d’accès à la cabine, qui « sécurise sensiblement les montées», particulièrement appréciée des opérateurs.

Deux types de godets sont installés : à lame droite, pour le chargement des produits courants ou  dents à profil delta, pour les enrochements.

Côté pneumatiques, deux manufacturiers ont droit de cité, selon les sites (alluvionnaires, roches massives,…), le carrier sélectionnant des profils adaptés au contexte d’évolution et au type de roches : Michelin XHA 2 et Goodyear GP3B en alluvionnaires, Michelin XLDD1, voire XLDD2, pour les applications plus pollicitantes dans les carrières de roches massives.

Toujours afin de gagner en productivité, GSM a choisi d’équiper les chargeuses sur pneus évoluant dans les sites où la volumétrie de production est relative faible (moins de 150 000 t/an), d’attache-rapides. L’enjeu ? Etre rapidement dans la meilleure configuration selon qu’il s’agisse de chargement clients ou d’alimentation de la trémie. Des équipements, comme les godets, fournis par le constructeur de la chargeuse, dans une optique d’optimisation de l’ensemble (matériels, accessoires et pièces d’usure).

Coût total de possession

Boîte de vitesses à quatre rapports avant avec programmation du nombre de vitesses ou transmission à cinq rapports avec lock-up enclenchable, à choisir selon l’application.

Si, avant l’introduction des chargeuses Cat 972 M XE, le monitoring de la flotte des chargeuses sur pneus faisait apparaître une consommation moyenne de l’ordre de 23 l/heure, le même outil de mesure à présent une consommation moyenne autour de 15 l, les mesures sur les machines de dernière génération Cat 972 M XE 2ème génération ayant été encore optimisées par rapport à celle de la première génération, grâce à une meilleure gestion électronique de l’injection. « Les versions XE 2ème génération font apparaître un gain supplémentaire de près de 10%  soit plus de 8l/h  voire  autour de 10 l/h chez les plus performants de nos opérateurs », rapporte Jean-Luc Pontieux, « un atout supplémentaire dans le cadre des actions pour la dynamique ISO 50001 de l’entreprise ».

Le directeur Matériel l’assure : « à l’issue de la mise en route des dernières chargeuses programmée cette année, l’économie générée par l’ensemble de la flotte est estimée à 1 million de litres de gasoil, soit au minimum 700 000 euros. Selon le constructeur, une moindre usure des pneumatiques grâce à la transmission CVT doit être observée. A ce stade, et avec un recul de plus de 4 000 heures sur les machines les plus sollicitées, l’exploitant estime manquer encore de recul pour pouvoir la quantifie.

La consommation étant, avec la productivité, le juge de paix pour l’exploitant, ses  objectifs sont atteints, voire dépassés, incitant à renforcer la présence de la marque au sein de la flotte qui, de facto, sera appelée à être reconfigurée. A iso-production le carrier devra repenser son outil de production autour de Caterpillar, mais aussi de ses autres fournisseurs Hyundai Komatsu, Liebherr, Volvo.

Cette attention apportée aux coûts d’exploitation s’explique par les montants associés. Sur machines de moyennes capacités, la maintenance d’une chargeuse Cat pourra varier de 25 à 50 €/heure d’après Bergerat Monnoyeur, concessionnaire de la marque en France. A cela, s’ajoute la consommation de carburant (de 10 à 20 €/heure), en fonction de la taille de la machine et de son  contexte d’évolution et le coût de l’opérateur, de l’ordre de 30€/heure. Sur les chargeuses de grosse capacité, la possibilité de « rebuild » (reconditionnement), permettant d’étendre la durée de vie du moyen de production, participe à la diminution des coûts d’acquisition.

Efficacité opérationnelle de la machine, coût d’utilisation et qualité de service sont les trois principaux critères d’achat pour Volvo CE. Si l’e constructeur ne se prononce pas sur des coûts horaires d’exploitation, « trop dépendants de nombreux paramètres », quelques données chiffrées relative à la consommation moyenne confirment l’enjeu que la machine travaille au front de taille (entre 25 et 27 l/heure) ou au chargement (entre 16 et 18 l/heure). Des chiffres bruts, qui varient selon le modèle, l’application, l’engagement horaire annuel (1 500, 2 000, 2 500 heures/an), mais aussi du type de contrat de service que la client a souscrit et même des conditions dans lesquelles la machine a été acquise (en propriété ou en location).

Komatsu, qui souligne sur l’incidence que peut avoir l’application et l’opérateur de la machines, raisonne en tonne par litre consommé, les coûts d’exploitation étant également impactés par la nature et la densité du matériau ainsi que par l’état et la typologie des pistes.  Pour le constructeur japonais, les enjeux de la consommation sont, avec le SAV, le niveau de performance, le confort et la sécurité au sens large, incluant l’accessibilité au poste de conduite et aux points d’entretien, déterminants.

Rapportant une consommation moyenne de 23l/heure en utilisation intensive, Hyundai met en avant le taux de charge de la chargeuse qui peut flucter. Dans tous les cas, l’industriel coréen affirme garantir un coût à la tonne en baisse, dû, au prix de vente de ses chargeuses sur pneus ainsi qu’au coût d’entretien « serré » pratiqué par le réseau.

Avec un seul modèle (JCB 457) sur ce segment, le constructeur britannique propose une chargeuse sur pneus de 21,5 t de poids opérationnel, destinée à alimenter le concasseur avec son godet de 3,5 m3 à 3,8m3 de capacité. Dans cette application, la consommation moyenne s’élève à 13 l /h (source JCB). La machine a été développée pour répondre aux exigences des clients en matière de coûts d’exploitation et de consommation, mais aussi sur des critères spécifiques tels que la stabilité et la force d’arrachement, ainsi que sur la consommation et la sécurité de l’opérateur.

Les relevés de consommations effectués sur les chargeuses sur pneus Case 921G et 1021G dont état de consommations horaires de 12 et 14 l respectivement, que le constructeur attribue à la sa technologie de moteur « hi e SCR » dont bénéficie les deux modèles. S’adressant principalement aux carriers indépendants, même si, la marque ambitionne de monter en puissance auprès des grands comptes dans le cadre d’une stratégie globales incluant les pelles sur chenilles de fort tonnage, deux avis sont décisifs dans l’acte d’achat : celui de l’opérateur, sur des enjeux de confort, passant sa journée dans sa cabine et celui de l’exploitant, qui, outre l’agrément de conduite de son chauffeur va également raisonner sur des critères financiers, incluant la productivité, la fiabilité, pour obtenir le coût de fonctionnement le plus bas possible.

Une approche convergente à celle d’Hitachi qui insiste sur une exigence de temps d’arrêt le plus court possible, de plus en plus exprimée par les clients. Un critère en partie conditionnée par la fiabilité intrinsèque de la chargeuse sur pneus et par la réactivité du SAV. Les demandes concernent également le contenu technologique de la machine.

Eléments de différenciation

Avec le coût d’exploitation et la productivité, la consommation et la sécurité de l’opérateur constituent les principaux critères de sélection des exploitants.

Au-delà des consommations annoncées par les constructeurs, Caterpillar est à même de s’engager sur les consommations de ses chargeuses sur pneus. Pour les gammes « lourdes », l’application ayant toujours une influence sur la consommation, les spécialistes Produits du concessionnaire, procèdent systématiquement à une étude de site avant de garantir une consommation. Sur cette gamme de machine, une chargeuse 986 K pourra consommer moins de 30 l h et dépasser 100 l/h pour le modèle 993 K.

Les gammes, qui se distinguent par leur longueur avec 9 modèles de moyenne capacité (950 GC, 950 M, 962 M, 966 M, 966 M XE, 972 M, 972 M XE, 980 M, 982 M), et 5 de forte capacité (986 K, 988 K, 990 K, 992 K, 993 K), ont été développées autour de 3 axes :productivité, efficacité énergétique et confort de l’opérateur. La robustesse, gage de longévité des machines, est avérée, avec des moyenne de 20 000 heures travaillées pour les chargeuses moyennes et jusqu’à 40 000 heures pour les grosses chargeuses.  Caterpillar est le seul à proposer un joystick de direction à retour de force piloté électro-hydrauliquement pour une conduite précise et souple. En outre, le dispositif est homologué sur route.

Le blocage de différentiel automatique est également propre au constructeur, comme l’est la transmission à variation continue (version XE), qui permet d’éliminer les changements de vitesse et d’améliorer l’efficience de la machine. Dans le registre de la sécurité et du confort, l’ouverture de la porte cabine pieds au sol limite le risque de chute de l’opérateur tout en facilitant l’accès. A noter que Caterpillar est le seul à conserver le convertisseur de couple verrouillé lors des changements de rapports permettant un passage de vitesses plus efficient. Les boites de vitesse étant constituées de trains planétaires concourent à une meilleure productivité et une fiabilité accrue.

Volvo propose deux modèles pour travailler au front de taille (L260H-L350H). Pour le chargement client, les modèles L150H, L180H, L220 H, disposent de la cinématique de levage dite TPL, propre au constructeur, qui procure à l’opérateur une visibilité totale sur le godet comme sur la benne du camion. Ces mêmes modèles disposent du système de pesage « Load Assist », également conçu et fabriqué en interne.

La chaîne cinématique se compose d’une motorisation « coupleuse », avec un couple moteur élevé à très bas régime associé à une transmission « Optishift », exclusive et brevetée au niveau du freinage automatique à inversion du sens de marche (RBB). Dans toutes les applications de travail, les machines les machines faisant des cycles courts, avec des changements répétitifs (marche AV/AR), le dispositif est un réel avantage.

Nourrissant des ambitions sur ces gammes, Hyundai privilégie une conception technique élaborée. A l ‘instar du modèle HL 980 équipé de ponts AV et AR refroidis (compte tenue des charges à transporter et des A/R continus), pour réduire l’échauffement des organes et diminuer la consommation. Le constructeur avance une consommation horaire de 23 l en application intensive. Avec une motorisation Scania (DC 13, 6 cylindres, 13 l), et une boîte de vitesse ZF avec 5 rapports), le Coréen mise sur des organes fiabilisés et des fournisseurs de référence.

Efficience exigée

Avec des parts de marché de l’ordre de 35% en France, toutes tailles confondues, Caterpillar s’impose comme leader des ventes.

Revendiquant l’un des coûts totaux de possession les plus bas grâce à une capacité de production élevée associée à une efficience optimale, Komatsu, propose 5 modèles sur ce segment (WA 470-8, WA 500-8, WA 600-8, WA 800-8 et WA 900-3). Tous partagent la même conception de chaîne cinématique (moteur Komatsu Stage IV (sauf le modèle WA 900-3 et transmission Powershift). Les trois modèles Case (921G, 1021G et 1121G) de 15t, 19 et 20,4t de poids opérationnel, sont récentes. Elles ont fait l’objet d’améliorations dans deux axes : le confort et la sécurité de l’opérateur. A la clé, une cabine entièrement redessinée et au confort repensé (parebrise mono-pièce, siège à réglage automatique, commandes ergonomiques, niveau sonore abaissé, commandes automatisées, ….).

Autre argument, la Motorisation Tier IV Final avec SCR sans filtre à particule ni vanne EGR, avec, sur la 921G, un caisson de refroidissement en position surélevée entre la cabine et le moteur en position reculée. Sur les 1021 G et 1121 G, du fait de l’encombrement plus important du moteur, les caissons sont placés à l’arrière. Les trois modèles disposent de radiateurs indépendants et autonettoyants. L’intégration d’un six cylindres MTU de 7,7 l de cylindrée permet de s’affranchir du filtre à particules (donc de la régénération et des contre-pressions en sortie d’échappement), de proposer un moteur puissant (1150 Nm de couple maxi) sur la JCB 457.

Elle est déclinée avec des bras de chargeurs HT (parallélogramme avec 4 vérins), ou ZX (avec 3 vérins). La cabine JCB Command Plus et le capot moteur à relevage électrique sont caractéristique de ce modèle. Si les Hitachi ZW65-6, ZW75-6 et ZW95-6 et ZW 150-6 reçoivent une transmission hydrostatique, les ZW180-6 et ZW 220-6, disposent d’un convertisseur de couple à 5 vitesses, qui peut être verrouillé sur les ZW 250-6, 310-6, 370-6 et 550-6.

Adéquation chargeur/godet

La cinématique TPL, qui favorise un coefficient de remplissage du godet optimum, est adaptée aux opérations de chargement client.

Les exploitants sont de plus en plus vigilants sur les opérations de maintenance. Qu’il s’agisse d’entretien routinier ou d’interventions périodiques, ils cherchent à optimiser des opérations. De leur côté, les constructeurs allongent les espaces entre deux révisions. Il est prudent de suivre les préconisations Constructeur en termes de fréquences d’entretien, de maintenance périodique et de remplacement), tout en veillant au graissage régulier de l’ensemble de la machine.

La présence d’un système de graissage automatisé, permet de se prémunir contre d’éventuels problèmes. Komatsu, qui intègre dans toutes ses offres 2 000 heures d’entretien grâce au système télématique Komatsu Care, préconise évidemment de suivre le carnet d’entretien de la machine et de passer en « full service ».

Pour faire baisser les coûts d’exploitation et améliorer la productivité de la machine, il est essentiel d’étudier la meilleure configuration en fonction du site. La densité des matériaux rencontrés en carrière étant, généralement élevée, la cinématique en Z à 3 vérins, telle que la propose JCB, apporte un maximum de force à l’arrachement au niveau du sol, le constructeur disposant également de deux géométries de bras de chargeur (ZX ou HT).

Au front de taille, la cinématique de cavage en Z, dont disposent les Volvo L 250 H et L 350 H, est parfaitement adaptée à cette application tant elle procure une force maximale au niveau du sol. Cela d’autant plus que la machine est équipée des godets « roche » que Volvo développe spécifiquement pour ce contexte d’usage, avec leur structure renforcée, lame en V et dents plus segments intermédiaires pour une pénétration totale. Au chargement client, le Suédois propose une cinématique de cavage dite TPL sur les Volvo L 150 H, L 180 H et L 220 H, dont l’avantage principal est de libérer la visibilité et de favoriser un coefficient de remplissage du godet optimum. Dans cette configuration aussi, le godet est spécifique avec une structure dessinée pour un remplissage rapide, facile et intégral. Son design doit contribuer à une bonne rétention du matériau.

Chez Caterpillar, le design et le choix du godet ont une forte influence sur les performances et le comportement d’ensemble de la machine, toute mauvaise combinaison pouvant détériorer le rendement de la chargeuse. Explications. A priori, il peut sembler financièrement intéressant de choisir un godet très renforcé afin que celui-ci dure un nombre d’heures élevé. Or, un godet trop renforcé par rapport à l’application entraîne une diminution de la production due à une moins bonne pénétration, mais aussi une augmentation de la consommation – qui résulte de la moins bonne pénétration et du poids du godet-, l’économie réalisée sur l’usure du godet étant alors très vite perdue par l’augmentation de consommation et la baisse de la production.

L’application définissant le choix du godet, Komatsu propose des versions à fond plat ou à fond arrondi équipé de lame droite ou semi delta. Le matériau définissant aussi le godet, le choix se fera sur les dents ou la lame. Les godets Case sont maintenant à fond plat pour une meilleure pénétration dans le matériau.

Dans tous les cas, le godet doit présenter une structure solide, être ceinturée sur le fond et équipé d’une contre lame réversible. Les éléments les plus exposés aux contraintes, doivent être réalisés en acier anti-abrasion. Idem pour les dents

Bien choisir sa monte pneumatique

Une segmentation fine de l’offre permet à Komatsu d’afficher une consommation en tonnes par litre favorable.

Le choix des pneus dépendant de plusieurs critères, les arbitrages sont complexes. L’environnement de travail, la préférence de l’exploitant pour un fournisseur, le coût, … orientent les décisions. Case préconise des montes L3, plus souples et plus confortable et L5 quand les enjeux de résistance à l’usure et à les conditions d’exploitations sont sévères. Hyundai adopte Michelin en monte d’origine. Caterpillar segmente la sélection des profils en fonction des applications : les chargeuses moyennes étant principalement des matériels de reprise utilisés pour charger les camions des clients, les pneus type L3 et L4 conviennent.

La première typologie, qui se caractérise par un faible coût d’achat, en rapport avec une plus faibles résistance aux agressions, est préconisée quand la surface de roulage est bonne et peu agressive pour le pneumatique. Dès que la surface de roulage devient plus agressive, le constructeur conseille un pneu L4, pour des distances de roulage allongées. Sur les chargeuses de production travaillant au front de taille, donc dans des environnements agressifs avec des risques de coupures élevés, la typologie L5 s’impose.

La segmentation permet de disposer d’un profil spécial favorisant la motricité et l’adhérence (L5 Traction), et d’un profil protégeant des agressions et apportant plus de résistance au pneu (L5 Roche). Caterpillar garde le type L4, qui évacue mieux la chaleur, pour les applications de chargement-transport (load&carry), pour lesquelles la chargeuse translate sur des distances longues, même si, dans des environnements sévères, le profil L5 peut être monté sur des chargeuses de moyenne catégorie. En ultime recours, l’utilisation de chaînes peut être envisagée pour une protection efficace du pneumatique dans les contextes les plus sévères. Exemple : les applications en front de taille sur matériaux coupants. En contrepartie, la consommation augmente, la vitesse et les distances de translations étant dégradées.

En règle générale, plus le cycle est court, plus il sera possible d’augmenter la profondeur de bande, si l’environnement l’impose. Dans cette logique, si la chargeuse doit se déplacer sur de longues distances, il sera préférable de préconiser un pneu moins résistant mais qui confèrera davantage de confort à l’opérateur. Les contraintes sur les ponts et les freins seront moindres.

Jean-Noël Onfield

Hidromek : un challenger en gestation

Hidromek revendique des coûts d’exploitation inférieurs de 5 à 5,50 €/heure.

Avec sa capacité de déversement de 17 015 kg, châssis braqué au maximum, le modèle HW640WL de 4,2 m3 de capacité nominale de chargement  préfigure une gamme complète en développement. Le constructeur turc annonce l’arrivée prochaine de deux modèles de respectivement 3,2 et 3,6 m3 de capacité. Leur point commun ? Une conception sophistiquée, des composants de référence et des performances élevées La chargeuse sur pneus HW640WL est entraînée par un moteur MTU (Mercedes Benz) Tier IV Final de 242 kW flaqué à une transmission ZF (qui fournit également les ponts) à 5 rapports AV et 3 AR. Trois modes de translation sont proposés en standard. L’optimisation de la chaine cinématique permet d’afficher des niveaux de consommation inférieurs de l’ordre de 2,5 à 3 l/heure par rapport à des marques concurrentes selon le constructeur qui revendique aussi une productivité accrue de l’ordre de 10%.

Volvo LX 1 : la chargeuse sur pneus du futur

Une machine hybride affichant une efficacité énergétique améliorée de l’ordre de 50% et présentant une endurance élevée dans des cycles de travail soutenus. C’est le pari que fait le constructeur suédois sur l’avenir de cette typologie de machines de production, qui, bien qu’au niveau prototype, affiche déjà une consommation en baisse drastique (-35%), par rapport à une machine analogue de conception conventionnelle. Ce niveau de performances est atteint grâce à une chaîne cinématique électrique qui comprend quatre moteurs d’entraînement électrique dans les roues, un entraînement électrique, des batteries également électriques et un moteur thermique « sous dimensionné » du fait de la présence des moteurs électriques. Avec 98% de pièces et de composants inédits, la machine « concept » LX 1 assume les mêmes missions qu’une chargeuse de taille équivalente traditionnelle, tout en affichant des coûts d’exploitation et des frais d’entretien inférieurs.

Liebherr X Power : agrément de travail amélioré

Le constructeur dote ses chargeuses sur pneus XPower de nouvelles options destinées à accroître l’agrément de conduite de l’opérateur. Eclairage de travail adaptatif et clé à télécommande, contribuent à la sécurité d’évolution. Le principe ? L’éclairage adaptatif réagit, grâce à la présence de capteurs LED, de réagir en fonction de la position du bras de levage et à l’angle d’articulation de la machine. Avantage : la zone de travail est toujours éclairée, uniformément et de manière optimale. Bénéfice induit : l’absence d’éblouissement et de reflets sur les pièces métalliques.  La télécommande, qui permet d’ouvrir la porte de la cabine par simple pression sur un bouton, active l’éclairage intérieur du poste de conduite. L’accès à la cabine est sécurisé : l’opérateur verrouille et déverrouille la porte d’une simple pression, geste qui déclenche l’éclairage périphérique.

Hyundai HL 965 : extension de gamme 

Avec un poids opérationnel de 20 100 kg, la chargeuse sur pneus Hyundai HL 965 est le développement le plus récent du constructeur coréen. Animée par un moteur Cummins QSI 9 Phase IV à commande électronique, délivrant une puissance brute de 200 kW à 2 500 tr/min, cette machine intermédiaire (godet standard : 3,6 m3), se singularise par sa capacité de charge améliorée : 44 000 kg à l’essieu avant, 35 000 kg à l’essieu arrière, avec des pneus 23.5 R 25. L3. Un soin particulier a été apporté à l’environnement de travail de l’opérateur. Un écran tactile et de nouvelles commandes permettent à l’opérateur de commander, via l’interface,  plusieurs fonctionnalités : butée souple, priorité au godet, mode de verrouillage du chargeur et du godet. La fonction « butée souple », permet un fonctionnement sans choc en réduisant la vitesse de l’équipement en fin de course. La cabine ROPS/FOPS, qui gagne en volume, progresse également dans le domaine de l’insonorisation et du confort. Le système de climatisation gagne en débit d’air. L’opérateur appréciera le levier de commande électrohydraulique intégré qui facilite la manipulation des équipements pour une productivité accrue. Autre amélioration, la visibilité, avec une position du rétroviseur modifiée. Si le pesage embarqué est de série, les phares avant, les projecteurs de travail et les feux combinés arrière sont proposés à LED restent optionnels.

Repères chiffrés :

Chargeuses sur pneus : marché français

6 000 : parc opérationnel de machines de moyenne capacité (10,5 t à 25t)

550 à 600 : vente de machines de moyenne capacité/an

150 à 200 : parc opérationnel de machines de forte capacité (>25 t).

15 : vente de machines de forte capacité/an

Consommation garantie

L’engagement Caterpillar (25% du temps au ralenti)

Cat 950 M          14l/h

Cat 962 M          14l/h

Cat 966 M          18l/h

Cat 966M XE     14 l/h

Cat 972 M           19l/h

Cat 972 M XE    15l/h

Cat 980 M          24l/h

Cat 982 M          26l/h