Suivez-nous :         kit média      
Accueil - Marchés - Véhicules industriels – L’activité du BTP, un facteur décisif de relance

Véhicules industriels – L’activité du BTP, un facteur décisif de relance

8 janvier 2016
<span>Véhicules industriels</span> – L’activité du BTP, un facteur décisif de relance

Cette année, les experts de l’Observatoire du Véhicule Industriel (OVI) tablent sur 24 500 tracteurs (-2%) et 17 000 porteurs (+3%), soit 41 500 immatriculations (-0,5%). Seule une reprise de l’activité du BTP pourra relancer durablement le marché. Bilan et perspectives.

Avec 37 871 immatriculations enregistrées au cours des onze premiers mois de l’année, le marché français dépassera très probablement les 40 000 unités, voire atteindra les 41 000, en 2015. Le marché des tracteurs s’est apprécié de 20%, une « performance assez proche des résultats de 2011, la meilleure année depuis 2008. » En revanche, les porteurs ont cédé 1%, « un score à peine supérieur à 2010, le pire résultat depuis 1993. » Le marché de l’occasion est resté stable, avec un peu plus de 40 000 unités immatriculées.

Cette année, l’investissement local devrait encore pâtir de la baisse des dotations de l’État. Les collectivités verront leurs dotations diminuer de 3,7 milliards d’euros, comme l’année précédente, après un recul de 1,5 milliard en 2014. Le plan de relance autoroutier ne devrait pas faire sentir ses effets avant la fin de l’année et le Grand Paris tarde à démarrer. Au total, rappelle l’OVI, la FNTP table sur une nouvelle baisse d’activité de l’ordre de 3 %. Impacté « par un marché des travaux publics encore léthargique », les perspectives des producteurs de matériaux sont en demi-teinte. Le volume d’activité du béton prêt à l’emploi pourrait néanmoins se redresser (+ 1 %), alors que celui des granulats fléchirait à nouveau (- 1 %).

Bennes à la peine

L’an passé, les segments bennes tout secteur ont été à la peine tandis que celui du semi est revenu vers ses meilleurs niveaux. 16 500 véhicules industriels (VI) carrossés de plus de 5 tonnes ont été immatriculés l’an passé, un chiffre proche de celui de 2014. Ceux qui ont continué à souffrir le plus étaient destinés au BTP : les bennes et les véhicules spécifiques (au secteur), en recul de près de 11 % sur les onze premiers mois de 2015. « C’est la première fois depuis le début du siècle que le nombre de VI bennes restera au-dessous de 4 000 unités, voire très proche de 3 500, puisqu’en novembre le total 2015 est à 3 285 avec un potentiel pour décembre d’environ 300 véhicules, note l’OVI. Les citernes sont également en très fort repli de 29 % et là encore, il s’agit d’un record depuis le début 2000 avec à peine 500 immatriculations en 2015, contre au moins 682 unités (résultats 2014) annuelles depuis 15 ans. »

Pour sa part, le marché des VUL carrossés a progressé de 8,7 % sur onze mois, atteignant « un niveau qu’il n’a pas connu depuis 2008 avec plus de 40 830 unités immatriculées. Après un creux à 35 000 en 2009, il est remonté progressivement pour s’établir cette année entre le creux de 2009 et le pic de 2008 qui se situait à 44 800. Le marché s’est bien tenu grâce aux plateaux (y compris les pick-up) en progression de 5,1 % à 16 701 unités, et qui dépassent les meilleures années comme 2011. » En revanche, Les bennes destinées au BTP se sont repliées à nouveau de 1,1 %à à 11 665 immatriculations. Commentaire : « Seuls 2009 et 2010 avaient été aussi faibles pour ce marché. »

Semis en progression

De son côté, le marché de la semi-remorque a progressé à nouveau dans le sillage du marché des tracteurs. « En 2015, évalue l’OVI, il devrait dépasser les 20 000 immatriculations, ce qui ne s’était plus vu depuis 2008. En novembre, le cumul représente 19 754 unités, en progression de 6,9 % par rapport à 2014. » La plupart des familles de semi-remorques ont profité de cet élan, les fourgons par exemple, en hausse de 18,9 % à 3 107 unités. Précision : « Seules les bennes reculent de 2,3 % à 2 602 immatriculations. »

La reprise du BTP sera indispensable au marché VI en termes de potentiel, conclu l’OVI en soulignant : « Une amorce de reprise parait difficilement envisageable avant le second semestre, il faudra donc miser sur les besoins globaux de renouvellements pour un parc porteur forcément vieillissant au vue des niveaux de livraisons depuis 2009. » Cette année, ses experts de l’OVI tablent sur 24 500 tracteurs (-2%) et 17 000 porteurs (+3%), soit 41 500 immatriculations (-0,5%).

J.D