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Distribution-location – Sonia Dubés, présidente du DLR : « Il faut tirer nos entreprises vers le haut »

7 mars 2016
<span>Distribution-location</span> – Sonia Dubés, présidente du DLR : « Il faut tirer nos entreprises vers le haut »

Après quatre années passées à remettre la fédération sur de bons rails, à affermir l’image des loueurs, distributeurs et réparateurs de matériels de BTP et de manutention, à ouvrir des pistes de réflexions ou d’actions susceptibles de les aider à transformer un modèle économique mis à mal par la crise et plus encore, par les formes d’organisation émergentes, Sonia Dubés, présidente du DLR, passera le relai lors du prochain congrès annuel de l’organisation professionnelle. L’occasion de dresser un premier bilan pour celle qui a accepté de prendre la tête de la région Nord-ouest.

De la commission « Formation » à la commission « Sociale » en passant par les finances du DLR, Sonia Dubés connaissait bien les rouages de l’organisation professionnelle avant d’en prendre la présidence en 2012. Celle-ci a profité à la fois de cette bonne connaissance de l’appareil mais aussi d’une conviction bien ancrée qu’investissement syndical et le développement personnel se conjuguent et se renforcent mutuellement. C’est cette force de conviction qui lui a permis de remettre la fédération sur de bons rails.

Une fédération en ordre de marche

« Quand je suis arrivé au DLR il y a quatre ans, il avait connu des années difficiles et faisait des résultats négatifs, se souvient Sonia Dubés. Son secrétaire général était parti, le président qui était en place devait assumer tous les rôles, un peu dans l’inconfort. C’est pour cela probablement qu’il n’y avait pas beaucoup de postulants à l’époque ». La feuille de route était chargée. « L’objectif était de faire repartir cette fédération qui était finalement peu connue des instances publiques, faisait peu parler d’elle, faisait peu de lobbying », rappelle sa présidente. Sonia Dubés lui a donné un nouvel élan et une vision d’ensemble. Arrivé à la tête du secrétariat général au même moment, Hervé Rebollo a lancé la reconquête avec les permanents. Sur les différents fronts auxquels il s’est attaqué avec son équipe et l’appui de la présidente – convention collective, structures de formation et recrutement des mécaniciens, reconnaissance du fonds de compensation de la TVA par les collectivités locales, sensibilisation des entreprises à l’importance de la sécurité, de la qualité et de l’environnement comme facteurs de développement et de croissance pour les entreprises -, l’offensive a payée.

Travailler pour le bien commun

Sonia Dubés, présidente du DLR : « Je tenais à prouver aussi que l’on peut être chef d’entreprise, développer son entreprise et être à la fois à la fédération. Il est possible de faire les deux en même temps. Ne pas rester trop longtemps est pour moi aussi important. Parce qu’il faut aussi que l’esprit change. »

Sonia Dubés, présidente du DLR : « Je tenais à prouver aussi que l’on peut être chef d’entreprise, développer son entreprise et être à la fois à la fédération. Il est possible de faire les deux en même temps. Ne pas rester trop longtemps est pour moi aussi important. Parce qu’il faut aussi que l’esprit change. »

« J’ai toujours eu conscience de la nécessité de faire travailler ensemble trois mondes différents – les distributeurs, les loueurs du TP-BTP et les industriels de la manutention – sur des axes communs et de mettre en avant nos points communs pour être plus forts ensemble, plutôt que nos divergences ou nos tensions », explique Sonia Dubés. Qui ajoute : « Sur ces différents points, nous avons travaillé pour le bien commun. » De la même manière, la présidente dit s’être efforcée de « restaurer un climat plus serein entre les constructeurs et les distributeurs. Je ne suis pas dans la culture du conflit, mais dans celle du compromis, du gentleman agreement, des équilibres », insiste-t-elle. C’est avec cette philosophie que le DLR s’efforce aussi « d’accompagner les mutations (…) : ces distributeurs qui deviennent un peu loueurs, ces loueurs qui distribuent parfois aussi un peu, la manutention qui est toujours dans tous les mondes. » De prouver qu’il est possible « de se parler, de devenir peut-être concurrent demain », mais sans perdre de vue l’importance « de travailler au niveau collectif. L’idée était d’élever le niveau général de compétences et de qualité de nos entreprises pour attirer des jeunes et faire grandir nos métiers, détaille Sonia Dubés. Car plus nos entreprises se structurent et grandissent et plus elles ont des chances de devenir profitables. Les tirer vers le haut : cela a vraiment été la ligne directrice de ces quatre années. »

Accompagner le changement

L’offensive a payée aussi sur le front des adhésions. L’UFL et l’Acim se sont rapprochés du DLR. Le nombre des adhérents est passé de 450 à 520 en quatre ans. « Malgré les regroupements » d’entreprises, l’organisation professionnelle s’est inscrite à nouveau dans « une spirale positive. » L’assurance d’être plus écouté et mieux entendu par les politiques à l’heure des réformes. Sonia Dubés sait que son successeur n’aura pas tâche aisée lui non plus. Il devra lui aussi veiller à préserver des équilibres toujours délicats entre les composantes du DLR, les accompagner dans les mutations de leurs métiers respectifs et les évolutions technologiques en cours dans les domaines de l’informatique, des media ou des réseaux sociaux. « Notre monde est en train d’évoluer, souligne la présidente. Nos entreprises doivent évoluer aussi. »

J.D