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Réseaux – Génie électrique : les entreprises recrutent

21 mars 2018
<span>Réseaux</span> – Génie électrique : les entreprises recrutent

Déploiement du plan Très haut débit, modernisation du réseau ferré, projets du Grand Paris… Avec la reprise économique et le relance des grands projets, les chantiers fleurissent partout en France, observe le Syndicat des entreprises de génie électrique et climatique (Serce). Conséquence : les entreprises de la filière électrique recrutent dans trois grands domaines : études et ingénierie, travaux, affaires et projets.

Sur un marché déséquilibré par les mutations technologiques et les nouveaux métiers qu’elles génèrent, ces entreprises peinent à embaucher les compétences nécessaires à leur activité. Stéphanie Coustel, membre de la commission “Questions sociales” du Serce et DRH du groupe Snef, y voit trois raisons essentielles.

Un, trop peu d’écoles forment encore aux métiers qu’elles proposent. Mal adaptée aux besoins, l’offre de formation limite le nombre de diplômés. Deux, beaucoup de jeunes et de demandeurs d’emplois méconnaissent les métiers proposés par la filière. Trois, les candidats, qui les assimilent à ceux du BTP, perçus comme peu valorisants et difficiles, se replient vers des fonctions liées à l’informatique. Or les entreprises recrutent en effet quel que soit le niveau de formation initiale et cela, dans trois principaux domaines.

Études & Ingénierie

Les projeteurs BIM et les BIM managers, les ingénieurs en efficacité énergétique, les responsables de bureaux d’études et ingénierie qui supervisent les études et la réalisation des chantiers sont particulièrement demandés.

Travaux

Les recrutements privilégient les ingénieurs en télécom, fibre optique ou nucléaire, des fonctions qui nécessitent un haut niveau de compétences. Au-delà des profils d’ingénieurs, ils privilégient aussi les ouvriers, les techniciens de terrain et les chargés d’affaires. Compte tenu de la pyramide des âges et du besoin de renouvellement, la profession forme des monteurs en réseaux électriques aéro-souterrain en apprentissage ou sous contrat de professionnalisation. La construction des réseaux Très haut débit génère déjà un fort besoin en emplois (estimé à plus de 22 000 d’ici à 2022) : les monteurs raccordeurs FttH sont particulièrement demandés. Les chefs d’équipes et de chantier et les conducteurs de travaux qui encadrent les équipes sur les aires de travaux le sont aussi.

Affaires et projets

Les entreprises recherchent des chiffreurs, des project managers dans le tertiaire, des ingénieurs en excellence opérationnelle (lean management) et des chargés d’affaires. L’arrivée du BIM et des bâtiments intelligents a fait émerger des compétences connexes en matière de cyber sécurité, de recueil et partage des données : « data manager » ou « scientist ».

Profils

Quel est le profil idéal pour postuler ? « Un élément majeur caractérise l’ensemble de ces métiers qui sont désormais interdépendants les uns des autres : celui de travailler en équipe pour pouvoir répondre aux opportunités qu’offrent le numérique, le développement de nouvelles offres et de nouveaux outils de travail, répond Rémi Huguet, membre de la Commission “Questions sociales” du Serce et DRH d’Engie Axima. Nos attentes en termes de compétences dépassent celle de la technicité pure et vont vers des candidats curieux, impliqués et capables d’évoluer et de modifier leurs pratiques du métier pour être toujours à la pointe des transformations qui s’imposent afin de relever les défis de la transition énergétique, climatique et écologique. »

Stéphanie Coustel confirme : « Les principales qualités attendues se résument en trois points : une adaptabilité indispensable sur ce marché en pleine mutation, un état d’esprit favorable au travail en équipe qu’impose l’interpénétration des différents métiers et un sens de l’entreprenariat démontrant une capacité à être force de proposition dans son propre métier ».

J.D