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Recyclage – 2015, une année noire

16 novembre 2016
<span>Recyclage</span> – 2015, une année noire

Pour la première fois l’an passé, les effectifs des 1 300 entreprises de recyclage et de leurs 2 250 établissements se sont affichés en baisse de 1,4 % à 26 100 salariés, s’inquiète Jean-Christophe Carpentier, président de Federec. Concurrence des matières premières fossiles et primaires, tous les indicateurs sont au rouge. Le chiffre d’affaires s’est replié de 6,6 % à 8,3 milliards d’euros, un repli attribué à la chute des volumes dans les métiers historiques (fer, papier, carton) et à la baisse des prix de ventes. Ces volumes sont passés sous la barre de 100 millions de tonnes (99,7), malgré l’augmentation du tonnage de déchets collectés dans le BTP de 2,6 % à 30 millions.

Une tendance que devait se poursuivre cette année dans cette branche qui a vu son chiffre d’affaires se stabiliser à 1,7 milliards, précise Erwann Le Meur, président de Federec BTP, avec ce bémol : « Nous sommes toujours dans l’attente des résultats de l’enquête lancée par le ministère de l’Environnement en 2015. Ces résultats seront assez importants. Nous aurons une mise à jour des chiffres des déchets du BTP sortis en 2008 puis réactualisés en 2010. La mise à jour en profondeur de ces chiffres nous permettra d’y voit beaucoup plus clair. »

Surcapacités de production d’acier chinoises, chute des cours du brut, du charbon et du minerai de fer, offre excédentaire de bois… les matériaux recyclés ont perdu en compétitivité. Avec les effectifs, les investissements matériels du secteur, qui visent à adapter les process pour abaisser les coûts de production, en font les frais avec une baisse de 9,32 % à 476 millions d’euros.

Plus encourageant, selon le porte-parole des recycleurs : la réforme des régions et l’élaboration des schémas régionaux de traitement des déchets peuvent fournir l’occasion de stimuler la mise en œuvre de l’économie circulaire à l’échelle des territoires. La Cop 22, conférence mondiale sur le climat, nourrit également l’espoir qu’une taxe carbone de bon niveau redonne un surcroit de compétitivité à une filière qui insiste sur les bénéfices environnementaux de son activité, moindre consommation d’énergie et moindre émission de carbone.

J.D