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Nucléaire – Déchets radioactifs de démantèlement : dix neuf projets sélectionnés par l’Andra

9 janvier 2017
<span>Nucléaire</span> – Déchets radioactifs de démantèlement : dix neuf projets sélectionnés par l’Andra

La seconde édition de l’appel à projets de l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) a permis de sélectionner 19 projets parmi les 57 dossiers qui lui ont été soumis l’an passé par des industriels ou des laboratoires. Objectif de cet appel à projets : faire émerger des solutions innovantes pour optimiser la gestion des déchets radioactifs issus du démantèlement des installations nucléaires en amont du stockage.

Lancée en 2014 en coopération avec l’ANR (Agence nationale de la recherche) et avec le soutien du Programme d’investissements d’avenir, qui a attribué 75 millions d’euros de financement à l’Andra, la première édition de cet appel à projets a déjà permis de soutenir dix projets pour un financement total de 15,6 millions d’euros.

A travers cette initiative, l’Agence souhaite stimuler l’innovation autour de la gestion des déchets radioactifs de démantèlement dont les volumes sont amenés à croitre fortement dans les années à venir. D’ici à 2030, ceux-ci devraient avoisiner 1,1 millions de mètres cube. Sur le principe, il s’agit de transposer à la gestion des déblais radioactifs des technologies et des savoir-faire existants ou en développement dans d’autres domaines : traitement des déchets conventionnels, nouveaux matériaux développés pour le génie civil…

En projet

Parmi les projets retenus pour la seconde édition, Cyber travaille sur un procédé qui permettra de séparer les composants des bétons radioactifs (pâte de ciment, sable, granulats) puis de les réutiliser comme susbtrat de remplissage des alvéoles de stockage ou comme constituants de nouveaux matériaux cimentaires : des mortiers pour le blocage des déchets radioactifs dans les conteneurs par exemple. Coordonné par Séché Energies et conduit avec le BRGM et la PME Sairem (construction de fours micro-ondes), ce procédé peut contribuer à réduire le tonnage de bétons contaminés sur les chantiers de démantèlement et les volumes à stocker.

Fruit d’une collaboration entre l’université de Limoges (laboratoires SPCTS et GRESE), l’Institut de chimie de Clermont-Ferrand et l’Université de Toulouse (LMDC), Inifuge se concentre sur la conception de matériaux géopolymères résistants au feu destiné au stockage géologique des déchets radioactifs.

Piloté par le CEA et Thales, le projet Tomis vise quant à lui à concevoir un outil de caractérisation in situ des colis de déchets radioactifs et des d’équipements contaminés à démanteler. Basé sur la tomographie, une technique d’imagerie par rayons X couramment utilisée dans le domaine médical (scanners…), cet équipement mobile permettra de réaliser des mesures au coeur des chantiers de démantèlement, sans infrastructures de radioprotection lourdes.

J.D

Photo : Temporal, lauréat du premier appel à projets. Comparatif des rayons gamma détectés par les caméras lors de la désintégration naturelles des atomes radioactifs : système d’imagerie pour la détection.

Crédit photo : Damavan Imaging