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Modulaire – Camposphère veut donner une seconde vie à la base vie

16 décembre 2016
<span>Modulaire</span> – Camposphère veut donner une seconde vie à la base vie

Camposphère met en relations les propriétaires de bases vie et de constructions modulaires qui n’en ont plus l’usage et les acquéreurs potentiels. Les premiers peuvent en profiter pour valoriser un actif qui reste coûteux (destruction ou stockage) ; les seconds, pour réaliser une économie à l’achat.

Etienne Morin, gérant et fondateur de Camposphère : "Lorsqu’un propriétaire n’a plus l’utilité de son bâtiment (temporaire) et qu’il veut s’en débarrasser, nous recherchons d’abord un repreneur potentiel. Nous sélectionnons ensuite un prestataire qui va soumettre à ce repreneur potentiel une offre incluant le démontage, le transport et le remontage du bâtiment sur son site."

Etienne Morin, gérant et fondateur de Camposphère : « Lorsqu’un propriétaire n’a plus l’utilité de son bâtiment (temporaire) et qu’il veut s’en débarrasser, nous recherchons d’abord un repreneur potentiel. Nous sélectionnons ensuite un prestataire qui va soumettre à ce repreneur potentiel une offre incluant le démontage, le transport et le remontage du bâtiment sur son site. »

« Pour l’instant, le marché de la base vie ou du modulaire d’occasion ne représente que 1,5% d’un marché total de 800 millions d’euros*, indique Etienne Morin, gérant et fondateur de Camposphère, une société d’ingénierie spécialisée dans la base vie basée à Clamart, au sud de Paris. Les acteurs principaux en sont des installateurs qui récupèrent de petites quantités de modules et les proposent à la vente à leurs clients (directement ou en ligne). Chacune de ces transactions ne dépasse que rarement 300 m2. Au total, ces ventes d’occasion ne représentent qu’environ 40 000 m2 par an. Cette surface est très faible comparé au patrimoine modulaire français qui, en ne considérant que les achats cumulés de ces 8 dernières années (soit 6 milliards d’euros), peut-être évalué à 7 millions de m2. »

Tous les ans, l’équivalent de 5 % de ce parc serait détruit : 350 000 m2 de modules qui pourraient être vendus d’occasion. Camposphère ambitionne de « créer un marché d’utilisateur à utilisateur. » S’il était possible de placer 25 % des modules détruits chaque année sur ce marché, explique Etienne Morin, la part de l’occasion passerait à 5 %.

Une économie à la déconstruction pour le vendeur

Soutenue par Bpifrance et Hauts-de-Seine Initiative, l’entreprise propose une solution susceptible de limiter ces destructions en favorisant la réutilisation des constructions provisoires et plus largement, en faisant entrer le secteur du modulaire dans la dynamique de l’économie collaborative et circulaire.

Son mode opératoire s’apparente à celui des agents immobiliers. La société propose aux propriétaires de bases vie ou de « bâtiments temporaires transportables », entreprises de BTP, associations ou collectivités, de valoriser un actif qui leur est devenu inutile mais qui reste coûteux (destruction ou déplacement et stockage).

« Camposphère n’achète pas de bâtiments temporaires, mais intervient en monteur d’affaires créateur de valeur, précise Etienne Morin. (…) Lorsqu’un propriétaire n’a plus l’utilité de son bâtiment et qu’il veut s’en débarrasser, nous recherchons d’abord un repreneur potentiel. Nous sélectionnons ensuite un prestataire qui va soumettre à ce repreneur potentiel une offre incluant le démontage, le transport et le remontage du bâtiment sur son site. Le bâtiment est valorisé grâce à l’offre de transfert associée. Les frais d’enlèvement étant à la charge de l’acheteur, le propriétaire initial réalise des économies sur les coûts de démantèlement du bâtiment, voire un profit exceptionnel, tandis que le repreneur obtient à moindre coûts un bâtiment qui répond à ses besoins. »

Une économie à l’achat pour l’acquéreur

Concrètement, la société d’ingénierie réalise une mission d’inspection in situ (à la charge du propriétaire), évalue l’état de la configuration, chiffre le coût du démontage, du transfert et du remontage avec des prestataires spécialisés. Elle recherche ensuite un acquéreur auquel elle transmet une offre de vente et une offre de transfert.

Ce dernier peut envisager de réaliser une économie substantielle. Un gain de « 50% (…) sur une base-vie de 1 100 m² en très bon état, achetée 900 000 euros en 2014 et proposée à 450 000 », donne en exemple le gérant de Camposphère.

L’entreprise gère l’ensemble du projet. Elle aide aussi le repreneur à définir son besoin. Si nécessaire, elle se charge d’adapter les constructions modulaires à leur destination finale. Précision, la cession du bâtiment se fait directement entre le vendeur et l’acquéreur.

*Source : ACIM : Association des constructions industrialisées et modulaires, qui représente environ 90% des industriels du secteur en France.

J.D

Crédit photo : Algeco