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Matériaux – Vers un arrêt de la baisse de la consommation de ciment

31 mars 2016
<span>Matériaux</span> – Vers un arrêt de la baisse de la consommation de ciment

Après sept années de recul de la consommation de ciment depuis 2008 (2012 faisant exception), le Syndicat de l’industrie cimentière (Sfic) table, cette année, sur un arrêt de la baisse de la consommation et sa stabilisation. Un repli qui devrait être enrayé par la reprise de la construction de logements.

Selon l’organisation professionnelle, la consommation de ciment s’est repliée de 5,3 % l’an passé à 17,2 millions de tonnes, le plus bas niveau atteint

Raoul de Parisot, président du Sfic : « La filière peut trouver des relais de croissance dans la construction des infrastructures souterraines comme celles du Grand Paris, de voies ferrées sans ballast dans les grands tunnels ou de massifs d’éoliennes. La part des travaux dans son activité est appelée à croître. »

Raoul de Parisot, président du Sfic : « La filière peut trouver des relais de croissance dans la construction des infrastructures souterraines comme celles du Grand Paris, de voies ferrées sans ballast dans les grands tunnels ou de massifs d’éoliennes. La part des travaux publics dans son activité est appelée à croître. »

depuis 1964 (18 millions de tonnes), souligne Raoul de Parisot, son président. Sur ce total, 1,5 millions de tonnes de poudre grise ont été importées. Stables depuis 2012, les importations ont néanmoins été multipliées par deux en dix ans, passant de 6 à 12 % du total de la consommation. Succédant au recul de 5,5 % de la consommation enregistré en 2014, ce nouveau repli est attribué à l’insuffisance des mises en chantier de logements (351 800 l’an dernier, contre près de 500 000 en 2007) et d’ouvrages dans les travaux publics. Conséquence, les cimenteries tournent à 60 % de leur capacité de production : 15,6 millions de tonnes sur un total de 27 millions.

Vers une stabilisation de la consommation

Les cimentiers ont attaqué l’année sous de meilleurs auspices. Les premiers signes d’un redressement graduel de l’activité se font sentir depuis le dernier trimestre dans le logement et dans une moindre mesure, dans l’entretien et la rénovation, avec une progression annuelle respective de 5,5 % et de 0,4 % attendue dans ces deux secteurs, le non-résidentiel et les travaux publics restant orienté à la baisse. Ce début de reprise s’est traduit par une progression des livraisons de ciment de 3,7 % en janvier et février. « Nous avons peut-être atteint le point bas de l’activité en 2015. Nous sommes sur une dynamique de légère reprise qui ne demande qu’à exploser dans les années à venir », se réjouit Arnaud Périgord, responsable des Affaires économiques et statistiques du Sfic. Les signes de relance étant « trop ténus » pour envisager « une reprise franche », l’organisation professionnelle reste prudente : elle table sur une stabilisation de la consommation de ciment à 17,2 millions de tonnes cette année.

J.D

 

Chiffres clés

5 producteurs (Ciments Calcia, Lafarge France, Kernéos, Eqiom, Vicat)

40 sites industriels

2,3 milliards de chiffre d’affaires

5 000 emplois directs

 

Crédit photo : Chryso