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Matériaux – Eqiom Bétons complète son maillage Francilien

1 juillet 2016
<span> Matériaux</span> – Eqiom Bétons complète son maillage Francilien

Après huit ans de concertation avec les administrations concernées (service des canaux de Paris, ville de Pantin), un an de travaux et trois millions d’euros d’investissement, Eqiom Bétons a réhabilité son unité de production de Pantin. En renforçant son maillage au nord de la capitale, le producteur de béton prêt à l’emploi cible les chantiers du Grand Paris Express et les programmes immobiliers qui leur seront associés.

Sébastien Yafil, directeur construction durable, et Xavier Barth, directeur Île-de-France/Normandie d’Eqiom Bétons : « Nous produisons une gamme de béton avec une empreinte qui est plutôt bas carbone. »

Sébastien Yafil, directeur construction durable, et Xavier Barth, directeur Île-de-France/Normandie d’Eqiom Bétons : « Nous produisons une gamme de béton avec une empreinte qui est plutôt bas carbone. »

Après la centrale de Tolbiac, qui sert l’est de Paris, et celle des Batignolles, qui couvre l’ouest, Eqiom Bétons concrétise une stratégie de maillage qui vise à rayonner dans toute l’Île-de-France. Le producteur de béton prêt à l’emploi y exploite 14 sites avec 17 centrales et 18 malaxeurs.

« Le béton est un produit frais qu’on livre dans un rayon de 5 à 6 kilomètres de la centrale en Île-de-France, rappelle Xavier Barth, directeur Île-de-France/Normandie. C’est un commerce de proximité. Ce maillage permet d’être capable de livrer tout le marché. L’unité de production de Pantin vient compléter notre dispositif global de livraison quotidienne. Elle vient également se positionner sur un marché sur lequel il y a une certaine dynamique. Il y a beaucoup de travaux qui sont faits ou qui vont être réalisés dans le département de la Seine-Saint-Denis, y compris ceux du Grand Paris au niveau du métro ou du tram, même si ça ne représente pas des volumes extraordinaires, contrairement à ce que l’on peut imaginer parfois. Mais on espère qu’il aura aussi des impacts sur le logement, qui peut représenter des volumes bien supérieurs à ceux du métro et du tram. »

Située sur une langue de terrain localisée entre le canal de l’Ourcq et les voies du Technocentre Est Européen de la SNCF, la centrale de Pantin alimentera les chantiers de la ville en débordant sur Bondy et sur le nord de Paris, précise Xavier Barth. En activité depuis 1990, elle a été restructurée en profondeur et mise aux nouvelles normes environnementales par la même occasion (recyclage des eaux de process…). Avec l’acquisition d’un terrain adjacent, la superficie en a été multipliée par deux (4 000 m2). Une zone est réservée à la production ; l’autre, au stationnement des camions toupies (10) et des véhicules légers.

80 % des granulats livrés par la voie d’eau

P1110999Au bord du canal, une partie du quai a été élargi par encorbellement pour constituer une plateforme de réception des matériaux sur laquelle la pelle de l’unité de production (Liebherr 904) peut décharger les péniches sans difficulté. Une passerelle renforcée de 10 m de long sur 1,70 m de large a également été installée pour que les piétons et les cyclistes puissent continuer à circuler sur le quai pendant les déchargements.

Stockés sur la nouvelle plateforme de Vernou, à la Celle-sur-Seine, en Seine-et-Marne, les matériaux (calcaire, sable, sablon) sont extraits dans l’Aube, dans la Nièvre et en Bourgogne. 80 % des matériaux (100 000 t par an) seront livrés à l’usine à béton par la voie d’eau, l’équivalent de 4 000 camions en moins sur les routes et 500 t de CO2 en moins dans l’atmosphère. Seuls les granulats spéciaux et le ciment sont transportés par camions. « Nous sommes aussi ici pour avoir le droit d’exister et d’exercer, pour faciliter notre intégration dans la ville et l’acceptabilité de notre activité par les riverains, les élus, les différentes administrations qui ont travaillé avec nous sur la réalisation de ce projet », souligne le directeur Île-de-France/Normandie.

Flanquée d’un élévateur à cailloux (Ammann) et organisée autour de 4 silos de ciment de 70 t chacun, de 3 trémies de 350 t et d’une quatrième pour les granulats spéciaux (2 x 120 t), sans oublier cuves à adjuvants, le centrale est équipée d’un malaxeur de 3 m3 à axe verticale avec lavage haute pression intégré (Pemat). Entre 200 et 300 formules de béton peuvent y être réalisées. Dans cette centrale ultra-sécurisée (tunnel d’acheminement des matériaux élargi, poste de commandes high-tech…), Eqiom Béton envisage de produire 50 à 60 0000 m3 de béton par an – 70 à 90 000 m3 à terme – pour les chantiers franciliens. Après Pantin, le producteur de matériaux prévoit de réhabiliter deux autres unités à Alfortville et à Bondy dans les cinq ans à venir.

J.D