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Marché – L’approvisionnement en granulats fortement perturbé par les grèves SNCF

16 avril 2018
<span>Marché</span> – L’approvisionnement en granulats fortement perturbé par les grèves SNCF

Les mouvements de grèves à répétition qui perturbent le fret inquiète l’Union nationale des producteurs de granulats (UNPG). Si la situation devait perdurer, l’approvisionnement des chantiers et des centrales de BPE s’en trouverait menacé.

L’UNPG, adepte des modes de transport alternatifs à la route, s’inquiète de l’avenir du ferroviaire et du fluvial en France et demande aux pouvoirs publics la mise en place d’une feuille de route.

Si les impacts sont encore très difficiles à chiffrer, il apparaît d’ores et déjà que 80 % des trains ont été supprimés sur la période, et que deux jours de grève déstabilisent l’outil de production et l’approvisionnement des chantiers pour quatre jours en moyenne, du fait notamment de la replanification difficile, voire impossible, des sillons et de la remise en route du fret post-grève. Chaque année, ce sont quelque 11 millions de tonnes qui sont acheminées en France par voie ferrée, soit 13 % du trafic des granulats en tonnes-kilomètres.

Le syndicat craint entre autres que ses clients, dans une période de demande qui se ranime, cherchent des solutions d’approvisionnement qui passeront par la route. De fait, le mouvement social, programmé sur 18 périodes d’avril à juin, signifierait plus de 1 200 trains supprimés, soit près de 2 millions de tonnes de granulats non livrées sur les chantiers par le train, soit potentiellement 150 000 trajets par camions en plus sur les routes. Alors que les pouvoirs publics et les acteurs du fret de marchandises s’accordent sur la défense des modes de transport alternatifs à la route dans le cadre d’une nécessaire réduction des émissions de gaz à effet de serre, la profession observe que les conditions d’une massification du transport des matériaux deviennent de plus en plus difficiles.

Cette grève, si elle perdure, pourrait signifier l’abandon de la solution ferroviaire pour les chargeurs de matériaux. Au-delà de la grève, le fret ferroviaire était déjà fragilisé et menacé faute de financements et d’entretien des lignes capillaires tandis que, du côté du fluvial, le récent rapport du Conseil d’orientation des infrastructures vient de recommander la « dénavigation » de 20 % du réseau navigable.

J.-N.O.