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Tunnels – La formation des ingénieurs, un enjeu mondial

8 février 2016
<span>Tunnels</span> – La formation des ingénieurs, un enjeu mondial

La formation des ingénieurs sera au centre des débats du Congrès mondial des tunnels, annoncé du 22 au 28 avril à San Francisco, aux Etats-Unis. L’Association internationale des tunnels et de l’espace souterrain (ITA-AITES) fait le point sur les initiatives qui ont été lancées au niveau international pour répondre à la demande des entreprises de travaux souterrains.

Entre 2009 et 2013, l’industrie des tunnels et des équipements de forage a affiché un taux de croissance annuel de 4,9 %, rappelle l’ITA-AITES. Entretenue par une demande asiatique en plein boom – 49 % des parts de marché en 2014 -, cette dynamique s’est poursuivie l’année suivante et elle devrait s’intensifier jusqu’en 2018. Les parts de marché de l’Europe (28 %), de l’Amérique du Nord (16,5 %), de l’Amérique Latine (6 %) et du Moyen-Orient (4 %) révèlent des besoins importants d’infrastructures et d’espaces souterrains. En urbanisation rapide, l’Asie devrait représenter près de 60 % des dépenses mondiales liées aux infrastructures souterraines d’ici 2025. L’Amérique Latine en prendra elle aussi une bonne part. Le Pérou, par exemple, a prévu de consacrer 13 800 millions de dollars à la construction de tunnels.

Formations spécialisées

Dans ce contexte l’ITA-AITES a multiplié les initiatives pour attirer les jeunes vers la filière. En 2009, elle a créé un Comité pour l’éducation et la formation (ITACET), chargé d’organiser et de promouvoir un programme d’enseignement de haut niveau dans les Etats-membres de l’Association. La même année, l’Association française des tunnels et de l’espace souterrain (AFTES) a mis en place son propre comité, dirigé par Richard Kastner, professeur en ingénierie géotechnique. «L’AFTES s’est fixé pour objectif de développer les contacts avec les universités et les écoles spécialisées en France. Dès le départ, nous avons réussi à développer 2 à 3 nouveaux partenariats par an », explique-t-il.

Cinq masters spécialisés ont également vu le jour, ils forment 60 à 80 jeunes ingénieurs par année. L’Italie, la Suisse, le Royaume-Uni, la France, l’Espagne et les Etats-Unis ont lancé leur propre diplôme. Les formations ont été élaborées en avec les industriels concernés, les constructeurs, les entreprises et les sociétés d’ingénierie tunnelière. Richard Kastner, également co-directeur du master français spécialisé «Tunnels et structures souterraines, du design à l’opération », souligne : « le niveau de sélection de ce programme d’enseignement est particulièrement élevée, en raison de sa forte exigence (…). Nous accordons beaucoup d’importance à la dimension internationale (des profils). Les étudiants internationaux représentent 50 % de nos promotions ». Daniele Peila, directeur du master italien sur la mécanique des tunnels, complète : « Nous cherchons à multiplier les différents focus et les différentes expertises sur un même projet, en nous appuyant sur l’intervention d’experts internationaux. L’objectif de cette démarche est d’offrir aux étudiants un très large éventail de points de vue».

Communauté internationale

Le comité spécial pour l’éducation et la formation d’ITA AITES et la Fondation ITACET organisent également huit à dix sessions de formationsThe Outstanding Tunnelling Project of the Year - Norsborg Metro Depot 2 techniques par an. Depuis 2009, 42 sessions ont attiré plus de 4 700 participants. Le comité spécial des jeunes membres de l’Association internationale des tunnels se préoccupe aussi de rapprocher les nouvelles générations d’ingénieurs et l’industrie des tunnels. « Une de nos principales missions est la mise en place d’un réseau dédié aux jeunes professionnels et aux étudiants », explique Petr Salak, vice-président de ce comité. Il ajoute :« Nous sentons qu’il y a un intérêt croissant de la nouvelle génération pour l’industrie. En l’espace de quelques mois, dix pays – l’Australie, le Canada, la Colombie, le Danemark, la Grèce, la Norvège, la Corée du Sud, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et le Brésil – se sont (…) dotés de leur propre groupe Young Members à l’échelle nationale. Six autres pays s’apprêtent à les imiter : la Biélorussie, le Chili, la République Tchèque, la Hongrie, la Pologne et l’Afrique du Sud ».

J.D