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Ingénierie – Egis : cap sur les pays émergents

11 mai 2016
<span>Ingénierie</span> – Egis : cap sur les pays émergents

L’an passé, le chiffre d’affaires du groupe de conseil et d’ingénierie, de montage de projets et d’exploitation a renoué avec la croissance, après un léger reflux en 2014. Cette année, il table sur le renforcement de ses positions à l’international pour confirmer la tendance. Un déplacement du centre de gravité de l’entreprise qui privilégie trois pôles géographiques : Moyen-Orient, Inde et Brésil.

Au troisième rang mondial pour l’ingénierie autoroutière et au septième rang pour celle du transport, l’entreprise a enregistré un chiffre d’affaires en progression de 10 % à 937 millions d’euros l’an dernier. Une progression tirée par la croissance organique (+4 %) et externe (+ 6 %), précise Nicolas Jachiet, son P-DG. Le résultat opérationnel et le résultat net se sont appréciés respectivement de 47,6 % à 46,8 millions (contre 31,7 millions) et de 80,7 % à 24,4 millions (contre 13,5 millions). Dans l’ingénierie, les prises de commandes ont augmenté de 49 % à 887 millions (contre 595 millions) et le carnet éponyme représentait 21,8 mois d’activité en fin d’année.

Croissance à l’international

Hors Île-de-France et grandes métropoles régionales, le C.A hexagonal s’est replié de 15 à 20 % depuis deux ans sous l’effet de la réduction de la commande publique locale, souligne le P-DG. « Pays mature pour la création de nouveaux équipements » et dans lequel la baisse d’activité a été plus forte que prévue, la France (40 % du C.A) reste le principal marché d’Egis qui table, cette année, sur les appels d’offres liés au Plan de relance autoroutier de 3,2 milliards d’euros ou au Grand Paris pour maintenir ses résultats hexagonaux. Un contrat-cadre a été signé avec SNCF Réseau fin 2015. Désormais, le groupe attend le lancement des lots et des marchés subséquents. En attente également, l’attribution de quatre lots en maîtrise d’œuvre attendu du côté de VNF.

Depuis 2013, la part du chiffre d’affaires à l’international est passée de 49 à 60 % (53 % en 2015), souligne le patron d’Egis. Plus de 60 % du carnet de commandes en provient et sa part continuera encore à croître. « Le centre de gravité du groupe se déplace vers l’ingénierie des grands projets d’équipements des pays émergents et davantage vers l’exploitation dans les pays matures», explique Nicolas Jachier. C’est pourquoi le groupe a entrepris d’accentuer et de diversifier sa présence à l’étranger depuis quelques années. « Une mutation forte » ou un basculement qui a profité à toutes les activités : transports, la ville, énergie, eau, environnement…  Présent sur tous les continents, Egis concentre son développement sur trois pôles géographiques : Moyen-Orient, Inde et Brésil.

Les grands projets d’équipements en ligne de mire

Dans les pays du Golfe (13 % du C.A), le C.A a été multiplié par deux l’an passé à 125 millions avec 1 300 collaborateurs. Evénement marquant, le groupe y a acquis Projacs, une société spécialisée dans le management de projet (70 millions de dollars de C.A, 700 salariés) complémentaire de son activité dans les infrastructures (métros, autoroutes) et l’aviation. L’an dernier, Egis s’est développé dans le secteur de l’eau avec des contrats comme le collecteur principal du réseau d’assainissement de Doha ou la réhabilitation de lagunes au Qatar.

Implantée en Inde depuis 20 ans et au troisième rang national pour l’ingénierie des infrastructures et la gestion de projet, l’entreprise a réalisé 23 millions de chiffre d’affaires l’an passé avec 1 600 personnes dans la route (40 %), les transports urbains et ferroviaires (30 %). Dans sa ligne de mire : le plan de développement des infrastructures de transport du pays (50 aéroports, 50 ports, 9000 km d’autoroutes par an) et les villes intelligentes (une centaine en projet). Egis souhaite également se développer en Asie dans l’ingénierie des infrastructures à partir d’une nouvelle direction régionale implantée à Bangkok en Thaïlande l’année dernière.

Le groupe continue à se développer au Brésil (54 millions de C.A, 750 collaborateurs) dans le conseil, l’ingénierie et l’exploitation aéroportuaire. Ambitionnant de figurer au top 10 des ingénieristes brésiliens, il a regroupé l’an dernier ses trois acquisitions, Egis Lenc (ingénierie routière), Egis Engenharia e Consultoria Ltda (fret ferroviaire) et Egis Aeroservice (conseil, ingénierie aéroportuaire) au sein d’une entité baptisée Egis Engenharia e Consultoria. Dans son collimateur : les infrastructures d’un pays que ses difficultés économiques et politiques actuelles conduisent à retenir ses investissements.

Parallèlement, Egis poursuit son développement en Afrique (12 % du C.A, 112 millions), une zone sur laquelle le groupe est implanté de manière historique, rappelle Rémi Cunin, directeur général. Activité grands projets (Algérie, Congo…) ou locale (Cameroun, Kenya…), exploitation aéroportuaire (Congo, Gabon, Côte d’Ivoire…) ou aide au développement (Afrique subsaharienne, mali, Mauritanie, Ethiopie…), il est présent sur presque tous le continent africain, à l’exception de l’Afrique du Sud et de quelques zones en Afrique Australe. Un marché, souligne Rémi Cunin, sur lequel il se projette sur le long terme.

J.D

 

Chiffres clés

937 millions de chiffre d’affaires

60 % du C.A à l’international

78 % du C.A dans l’ingénierie, dont :

21 % dans le transport urbain et ferroviaire

17 % dans la route

16 % dans le bâtiment

7 % dans l’eau et l’environnement

22 % du C.A dans l’exploitation autoroutière et aéroportuaire

13 000 salariés, dont :

8 300 dans l’ingénierie

4 700 dans l’exploitation autoroutière et aéroportuaire