Suivez-nous :         kit média      
Accueil - Marchés - Infrastructures – Des outils high-tech pour gérer le port du Havre

Infrastructures – Des outils high-tech pour gérer le port du Havre

9 mai 2017
<span>Infrastructures</span> – Des outils high-tech pour gérer le port du Havre

Drone, sondeur bathymétriques multi-faisceaux, scanner laser 3D, sonar à balayage latéral : le Port du Havre s’est doté de nouveaux outils pour gérer ses infrastructures portuaires. Revue de détail.

Premier port français pour le commerce extérieur et cinquième nord-européen pour le trafic de conteneurs, Le Havre accueille près de 6000 navires chaque année, dont 2 500 porte-conteneurs. L’inspection, la surveillance et l’entretien des quais, des digues, des appontements et des fonds marins exigent des interventions au quotidien. Pour améliorer la qualité de ces interventions et gagner en rapidité et fiabilité, le gestionnaire (Haropa) s’est équipé des techniques de surveillance parmi les plus sophistiquées du marché.

 Inspection et surveillance par drone

Équipé d’un appareil photographique haute-définition avec vue globale et résolution centimétrique des images, le drone fournit une évaluation très précise de l’état des digues et des ouvrages à talus. Après paramétrage du plan de vol, l’avion sans pilote réalise un relevé photogrammétrique par le biais de clichés géo-référencés. Après récupération du nuage de points, le topographe modélise les données avec un logiciel informatique. Cette méthode permet de suivre et quantifier les éventuels mouvements des talus de ces ouvrages.

« Outre sa rapidité d’exécution et la qualité/fiabilité des informations reçues, l’utilisation du drone est plus adaptée à ce type d’ouvrage très linéaire par rapport aux levés topographiques traditionnels terrestres, explique Christophe Gauthier, directeur de la maîtrise d’oeuvre et de l’ingénierie d’Haropa-Port du Havre. Ce procédé a fait l’objet d’une phase test sur la digue François Le Chevalier (Port 2000) en janvier et juillet 2016 par un prestataire extérieur, ce qui a permis de confirmer l’intérêt de la méthode. A terme, nous prévoyons un déploiement de cette technique pour assurer un contrôle annuel de ces ouvrages par drone. »

Contrôle par sondeur bathymétriques multi-faisceaux

Depuis 1999, le contrôle des fonds marins s’effectue avec un sondeur multi-faisceaux installé sur la vedette de sondage du port. Cet outil en topographie la surface avec une résolution suffisante pour assurer la sécurité aux navires, le suivi des dragages et l’évolution du terrain en pieds d’ouvrages.

Haropa prévoit de la remplacer d’ici à la fin de l’année par un sondeur offrira les mêmes fonctionnalités que l’ancien mais qui permettra aussi de détecter et d’identifier des objets avec une plus grande précision, notamment de faible taille (10 cm).

Ce sondeur multi-faisceaux sera couplé au scanner-laser 3D installé sur le toit de la vedette hydrographique. Avec ses capteurs, ce dernier peut enregistrer un million de points de levés par seconde (nuage de points) avec une précision centimétriques.

Le dispositif réalisera une imagerie en 3D des ouvrages maritimes au-dessus et en-dessous du niveau de l’eau. L’analyse de ces images haute résolution sera affinée par l’intervention de scaphandriers sur des points précis, ce qui permettra d’orienter plus facilement les experts dans leurs prises de décisions. Principale avantage de cette méthode de suivi : la possibilité de réaliser des contrôles fiables sur des grands linéaires de quai en peu de temps.

Sonar à balayage latéral

Complémentaire du sondeur multi-faisceaux, le sonar à balayage latéral peut être comparé à une caméra acoustique. Remorquée par la vedette hydrographique, il restitue des images d’une excellente définition sans pouvoir les positionner précisément, contrairement au sondeur. « De tels outils de surveillance et de contrôle permettent à nos équipes d’ingénieurs et techniciens de suivre au plus près l’entretien de nos 400 ouvrages situés sur la zone portuaire qui s’étend sur près de 27 km de long », souligne Christophe Gauthier.

J.D