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Infrastructures – Grand Paris Express : ce que changent les arbitrages gouvernementaux

6 mars 2018
<span>Infrastructures</span> – Grand Paris Express : ce que changent les arbitrages gouvernementaux

Le Premier Ministre a tranché. Si le schéma global du projet est consolidé, l’engagement de délais de livraison des gares et la maîtrise des coûts à terminaison ont redéfini le rythme de réalisation des différentes lignes. Décryptage.

Edouard Philippe, Premier ministre : «consolider le schéma global du projet tout en tenant compte des difficultés techniques rencontrées. »

Le gouvernement l’assure : la réalisation intégrale du Grand Paris Express, ses 200 km et 68 gares nouvelles à l’horizon 2030, comme annoncé en 2013, est confirmée. Dans le respect du schéma global du projet, il entend cependant tenir compte des difficultés techniques rencontrées par le projet, alors que celui-ci entre dans sa phase opérationnelle. En conséquence, sont confirmées la mise en service des lignes qui bénéficient au plus grand nombre de franciliens à l’horizon 2024, quand les autres attendront 2030.

Horizon 2024

Les contraintes techniques imposent de s’engager sur un rythme de réalisation « réaliste ».

A cette date seront mises en service :

  • l’extension de la ligne 14 au nord et le tronçon commun des lignes 16 et 17 jusqu’en Seine-Saint-Denis,
  • l’extension de la ligne 14 au sud jusqu’à l’aéroport d’Orly,
  • la ligne 15 sud, qui offre une liaison transversale entre les territoires au sud de Paris,
  • la ligne 14 et le tronçon commun des lignes 16 et 17 sont également nécessaires pour le bon déroulement des Jeux Olympiques et Para-olympiques  de Paris 2024 ?

L’objectif d’une mise en service de la ligne 16 entre le Bourget et Clichy-Montfermeil à l’horizon 2024, est essentiel pour la cohésion territoriale de la Métropole. Cette ligne représente un levier majeur de développement économique et de rééquilibrage entre les territoires. Avec les lignes du Grand Paris Express, la liaison Clichy-Montfermeil-Saint-Denis pourra être réalisée en 20  minutes, contre plus d’une heure aujourd’hui. Les habitants de Clichy-Montfermeil ne seront plus qu’à 35 minutes de la Défense et à 30 minutes de la gare Saint-Lazare. Le prolongement de la ligne jusqu’à Noisy-Champs sera ensuite réalisé au plus tard en 2030.

Pour toutes les autres lignes, l’objectif est d’assurer une mise en service la plus rapide possible, en respectant deux critères fixés. Le premier, a trait à la maîtrise des coûts à terminaison, le second, au respect du délai de livraison. Pour y parvenir, les marchés de toutes les lignes seront signés durant le quinquennat, ce qui permettra de valider définitivement les coûts à terminaison et le calendrier de mise en service. Des travaux significatifs seront rapidement engagés sur chacune des lignes avec les montants financiers correspondants.

Ligne 18

Les marchés de toutes les lignes seront signés durant le quinquennat afin de valider les coûts à terminaison.

Sa réalisation étant indispensable pour desservir le plateau de Saclay, le gouvernement a décidé que la liaison entre l’aéroport d’Orly et le plateau de Saclay soit réalisée au plus tard en 2027. L’objectif de mise en service de la deuxième section de la ligne 18 jusqu’à Versailles est maintenue en 2030, comme initialement prévu.

Ligne 17

Devant accompagner le développement des territoires entre Paris et Roissy, le gouvernement a demandé à la Société du Grand Paris d’engager sans délai, les procédures de marchés pour la réalisation de la ligne 17 Nord jusqu’à Gonesse, avec l’objectif d’une mise en service en 2027. Les appels d’offre seront lancés sur cette section afin de déterminer s’il est possible de desservir la gare du Bourget aéroport pour l’échéance des Jeux Olympiques en 2024. La ligne sera ensuite prolongée jusqu’au Mesnil-Amelot au plus tard en 2030.

Ligne 15

Son bouclage sera achevé en 2030 par la réalisation des lignes 15 Est et 15 Ouest. Comme initialement prévu, le fonctionnement de la rocade et de l’ensemble des interconnexions est maintenu pour 2030. Toutes les lignes seront engagées de façon irréversible, soit en lançant les travaux de génie civil et le forage des tunnels, soit en entamant les acquisitions foncières et les dévoiements de réseaux, en visant une mise en service à l’horizon 2030.

Les interconnexions

Sur les 68 gares du Grand Paris Express, plus de la moitié sont en interconnexion avec une ligne de RER, de métro ou de tramway. Parmi les interconnexions possibles, certaines sont plus complexes techniquement ou en termes d’insertion. Exemple, à Bry-Villiers-Champigny, entre la ligne 15 et les lignes E du RER et P du Transilien, à Saint-Denis Pleyel, avec l’arrêt de la ligne et du Transilien, Vert-de-Maisons, pour compléter l’interconnexion avec la ligne 15 et Bois Colombes, entre la ligne 15 et la ligne J.

J-N.O

Photo : L’objectif de mise en service de certaines lignes en 2024répond à des besoins prioritaires.

Grand Paris Express : financements

Entre 2017 et 2022, plus de 15Mds de dépenses seront engagées par la SGP pour la réalisation du réseau avec un rythme annuel compris entre 3 Mds et 3,5 Mds d’euros selon les années. De leur côté, la RATP et la SNCF Réseau investiront respectivement 1,4 Mds et 2,3 Mds d’euros cette année. Au total, plus de 6 Mds d’euros seront investis chaque année par les trois opérateurs de l’Etat (SGP, RATP et SNCF Réseau). Ainsi plus de 33 Mds d’euros seront mobilisés pour les infrastructures de transports en commun sur les cinq prochaines années, dont 23 Mds d’euros pour le développement (dont 16 Mds d’euros portés par la SGP).