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Infrastructures – Eole : le Cnit posé sur vérins pour construire la gare souterraine de La Défense

5 décembre 2017
<span>Infrastructures</span> – Eole : le Cnit posé sur vérins pour construire la gare souterraine de La Défense

Les poteaux porteurs de la structure du Cnit sont en train d’être posés sur des vérins en appui sur des micropieux. Une dalle sera coulée au niveau de la semelle de fondation de ces poteaux. Le poids du bâtiment sera transféré vers cette dalle qui reposera sur 61 piliers puis la future gare du prolongement du RER E construite en dessous.

A l’ouest de Paris, le prolongement du RER E conduit à réaménager la ligne J du Transilien sur 47 km entre Mantes-la-Jolie et Nanterre, à percer un tunnel de 8,1 km entre La Défense et Hausmann Saint-Lazare et à créer trois nouvelles gares (Porte Maillot, La Défense-Cnit, Nanterre-la-Folie), explique Xavier Gruz, directeur du projet Eole (SNCF). Le tronçon enterré doit être livré aux usagers à l’horizon 2022 ; le suivant, deux ans plus tard.

Un groupement Bouygues, Eiffage et Razel Bec percera au tunnelier un ouvrage de 6,1 km et de 9,60 m de diamètre à 30 m de profondeur entre Haussmann Saint-Lazare et Courbevoie.

Piloté par Vinci Construction France, un autre groupement creusera à la fraise 1,5 km de tunnel sous le quartier d’affaires de La Défense, dont 550 m de tranchée couverte à Nanterre, 100 m de gare sous le Cnit et 800 m de tunnels mono et bi tube adjacents, détaille Guillaume Le Réveillé, directeur du projet e-déf Eole La Défense.

Les entreprises excaveront un monotube à deux voies de 9,60 m de diamètre, un ouvrage d’entonnement puis un bitube (7,80 m) connecté à la future gare La Défense-Cnit.

Une trémie d’accès ouverte dans les parkings

Une gare de 108 m de long sur 33 de large sera aménagée en dessous du plancher des parkings souterrains du Cnit. Les travaux ont débuté il y a quelques mois avec l’ouverture d’une trémie (80 m de long, 9 de large) à travers les différents niveaux de parkings et le forage des micropieux qui serviront de fondations provisoires au bâtiment.

Un pont roulant et une benne à matériaux y seront prochainement installés. Le chantier est situé sous le niveau de la nappe phréatique, un dispositif de pompage le tient hors d’eau.

Installées à Nanterre, deux centrales, dont une de secours, formuleront une quinzaine de bétons de fondation, de soutènement et de génie civil dont la durée de vie a été fixée à cent ans.

Terrassement en taupe

Méthode retenue par le groupement pour reprendre le Cnit en sous-œuvre avant d’y construire la gare souterraine ? Seize micropieux de 10 m de long sont placés de part et d’autre de chacun des 119 poteaux sur lesquels la structure du bâtiment repose, explique Guillaume Le Réveillé.

Ces poteaux sont équipés au préalable de deux corsets en béton traversés par des barres de précontrainte puis posés sur une charpente métallique en appui sur le massif de micropieux. Quatre vérins s’intercalent entre ce massif et une charpente assujettie à la base des poteaux.

La semelle sur laquelle ils se fondent sera démolie et le terrain pré-terrassé ou décaissé sur 3 m pour y couler la dalle de 2,50 m d’épaisseur qui servira de plancher au parking souterrain du Cnit et de toit à la future station du RER E.

Soixante et un puits circulaires seront creusés en dessous et des piliers de 3 m de diamètre et de 20 m de haut ferraillés, coffrés et élevés à l’intérieur pour la soutenir.

Le poids du bâtiment sera transféré des fondations provisoires vers cette dalle par l’intermédiaire des poteaux. Le dispositif reprendra les 75 000 t du Cnit, indépendamment de son dôme. Après avoir découpé les micropieux en dessous, le groupement terrassera la gare en taupe : 520 000 m3 de déblais à évacuer.

J.D