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HSE – les bonnes pratiques par temps de canicule

23 juillet 2015
<span>HSE</span> – les bonnes pratiques par temps de canicule

Alors que de nombreux départements ont été placés en vigilance orange par Météo France et que le niveau 2 est régulièrement enclenché pour cause de températures pouvant dépasser les 40°C, quelques conseils et recommandations permettent d’atténuer les conséquences des fortes chaleurs sur les chantiers.

Si les chaleurs étouffantes sont un danger pour les publics fragilisés, elles le sont tout autant pour les intervenants sur les chantiers : conducteurs de travaux, les chefs de chantiers pour qu’ils acquièrent les bons réflexes mais aussi opérateurs de matériels et ouvriers afin qu’ils se prémunissent du danger que représentent les épisodes de canicule intervenant quand les chantiers tournent à plein. « Mobilisés sur des chantiers en extérieur, les ouvriers subissent de plein fouet les températures caniculaires que l’on subit régulièrement depuis le début des années 2000, confirme Dominique Moreno, responsable de Service Prévention (Dekra Sud-Ouest). En l’absence d’anticipation et de préparation adaptées, cela peut engendrer des pertes de vigilance, crampes musculaires, malaises… ». Des risques d’autant plus présents sur les chantiers que les ouvriers exercent des activités physiques intenses. Aussi, quelques principes de précaution sont à respecter.

Adapter l’organisation du chantier

Pour les personnels d’encadrement de chantier, et en l’absence de seuil réglementaire de températures, les mesures de prévention à mettre en place commencent par la vérification quotidienne des conditions météorologiques : au-delà de 30°C, et en cas de forte humidité, la vigilance doit être accrue. La journée continue (06:00-13:00 ou 06:00-14:00), couramment pratiquée dans les travaux routiers, est fortement recommandée. « Elle doit cependant être validée par le maître d’ouvrage », souligne Dominique Moreno. Afin de prévenir les risques liés au travail sur chantier par fortes chaleurs, il est recommandé de limiter, autant que possible, le travail physique et de reporter les tâches lourdes. De même, il convient de fournir des aides mécaniques à la manutention et prévoir des adaptations techniques peuvent également réduire les effets de la chaleur (ventilateur, brumisateur …) et sont des moyens efficaces de limiter l’effort. « Le Code du travail rappelle un certain nombre d’obligations qui incombent à l’employeur, rappelle Dominique Moreno. Des mesures de bon sens, telles que la mise à disposition des salariés de bouteilles d’eau, en nombre suffisant, et l’aménagement de locaux permettant de s’abriter de la chaleur, voire climatisés, en font partie »

Agir en amont

Il est également essentiel d’informer les salariés des risques encourus car, connaître les dangers de la chaleur et les mesures à prendre pour en prévenir les risques, permet d’accroître la vigilance de chacun. Le rythme de travail y trouve une place centrale. Il est conseillé de permettre aux salariés d’adapter leur rythme de travail tout en augmentant la fréquence des pauses de récupération, un facteur clé dans la prévention des risques liés à la chaleur. Les horaires de travail pourront être aménagés de manière à limiter les temps d’exposition et bénéficier au mieux, des heures les moins chaudes de la journée. Si le code vestimentaire peut être adapté, « sous réserve que le risque reste inchangé », le pantalon doit être préféré au short et le port des EPI n’est pas négociable.

J-N.0