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Echafaudages – Layher : développer la part du chiffre d’affaires réalisé dans les travaux publics

5 décembre 2017
<span>Echafaudages</span> – Layher : développer la part du chiffre d’affaires réalisé dans les travaux publics

Porté par une conjoncture plus favorable, le fabricant d’échafaudages Layher veut continuer à augmenter le pourcentage de chiffre d’affaires qu’il réalise avec les entreprises de travaux publics, de location et de montage. Il compte sur la qualité de ses structures tubulaires et sur celle du service avec lequel il accompagne les utilisateurs de la marque pour atteindre cet objectif.

Eric Limasset, président de Layher : « Nous ne faisons pas de concurrence à nos clients. Nous leur fournissons du matériel et le backstage technique. »

Depuis deux ans et le dernier salon Batimat, Layher est en croissance, souligne Eric Limasset, son président. L’an passé, le fabricant d’échafaudages a enregistré une progression de son chiffre d’affaires de 7 % à 72 millions d’euros, un chiffre réalisé par quart avec le BTP (dont 8 à 10 % dans les travaux publics), les loueurs monteurs, l’industrie et l’événementiel. 2017 sera de la même eau. Le C.A de l’entreprise devrait augmenter à nouveau de 5 % à 75 millions d’euros, évalue le dirigeant.

Eric Limasset attribue le dynamisme de son activité annuelle à la reprise de l’activité dans le secteur de la construction. Sur le fond et dans la durée, il l’attribue au virage stratégique pris il y a quelques années par l’entreprise pour être plus présent sur le segment des travaux publics, auprès des entreprises de toutes tailles. Il l’attribue enfin à la qualité des produits et du service rendu par le fabricant, « à la confiance de ses clients » et surtout, au fait qu’il ne vient pas les concurrencer sur leur terrain. « Nous leur fournissons du matériel et le backstage technique », précise le président de Layher.

Produits premium

Layher a créé le buzz avec une pieuvre de préhension de matériaux.

La nouvelle édition de Batimat a donné au fabricant l’occasion de mettre son offre en lumière. Nouvelles avancées ? Dans la ligne d’échafaudage « Light weight », certaines des pièces (montants, diagonales…) qui supportent les plus lourdes charges ont été remplacées par des éléments plus légers et plus résistants (FW).

Le fabricant a lancé aussi un escalier de chantier hélicoïdal (Multistair) qui permet aux travailleurs d’en sortir au niveau de chaque volée. Particularité : il s’assemble à partir d’un poteau central et de marches, en utilisant les structures tubulaires classiques de la marque. Son coût est donc nettement plus avantageux que celui des structures modulaires. Levable à la grue et clipsable sur un échafaudage, cet escalier qui tient sur trois palettes peut être monté et démonté par deux personnes.

Depuis quelques mois aussi, Layher a également créé le buzz avec une pieuvre de préhension de matériaux (Grue 3000). Télécommandée à distance, cette machine équipée d’un bras articulé repliable peut déplacer une charge de 300 kg sur 5 m.

Services compris

Côté service, Eric Limasset met d’abord l’accent sur son parc de location : 40 000 t d’échafaudage répartis entre ses dix agences françaises. « Notre intérêt est d’abord de vendre », rappelle-t-il. Le dirigeant rappelle aussi que le centre de formation de la société forme chaque année quelque 600 salariés des entreprises utilisatrices (concepteurs, monteurs, chefs d’équipes, conducteurs de travaux…) à son siège de à Ferrière-en-Brie et dans les locaux de ses clients.

Depuis le début de l’année, la nouvelle version de la suite logicielle de l’échafaudeur (Windec 3D 5.0) fait également un tabac, assure le président de Layher. « Plans 3D, notes de calcul, gestion du personnel, de stocks et des vérifications de chantier… les entreprises y trouvent tout ce qui a trait à leur compte d’exploitation échafaudage, résume-t-il. Cela leur permet d’investir un peu moins en compétences et de se centrer davantage sur leur cœur de métier. C’est une façon de travailler plus moderne et plus souple. »

L’échafaudeur compte sur ce package de produits et de services (« Le moyen pour les clients de bien utiliser les premiers et d’y trouver la productivité nécessaire à la rentabilité de leurs chantiers ») pour pénétrer plus avant sur le segment des travaux publics et séduire ses acteurs, entreprises de travaux et loueurs monteurs. Selon le dirigeant, ce segment offre en effet un plus fort potentiel de développement que celui de l’industrie. Layher s’est fixé comme objectif d’y faire croître son chiffre d’affaires de 10 % par an pour les trois années à venir. Dans quelques mois, le salon Intermat donnera à l’entreprise une nouvelle occasion de se distinguer à travers, peut-être, la présentation de nouveaux produits.

J.D

Nouvelle usine en Allemagne

Pour faire face à une demande en progression et à une production en augmentation de 20 % par an, Layher France bénéficiera de la construction d’une troisième usine en Allemagne l’an prochain sur le site historique de l’industriel. De nouvelles machines automatisées et une troisième unité de galvanisation par immersion à chaud automatique de 10 000 m2 offriront à l’échafaudeur une capacité de production supplémentaire de 70 à 80 000 tonnes annuelles.