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Construction – Les petites entreprises moins bien valorisées

20 février 2017
<span>Construction</span> – Les petites entreprises moins bien valorisées

Jugées plus exposées aux aléas de conjoncture, les entreprises de BTP de petite taille non côtées sont moins bien valorisées que les autres. C’est l’un des enseignements du dernier baromètre d’Absoluce Qantéa, réseau d’experts comptables et de commissaires aux comptes. Avers de la médaille : elles dégagent plus rapidement une rentabilité lorsque l’activité repart.

capture-absoluceQuelle est la valeur des entreprises de BTP non cotées ? Le dernier baromètre d’Absoluce Qantéa fournit des éléments de réponse. En moyenne, une PME non cotée valait 9,1 fois son résultat net l’an passé, contre 17 fois pour une entreprise cotée tous secteurs d’activité confondus, soit un taux de décote de 46,5 %. Le multiple ou le ratio de valorisation s’établit respectivement à 5,2 et à 8,5 pour le résultat brut d’exploitation ou EBITDA ( 39,3 %) et à 13,7 et à 6,8 pour le résultat net d’exploitation ou EBIT (50,5 %). Entre 2009 et 2011, les sociétés cotées ont enregistré une diminution significative de leur valorisation sous l’effet de la crise puis une hausse rapide les deux années suivantes, indique le baromètre. En revanche, les entreprises non cotées ont vu la leur rester relativement stable entre 2008 et 2011, diminuer en 2012 et rebondir en 2013. Ces entreprises sont impactées à la hausse et à la baisse avec un an de décalage, attribué à leur plus faible exposition au contexte économique international. Tendance générale : pour le multiple de résultat net, l’écart de valorisation entre les sociétés cotées et non cotées augmente. La décote est passée de 22 % en 2011 à 40,6 % en 2012 pour atteindre 50,2 % en 2014 et revenir à 46,5 % en 2015.

Les petites entreprises plus rapidement rentables en cas de reprise

Jugées plus risquées, les petites société présente un taux de décote plus important. C’est le cas notamment dans le BTP. Une entreprise réalisant entre 0 et 5 millions de chiffre d’affaires vaut 16,7 fois son résultat net, souligne Alain Migot, expert comptable et commissaire aux comptes du réseau Absoluce. Elle est donc plutôt moins bien valorisée que les autres, tous secteurs d’activités et taille d’entreprises confondus. Indépendamment de leur taille, les entreprises de la filière, qui affiche un ratio de 12,3, sont mieux estimées. Si l’on s’intéresse au multiple du résultat brut d’exploitation (EBITDA), la différence de valorisation est moins significative, avec des ratios de 3,7 pour une petite société, de 5,9 pour les entreprises du secteur et de 5,2 tous secteurs confondus. La différence est du même ordre si l’on prend l’EBIT en considération. Moins diversifiées et plus sensibles aux fluctuations de la conjoncture sur leur activité, les PME les plus petites sont certes moins bien valorisées mais si l’activité redémarre, sous l’impact des chantiers du Grand Paris ou de rénovation des centrales nucléaires par exemple, elles dégageront aussi plus rapidement une rentabilité, nuance Alain Migot. Si l’on examine, enfin, le mode de financement du secteur, le BTP apparait bien capitalisé avec trois quarts de fonds propres (74,6 %) pour un quart seulement d’endettement (25,4 %), contre 85,5% et 14,5 % tous secteurs confondus. Commentaire d’Alain Minot : « C’est une activité qui nécessite un peu plus d’endettement que la moyenne des autres secteurs ».

J.D