Suivez-nous :         kit média      
Accueil - Marchés - Construction – Bilan financier 2016 en demi-teinte pour les entreprises

Construction – Bilan financier 2016 en demi-teinte pour les entreprises

25 octobre 2017
<span>Construction</span> – Bilan financier 2016 en demi-teinte pour les entreprises

Comment se sont portées les entreprises de BTP au plan financier en 2016 ? L’étude annuelle de BTP Banque*, qui a interrogé près de 4 000 sociétés, fait état d’un bilan en demi-teinte. Le rapport indique un redressement significatif de leur rentabilité. Bémol : leur trésorerie reste extrêmement fragile et le recours aux crédits éponyme demeure indispensable pour financer l’activité.

La baisse de la valeur ajoutée des entreprises du BTP s’est poursuivie en 2016. Si celle-ci est insuffisante pour couvrir les frais de fonctionnement, l’entreprise a des difficultés à atteindre son point mort et à générer des bénéfices.

Compte-tenu de la baisse de la valeur ajoutée, le coût de la main d’oeuvre par rapport à la valeur ajoutée augmente, même s’il est resté stable. Dans les travaux publics, les charges de personnel représentent désormais presque 82% de la valeur ajoutée

Fin 2016, la rentabilité des entreprises du BTP (résultat net/chiffre d’affaires) n’avait toujours pas retrouvé son niveau de 2008 (situé alors à 2,5% pour les travaux publics), mais le ratio a augmenté par rapport à 2015 et s’inverse pour atteindre 2,3% dans les TP. Cette amélioration est attribuée à l’augmentation de l’excédent brut d’exploitation des entreprises, mais aussi à de frais financiers modérés (taux faibles) et à l’impact du CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi).

Depuis 2013, la part des entreprises en perte n’avait cessé de croître. Elle a reculé l’an passé, tous secteurs confondus. L’évolution est particulièrement significative dans les TP avec un pourcentage qui est passé de 17,4% à 12,9% d’une année sur l’autre.

Les difficultés de trésorerie restent importantes, avec des délais clients moyens  ttrop élevés : 90 jours dans les TP. Après une baisse significative des délais fournisseurs entre 2008 et 2014, suite à l’application de la Loi de modernisation de l’économie (LME), ceux-ci sont repartis à hausse pour s’établir à 80 jours dans les TP. Depuis 2008, la trésorerie nette moyenne en jours de production s’est améliorée très nettement dans le secteur pour s’établir à 22 jours, soit 3 jours de production supplémentaires.

Commentaire de Claude Lavisse, président du directoire de BTP Banque : « L’amélioration de la rentabilité nette est clairement au rendezvous. Cette rentabilité reste toutefois insuffisante pour permettre aux entreprises de faire face aux besoins nés de la reprise d’activité, alors que leur situation financière a été fragilisée par les années de crise précédentes. Les trésoreries continuent donc de se tendre et les entreprises du BTP restent globalement encore fragiles. »

Quid de l’exercice en cours ? « L’année 2017 tend à confirmer cette reprise amorcée courant 2016, même si celle-ci n’est pas uniforme selon les territoires et les métiers. Les perspectives de croissance se situent autour de 4% pour l’ensemble du secteur de la construction ».

 *Etude 2017 de BTP Banque sur la santé financière des entreprises du BTP pour la période 2008-2016.

J.D