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Biens d’équipement– Le plan de relance tarde à se traduire dans les faits

30 novembre 2020
<span>Biens d’équipement</span>– Le plan de relance tarde à se traduire dans les faits

En dépit d’un contexte pour le moins compliqué, le syndicat des biens d’équipements veut positiver et mettre en avant les atouts de ses différents adhérents dans un contexte de marché en contraction.

« Notre industrie est dynamique. Nos entreprises sont performantes et développent des produits innovants », confirme Jean-Claude Fayat, président d’Evolis. « Nos entreprises sont résilientes et ont démontré leur capacité à rebondir malgré les circonstances. Nous avons avant tout, besoin d’un retour de la confiance. Nous avons également besoin de règles sanitaires stables pour lesquelles nous pouvons nous adapter ». Les fabricants de biens d’équipement, vont, de fait, affronter une crise dans la durée sera conditionnée à la vigueur et à la vitesse de la relance. Déjà, cette année, la perte d’activité peut être estimée de -15% à -25% selon les secteurs d’activité (matériels pour le BTP, la manutention, équipements fluidiques).


Jean-Claude Fayat, président d’Evolis : « Les mesures prévues dans le cadre du plan de relance sont loin d’être actives ».

Adaptabilité

L’industrie, comme l’organisation professionnelle, restent solide et mobilisée face à une situation sans précédent. En dépit du confinement, la structure issue du rapprochement du Cisma et de Profluide a pu poursuivre ses activités et assurer la permanence de ses services pour accompagner les adhérents dans une période inédite. L’enjeu est d’importance pour l’équipe de permanents qui doit répondre aux exigences de performance qui préoccupent les adhérents. De fait, la dégradation de l’économie aura des conséquences qui pourraient être dramatiques pour beaucoup d’acteurs évoluant dans le périmètre de la construction. Les carnets de commande des entreprises clientes se vident dans le registre des affaires courantes à réaliser sous 6 à 12 mois et, faute d’appels d’offres, ne se reconstituent pas, laissant augurer un premier semestre 2021 particulièrement compliqué. Les entreprises disposant de carnet dans le registre des grands projets sont mieux loties. Cela ne suffira pas à empêcher une contraction des ventes de matériels à très court terme avec un impact particulièrement sensible pour les fabricants de matériels compacts exposés au marché de la location. Après trois années d’expansion et anticipant un ralentissement de la croissance dès cette année, les loueurs ont réduit leurs investissements. « Nous avons vraisemblablement devant nous une longue période de crise en raison de la pandémie de la Covid-19 », prévient le président d’Evolis. « Le rôle d’une organisation professionnelle est d’autant plus important dans une période comme celle que nous traversons depuis le mois de mars. Nous nous attelons à disposer d’une meilleure connaissance tant au niveau domestique qu’européen tant nous avons besoin d’une meilleure visibilité sur la conjoncture et d’un retour de la confiance ».

Initiative de relance

Face une deuxième période de confinement « allégé », les industriels attendent avec impatience la relance. Les mesures prises à cette fin sont jugées positives, qu’il s’agisse de la transition énergétique, la rénovation thermique et la décarbonatation de l’industrie. Trois axes sur lesquels les adhérents sont pleinement impliqués mais qui restent confrontées à deux difficultés principales :
-un manque de visibilité que des instructions changeantes en permanence amplifient,
-une administration tournant au ralenti et ne permettant pas de déployer le plan de relance, les budgets n’étant pas consommés.
« Le principe du plan de relance est positif, sa mise en œuvre effective serait encore mieux, pour que nos entreprises puissent s’organiser », explique Jean-Claude Fayat. « Les déclarations, notamment dans le domaine du télétravail auquel, je pense, personne n’est opposé, ne sont pas adaptées. Les instructions changent toutes les deux semaines. Il faudrait mieux laisser les entreprises s’organiser en fonction de la nature de leur activité, voire laisser les collectivités locales gérer ces questions de manière plus fine et plus dynamique ». Les trois axes prioritaires autour desquels s’organise le plan de relance que sont l’écologie, la compétitivité économique et cohésion sociale sont en adéquation avec les attentes des industriels. A ce titre, la baisse des impôts de production, constitue un élément essentiel pour faire face à la concurrence européenne mais aussi mondiale.

J-N.O

Légende : Les fabricants de bien d’équipements ont besoin de visibilité et de stabilité réglementaire pour pouvoir s’adapter.