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Formation – Le Club Seimat adapte son Grand Prix aux réalités du métier

1 juillet 2019
<span>Formation</span> – Le Club Seimat adapte son Grand Prix aux réalités du métier

Pour la 25e année consécutive, le Club Seimat* a organisé une compétition afin de mettre en valeur les meilleurs étudiants de la filière « Maintenance de matériels ». L’association a dévoilé son palmarès le 26 juin à Goussainville.

(Photo ci-dessus : Philippe Girard, président du Club Seimat, et Pascal Petit-Jean, secrétaire général du Seimat, en pleine remise de diplôme. © CDF)

Pendant que les machines cuisent au soleil sur le parking, un auditoire poli les a remplacées à l’ombre du grand atelier de Wirtgen France. Ce 26 juin, le constructeur accueille en son siège de Goussainville, dans le Val-d’Oise, la remise des trophées du Grand Prix du Club Seimat*. Ce concours distingue les élèves les plus doués en mécanique des Bac Pro et des BTS spécialisés dans la maintenance des engins de chantier. « C’est une forme de récompense pour avoir choisi cette voie professionnelle », indique Philippe Girard, président du Club.

Place à la pratique

Pour cette 25e édition, l’organisme a quelque peu revu l’organisation de l’événement. En premier lieu, celui-ci n’est plus ouvert aux CAP. « Nos métiers réclament plus de compétences techniques que par le passé, explique le président. Aujourd’hui, un CAP est à peine suffisant. Nous continuons à soutenir cette filière par d’autres actions. »

En outre, les épreuves ont évolué afin de se rapprocher des exigences du monde professionnel. Pour les Bac Pro, les 463 participants issus de 45 établissements ont tout d’abord répondu à un QCM en ligne. Les deux meilleurs de chaque lycée ont ensuite été conviés à la seconde phase. Finalement, 78 s’y sont rendus. Elle comprenait un nouveau QCM (25 % de la note finale) suivi d’un examen pratique de contrôle et de mesure (75 % de la note finale). Quant aux 108 étudiants de BTS, ils ont débuté par une série de questions ouvertes, qui comptait pour 40 % de la note finale. Puis un jury de professionnel a évalué la capacité des huit meilleurs à réparer une machine.

Métaux précieux

Autre nouveauté, les 70 premiers du classement Bac Pro se sont vus décerner des labels**. Ces derniers tirent leur nom des métaux les plus chers du monde. « Ils comptent parmi les meilleurs élèves de France. Ils ne doivent pas se dévaloriser parce qu’ils ne sont pas dans le top 15, précise Pascal Petit-Jean, secrétaire général du Seimat. Les lauréats pourront le mentionner sur leur CV. » En effet, le top 15 décroche une bourse, tout comme le quintette de tête des BTS. Un trophée était aussi réservé à la classe d’études supérieures qui atteindrait la moyenne la plus haute. Il est revenu à l’établissement de Saint-Hilaire-du-Harcouët, dans la Manche.

Enfin, dernière récompense et non des moindres, les constructeurs et les concessionnaires adhérents à l’association ont proposé cinquante stages aux primés. « Nous nous engageons pour leur avenir, remarque Philippe Girard, qui assure également la fonction de directeur général de JCB France. C’est un coup de pouce vers le premier emploi dans un secteur où les perspectives sont prometteuses. Le Grand Paris Express et le déploiement de la fibre génèrent de l’activité. Par ailleurs, le renouvellement des générations et les évolutions des matériels sont propices aux jeunes. »

M. D.

Les trois premiers dans la catégorie Bac Pro : Benoît Rambaud (lycée de Saint-Jean-d’Angely), Paulin Lorinet (Bar-sur-Seine), Sylvain Breter (Porcheville).

Les trois premiers dans la catégorie BTS : Marvin Raud (établissement de Poitiers), Erwan Kretz (Obernai), Dylan Joannet (Bar-sur-Seine).

* :  Syndicat des entreprises internationales de matériels de travaux publics, mines et carrières, bâtiment et levage, manutention

** : Les différents labels : Antimoine (70e au 51e), Vanadium (50e au 31e), Ruthénium (30e au 16e), Iridium (15e au 6e) et Rhodium (5e au 1e).