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Matériel – La production française retrouve son niveau d’avant-crise

24 avril 2017
<span>Matériel</span> – La production française retrouve son niveau d’avant-crise

Après deux années de progression modeste, les adhérents du syndicat ont renoué avec une croissance plus solide, grâce à la dynamique de leur marché domestique, dont les moteurs principaux sont l’incitation en faveur de l’investissement productif, avec un premier quadrimestre particulièrement actif, la demande du secteur client permettant de penser que l’économie réelle prend le relai de la carotte fiscale.

Jean-Claude Fayat, président du Cisma : "Nos adhérents sont favorable au prolongement du sur-amortissement, qui est une bonne mesure, de nature à rapprocher les entreprises françaises du niveau de taxation d’un certain nombre de nos concurrents européens."

Jean-Claude Fayat, président du Cisma : « Nos adhérents sont favorables au prolongement du sur-amortissement, qui est une bonne mesure, de nature à rapprocher les entreprises françaises du niveau de taxation d’un certain nombre de nos concurrents européens. »

+9% à 7,86 Mds € pour l’ensemble des activités des constructeurs de matériel pour la construction, les infrastructures, la sidérurgie et la manutention (Cisma). +8,3% à 3 Mds pour le seul secteur des équipements pour le BTP.

« En 2016, la production est revenue au même niveau qu’en 2007 », se félicite Jean-Claude Fayat, Président du Cisma, « nous observons un changement dans la contribution respective des matériels de BTP et de Manutention ». La relance de l’activité dans la filière Bâtiment, et plus tardivement dans les TP, le reconduction de la loi sur le sur-amortissement, dite Loi Macron permettant un renouvellement de parcs vieillissants, en particulier chez les loueurs ont contribué à ce résultat. « Cette mesure est d’autant plus une bonne mesure qu’il ne s’agit pas d’une subvention mais bien d’une incitation », commente Jean-Claude Fayat, « elle contribue à améliorer le retour sur investissement et donc à déclencher des achats qui n’auraient pas été engagés faute de rentabilité suffisante ». Depuis ce vendredi 14 avril, seuls demeureront éligibles au sur-amortissement les biens d’équipement ayant fait l’objet d’une commande assortie du versement d’un acompte de 10% avant cette date, et à condition que leur acquisition intervienne dans les deux ans après leur commande.

De quoi maintenir le niveau de charge des usines à un niveau élevé. L’année dernière, l’emploi, a enregistré une légère hausse (3%), portant les effectifs du secteur employant 31 242 emplois directs.

Tous ces indicateurs particulièrement encourageants doivent perdurer en 2017. Le Cisma anticipe une nouvelle année de progression, de l’ordre 5 à 7% pour l’année en cours, grâce à la conjoncture toujours porteuse du marché domestique.

Seul bémol, les exportations qui reculent de 5,4%, confirmant une tendance de fond observée depuis une dizaine d’années, malgré un léger rebond en 2011. L’explication : la raison principale est le retournement de conjoncture sur certains marchés stratégiques, comme l’Afrique. Les importations, quant à elles, augmentent de 10,5%, s’établissant à 5,14 milliards d’euros.

Les TP plus forts que le bâtiment

En 2016, la production de matériels de TP s’est élevée à 1 572,2 millions d’euros, contre 870,7 pour le Bâtiment et 483,8 millions pour le vrac. Le secteur des TP est également le plus dynamique, avec une croissance de près de 15% (14,9%), soit le double de celle du secteur de Bâtiment (7,2%). Le secteur du vrac est en contraction (-7,2%).

Vocation mondiale

Si le poids de l’Europe reste prépondérant, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie  restant les partenaires privilégiée des industriels établis en France, les constructeurs de matériels pour le BTP rayonnent dans le monde entier : Etats-Unis, Algérie, Chine, Mexique, … sont des débouchés significatifs, dont les conjonctures propres à chacune de ces économies permettent de lisser les effets de cycles. De fait, et comme le souligne Jean-Claude Fayat, « le secteur est sur une tendance haussière, avec des nuances par secteurs d’activités, la grande volatilité de l’économie étant partagée par tous ». Une réalité qui commande de la part des  industriels vigilance et agilité, pour réagir aux effets positifs comme négatifs et saisir les opportunités qui peuvent se présenter. Gouvernance américaine, Brexit, élection présidentielle en France sont autant de facteurs qui peuvent impacter le contexte dans lequel les industriels du Cisma évoluent.

J-N.O

CISMA : repères chiffrés 2016

Production : 7,86 Mds €

France : 3,29 Mds €

Export : 4,58 Mds €

Import : 5,14 Mds €

Balance : -567 millions d’€

Taux d’export : 58%

Taux de couverture : 89%

Effectifs directs : 31 242

Evolution effectifs : +3%

CISMA : focus BTP

Production : 2,93 Mds €

France : 1,12 Mds €

Export : 1,81 Mds €

Import : 1,77 Mds €

Balance : 34 millions d’euros

Taux d’export : 62%

Taux de couverture : 102%

Cisma : focus Manutention

Production : 4 Mds €

France : 1,61 Mds €

Export : 2,39 Mds €

Balance : -568 millions €

Taux d’export : 60%

Taux de couverture : 81%