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DLR – Quelle feuille de route pour le nouveau président ?

22 mars 2016
<span>DLR</span> – Quelle feuille de route pour le nouveau président ?

Jusqu’ici vice-président et président de la commission « Location » du DLR, Bertrand Carret, président de Rentforce*, succède à Sonia Dubès à la présidence de la Fédération nationale des distributeurs, loueurs et réparateurs de matériels pour la construction et la manutention. Une passation de pouvoir qui s’inscrit dans une continuité d’action, même si le contexte appelle de nouvelles initiatives. Tour d’horizons.

Cimenter, fédérer et communiquer. Tel est le triptyque d’actions que le président s’est fixé, dès son élection à l’occasion du 51ème congrès du DLR. Son crédo : « pour être entendu et fédérer autour d’elle tout son écosystème, une fédération doit atteindre une certaine taille critique. Je continuerai le travail de rapprochement qui a été entrepris ces dernières années avec les organisations professionnelles dont les problématiques métiers sont proches de celle du DLR et ses adhérents. Les accords récents que nous avons conclus avec les loueurs de grues à tour, les levageurs et les spécialistes des constructions industrielles et modulaires sont des premiers pas prometteurs. Aussi, je souhaite engager des actions de communication  pour attirer de nouvelles entreprises à rejoindre les rangs de la Fédération ». Pour Bertrand Carret, l’enjeu de la taille critique est  essentiel : «  si la fédération ne gagne pas en puissance le risque est, considérant la rationalisation administrative, déjà observée dans le domaine de la prévoyance et des retraites, de se voir imposer une convention collective d’un autre métier. A contrario, si le DLR acquiert cette taille critique, il sera puissance de proposition et de négociation. Il sera reconnu et respecté ».

Convergence des métiers vers la location

Continuer à rapprocher les loueurs et les distributeurs  va mobiliser le Président.  Le rapprochement des deux métiers, organisés en Commission au sein de la Fédération, constitue un enjeu particulier, à l’aune de la montée en puissance de la location, quand le modèle économique des distributeurs doit être repensé. Alors que cette convergence des métiers tendant à s’accélérer, Bertrand Carret pourra capitaliser sur son expérience de loueur et sur ses 6 années à la présidence de la commission Location. « Je suis très heureux de constater que tous les métiers se retrouvent sur cette prestation, qui concerne aussi bien les matériels pour le BTP, les grues à tour ou les constructions modulaires. Nous partageons le chantier, qui est le point de rencontre de ces différentes activités, mais aussi les clients, qui sont les entreprises de BTP », indique Bertrand Carret. Autre point de vigilance, les conditions économiques de la profession, et tout particulièrement, la location, qui ne cesse de se dégrader, sous l’effet conjugué de la conjoncture et du comportement du secteur client. « La France est atypique avec,  en amont des industriels globaux et, en  aval, quelques grands groupes de taille mondiale. C’est la principale différence avec les autres pays européens, où la clientèle est composée d’entreprises locales et régionales. Dans ce contexte, le loueur est pris en étau, avec pour interlocuteurs des acheteurs spécialisés dans la réduction des coûts, à l’image de ce qui se pratique dans la grande distribution », commente Bertrand Carret, «les loueurs ont certainement une part de responsabilité dans la mesure où, depuis plus de 10 ans, nos prix ont fortement chuté quand le prix des matériels continuait d’augmenter sous l’effet des nouvelles normes. Les retours sur investissement faiblissent, avec comme conséquence pour les structures les plus fragiles, des rachats par des grands groupes ou des disparitions », constate Bertrand Carret, « je pense qu’il faut des acteurs puissants dans la location tels que Loxam et Kiloutou, qui eux-mêmes doivent continuer à se développer pour pouvoir être en situation de négocier avec les majors ».

Visibilité accrue

Le DLR entend se développer sur des bases solides pour devenir une fédération plus représentative et plus visible. « La structure et les finances de la fédération sont saines. Aujourd’hui, nous disposons des moyens de mieux valoriser les compétences du DLR, de mieux faire reconnaître ses travaux. Il est évident que dans le cadre de notre volonté de gagner en influence, il faut que le DLR soit connu des parlementaires mais aussi des professionnels et des autres fédérations professionnelles » estime Bertrand Carret, « je compte proposer aux présidents des Commission Location et Distribution ainsi qu’au président régionaux du DLR d’être les ambassadeurs de la fédération auprès de leurs homologues de la FNTP et de la FFB. Il est nécessaire que les adhérents à ces fédérations nous associent dans leur mode de fonctionnement et non pas comme de simples fournisseurs dont ils compriment les prix ».

*société de location multi-spécialiste (nacelles élévatrices, camions de chantiers, utilitaires légers).

J-N.O