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Constructeurs – Comment Mecalac réinvente la pelle sur pneus

22 mai 2017
<span>Constructeurs</span> – Comment Mecalac réinvente la pelle sur pneus

Pour développer la gamme MWR, l’industriel s’est efforcé de prendre du recul et d’évaluer les avantages et inconvénients des différentes solutions proposées sur le marché. Un travail de fond qui a permis de constater la diversité des alternatives commercialisées. D’en identifier les limites et de proposer au marché un concept sans équivalent.

La MWR 15 est proposée avec le bras Mecalac, le bras pelle pour application d’excavation majoritaire et le bras pelle avec déport.

La pelle sur pneus telle qu’elle existe aujourd’hui, a été pensée et dessinée entre 1955 et 1965. A cette époque, la chargeuse pelleteuse est incontournable. Plus tard, dans les années 1980, c’est la pelle sur chaînes et sa déclinaison compacte qui dominent le marché. Ce n’est qu’à partir des années 2000 que la pelle sur pneus s’impose comme un matériel à part entière. Polyvalence pour les chargeuses pelleteuses, compacité et performances pour les mini pelles et les pelles sur chenilles, les marqueurs de la pelle sur pneus ont été longs à émerger. Pourquoi ? L’explication tient dans le nombre très faible de marchés « significatifs » pour les pelles sur pneus, qui peuvent se résumer à trois pays principalement : la Corée du Sud, qui truste alors près de la moitié du marché mondiale, l’Allemagne et la France, qui représentent les deux autres débouchés les plus porteurs.

Le développement du concept, manifeste depuis une dizaine d’années, est à porter au crédit de six critères clés qui déterminent le choix des clients. Il s’agit de l’accessibilité au sens large du terme, qui est à la fois le premier contact de l’utilisateur et de l’exploitant avec la machine, et qui concerne tout à la fois la facilité avec laquelle l’opérateur montera dans sa cabine ou comment les interventions de maintenance routinière seront réalisées. La stabilité, qui conditionne la sécurité, en découlent logiquement, et conditionne la compacité de la machine, critère capital en milieu urbain comme sur site confiné.

En filigrane, se dessine l’enjeu mobilité, donc la capacité avec laquelle la pelle sur pneus peut être transportée d’un chantier à l’autre. Enfin, la polyvalence reste le fil rouge. L’aspect multifonctions étant une notion consubstantielle à la pelle sur pneus : remplacer plusieurs machines par un porte-outil simplifie considérablement le chantier et redéfinit l’organisation des travaux. Enfin, et du point de vue opérateur, la facilité de conduite de la machine est essentielle.

Que donnent ces différents critères appliqués aux trois familles de matériels prédéfinis ? La chargeuse pelleteuse a bâti son succès sur sa polyvalence et sa mobilité. De par son architecture, la stabilité et l’accessibilité étaient assurée. Au fur et à mesure que les villes se sont densifiées, d’autres solutions ont vu le jour en complément à la chargeuse pelleteuse. L’axe de travail ? La compacité, pour répondre au défi des travaux en milieu urbanisés. Résultat ? Des pelles sur chenilles et des minipelles qui, si elles gagnaient en gabarit, perdaient en mobilité et en polyvalence.

Dans cette logique évolutive, la pelle sur pneus est apparue, rendant à la pelle hydraulique sa mobilité, tout en conservant la compacité. Seul inconvénient, et non des moindres, la stabilité et l’accessibilité, la cabine étant implantée très haut sur le châssis inférieur. En outre, une certaine simplicité d’usage s’est altérée, avec l’apparition de tableau de bord de plus en plus complexe sans pour autant accroître le caractère multifonction.

La réponse par l’intention

La tourelle est implantée à une hauteur inédite sur ce segment de machines

Depuis l’origine, la marque signe ses machines avec un design unique, qui s’est imposé dans le temps comme étant la marque de fabrique Mecalac. Avec les pelles sur pneus, l’exercice est difficile tant les contraintes sont nombreuses. L’une des principales difficultés de cette famille de matériel ? Sur une pelle sur pneus, ceux sont les pneus ! Explication : les pneus sont montés sur un pont oscillant et pour que celui-ci oscille, c’est sa vocation, il est impératif de libérer un espace pour que le pont puisse remplir sa fonction. Cela conduit inéluctablement  à surélever la tourelle et par conséquent rehausse le  centre de gravité et donc entame à la fois la stabilité et l’accessibilité de la machine.

La réflexion s’est donc focalisée sur ces deux paramètres. Elle a notamment amenée les ingénieurs du BE à s’intéresser à d’autres gammes de produits afin d’examiner la réponse apportée à la problématique, l’enjeu étant de définir la meilleure architecture possible, assurant à la fois la stabilité et l’accessibilité. Pourquoi l’accessibilité est-elle si importante ? Parce que 25% des accidents observés sur les chantiers, interviennent quand l’opérateur monte dans sa cabine. Quand ce n’est pas dans cette configuration typique, c’est quand il fait le plein de carburant, perché sur le pneumatique de la pelle.

En optimisant la gestion de l’espace entre les deux essieux de la pelle sur pneus, un concept prenait forme. En poursuivant la réflexion, l’implantation en partie basse du réservoir de carburant apportait plusieurs avantages : centre de gravité baissé, iso-stabilité améliorée, remplissage sécurisé.  En positionnant la tourelle à l’exacte hauteur d’une pelle sur chenille, l’accès est considérablement amélioré et sécurisé.

Simplicité dans la conception. Simplicité dans l’utilisation aussi. L’agrément de conduite pour le chauffeur a été traité avec les mêmes égards que l’enjeu de la sécurité. Les principales fonctions ont été automatisées, qu’il s’agisse de la mise à l’arrêt de la machine, du mode travail ou du mode translation. Un bouton unique avec trois sélections  possibles apportent un réel confort en termes de conduite.

Sécure et simple à l’usage, la pelle telle qu’elle a été définie se doit également d’être polyvalente. Objectif atteint grâce à l’attache rapide « maison », que le constructeur présente comme étant la plus simple du marché.

J-N.O.

Photo : La gamme MWR compte quatre modèles de 7 à 15 t

 

Mecalac MWR : les 12 points forts :

Centre de gravité abaissé de 25%

Stabilité dynamique totale, quelle que soit l’orientation de la tourelle à rotation sur 360°

Dessin du châssis permettant l’implantation centrale de la tourelle et  son positionnement en position  inférieure au niveau des pneus

Implantation du bras reculée pour une optimisation des masses

Force de levage

Mobilité 2RD, 4RD, marche en crabe

Compacité avec embase carrée

Capacité de franchissement

Autonomie avec un réservoir de grande capacité (près du double de celle d’une mini pelle)

Vélocité avec speed control intelligent et passage des rapports gérés automatiquement

Equipement intégré dans le rayon de giration du contrepoids

Capacité de travailler au plus près de la machine sans que le bras ne déborde du gabarit

 

Mecalac MWR 

Plus d’infos

4 modèles

Poids opérationnel : de 6,9 à 15,5 t

Puissance nette : de 55,4 à 90 kW

Largeur hors tout : de 2 180 à 2520 mm

Rayon arrière : de 1 296 à 1 570 mm

Largeur de rotation : de 2 734 à 3 415 mm

Force de cavage, rétro : de 4 310 à 8 170 daN

Force de cavage, chargeur : de 2 600 à 6 100 daN