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Constructeurs – CECE : pourquoi les constructeurs européens doivent harmoniser leur standard

16 octobre 2017
<span>Constructeurs</span> – CECE : pourquoi les constructeurs européens doivent harmoniser leur standard

Une approche européenne commune est indispensable pour développer une industrie des matériels pour la construction de classe mondiale. C’est ce que les constructeurs européens d’équipements de chantiers (CECE) implantés en Europe ont réaffirmé à lors de leur congrès.

Bernd Holzer, président du CECE : « La digitalisation constitue assurément une opportunité pour les constructeurs européens. »

Au cœur des travaux des travaux des industriels réunis à Bruxelles pendant deux jours,  la digitalisation et ses conséquences sur la filière européenne. A l’aune de la digitalisation de l’économie et d’une transformation sans équivalent du secteur, l’harmonisation des standards numérique est cruciale.

« Nous avons expliqué aux membres du Parlement Européen dans quel contexte nous évoluons et ce que les constructeurs de matériels proposent dans ce domaine », rapporte Bernd , président du CECE, « nous ne partons pas de zéro, avec le déploiement des outils télématiques embarqués dans les matériels, nous savons déjà exploiter des messages d’erreur, des alertes, anticiper des interventions de maintenance préventive ou encore localiser une machine tout en en connaissant l’état de fonctionnement».

Pour le président du CECE, l’urgence réside dans la définition d’un standard européen commun à l’ensemble des constructeurs. « Les matériels connectés constituent une opportunité pour les entrepreneurs de TP d’optimiser leurs chantiers tant en terme de délais que d’efficacité, grâce à ces coûts inférieurs, une moindre consommation d’énergie, donc moins de pollution, peut-être moins de machines, la digitalisation du secteur va aller en s’accélérant.

Pour tendre vers ces bénéfices, il est essentiel que les matériels de différentes marques puissent communiquer entre eux et que les données soient exploitables indépendamment de leur provenance ». Cela explique que la nécessité d’un standard commun à définir rapidement. Comme le souligne Bernd Holzer, le processus à engager pour atteindre cet objectif doit être initié par le Parlement Européen. Le cas échéant, le risque est de voir, faut d’harmonisation, les constructeurs européens se faire imposer un standard étranger, et tout particulièrement américain.

«Si l’ensemble des constructeurs européens ne travaillent pas sur ce projet la main dans la main, c’est leur capacité même de faire la course en tête qui est menacée et au-delà, l’avenir qui est compromis », prévient Bernd Holzer, « c’est une  condition essentielle pour conserver notre avance technologique ».

Une solution unique pour un seul marché signifie également, pour l’exploitant, l’assurance que les différents matériels  qui sont mis en œuvre sur un projet, sont capables de communiquer entre eux et de travailler ensemble.

Big data

Dans la ligne de mire des industriels européens, l’avènement de la maquette numérique et de nouveaux modes de contractualisation de type PPP, imposant une traçabilité totale tout au long d’un projet. En outre, en disposant d’un outil unique et en partant du principe qu’il soit le plus avancé d’un point de vue technologique, le standard européen pourrait s’imposer au reste du monde et devenir la référence internationale.

Si la question du respect de la vie privée ne doit pas être occultée, la génération des données et leur exploitation ne doivent pas être occultées. « Dans un secteur comme le notre qui est par définition un marché B2B, il parait évident que la donnée appartient au propriétaire de la machine mais ce point reste à préciser », souligne Bernd Holzer, « en tout état de cause, un usage pertinent de ces données de masse doit contribuer à gagner en efficacité et en profitabilité ». A ce titre, le Président du CECE propose de ne par réinventer la roue mais de s’inspirer de ce qui se fait déjà dans d’autres secteurs industriels.

J-N.O