Suivez-nous :         kit média      
Accueil - Réseaux - Constructeur – Quelles pistes de développement pour CDE en France

Constructeur – Quelles pistes de développement pour CDE en France

19 octobre 2015
<span>Constructeur</span> – Quelles pistes de développement pour CDE en France

« Numéro un mondial du lavage des matériaux », l’Irlandais CDE prend pied dans l’hexagone. Avec le soutien de Lheureux, l’un de ses partenaires français, il vient d’ouvrir une deuxième installation dans une sablière exploité à Chaumont par André Bourreau. Deux autres installations le seront bientôt sur une plateforme de recyclage à Chartres et dans une carrière à Orléans. Stratégie.

Le 30 septembre à Lancy-sur-Aube, CDE et André Bourreau avaient invité, avec l’appui de Lheureux, plusieurs dizaines de leurs clients et prospects à découvrir la deuxième installation de criblage et de lavage que l’industriel irlandais a implanté en France sur la sablière et la gravière du carrier Haut-Marnais. L’occasion pour Peter Brewitt, directeur du développement de CDE, de présenter les activités et de préciser la stratégie de cette entreprises basée à Cookstown, en Irlande du Nord. Le fabricant commercialise « en direct » une gamme de machines de criblage, de lavage et de débourbage de matériaux naturels et de déchets de construction et de démolition, mais aussi de recyclage des eaux et boues de process. Du matériel « modulaire et semi-mobile. » Dans sa ligne de mire hexagonale : les exploitants de carrières, de mines et de plateformes de recyclage.

Deux installations en sablières

CDE a posé ses premiers jalons en France en 2011 avec Lheureux, alors son distributeur dans le nord du pays, devenu son représentant ou son agent l’an dernier. Depuis, le spécialiste du matériel mobile de traitement des matériaux (Terex Finlay, Tesab, SWT…) contacte et met les prospects en relation avec le fabricant. Celui-ci achève de préciser leurs besoins pour leur proposer un outil ou une configuration en phase avec leurs attentes. Peter Brewitt s’occupe du sud de la France. Dans la Sud-est, il est épaulé par la société IMH. Un autre partenaire est recherché dans le Sud-ouest. Lheureux a négocié la vente d’une première installation avec Antrope, exploitant d’une sablière à Compiègne pour Eiffage Travaux Publics (120 t/h de granulats à traiter).La deuxième a été réalisée par CDE par son entremise avec André Bourreau. Un investissement de 800 000 euros pour le carrier entre l’acquisition d’une station de criblage, de lavage et de traitement des eaux et des boues (600 000 euros), la plateforme de réception, le groupe électrogène et les frais d’installation, évalue Jean-Charles Gillet, DG de la société.

Un outil plus compact et plus mobile

Montée en octobre dernier et entrée en production en février après une phase d’essais de réglages, cette installation crible un tout-venant alluvionnaire (0/65 mm) pour produire trois coupures de sables (0/4), de gravillons (4/8) et de granulats (8/20) destinées à la fabrication de béton prêt à l’emploi et préfabriqué, 84 000 t de cailloux par an. André Bourreau a quitté une zone d’extraction de 18 ha pour en exploiter une plus petite (6 ha) en amont de la précédente le long d’une départementale. Le carrier en a profité pour remplacer un outil vieillissant (crible cyclone égoutteur) par un matériel qu’il voulait plus compact et plus mobile, capable également de récupérer les eaux de process et de floculer les boues de lavage pour s’affranchir des bassins de décantation. La configuration installée par CDE recycle 90 % des premières (180 m3/h) et donne aux secondes la consistance du yaourt. Les unes sont rejetées dans le plan d’eau, les autres transportées avec une chargeuse dans la zone à remettre en état (5 t/h).

Six à dix unités par an

L’industriel s’apprête à mettre deux autres installations en route sur une plateforme de recyclage de béton gérée par la société Poullard à Chartes-Lèves (70 t/h) puis dans une carrière d’Orléans exploitée par l’entreprise Gabriel TP (120 t/h). D’autres sont négociation, confie Peter Dewritt. Celui-ci envisage de vendre six configurations l’an prochain et d’atteindre à terme un objectif annuel de six à dix unités en France. Côté service, le fabricant s’appuie sur les techniciens de ses partenaires tricolores et sur les siens. En cas de problème, ses clients ont également la possibilité de contacter ses deux usines irlandaises sur une hot line technique. CDE effectue également des diagnostics à distance puis réalise des interventions de maintenance préventive, sachant que les machines ou que les installations peuvent être vendues avec différents « packages d’entretien. » La carrière d’Antrope reçoit ainsi quatre fois par an la visite d’un technicien irlandais.

J.D

Photo : L’installation de criblage, de lavage et de traitement des eaux et des boues de Lancy-sur-Aube, un investissement global de 800 000 euros pour le carrier, André Bourreau, qui traitera 84 000 tonnes de sables, de gravillons et de granulats par an.